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Un grand prix international pour l’expérience artistique de la Suite 1742 du Fairmont Le Reine Elizabeth | MASSIVart

Un grand prix international pour l'expérience artistique de la Suite 1742 du Fairmont Le Reine Elizabeth

La compétition de renommée internationale CODAawards récompense les projets qui intègrent le mieux les œuvres d’art commandées dans des espaces intérieurs, architecturaux ou publics. Le programme CODAawards honore les individus et les équipes dont l’imagination collective crée les espaces publics et privés qui nous inspirent chaque jour.

Ils ont récemment annoncé les gagnants de leur huitième concours annuel. Les 465 candidatures provenant de 25 pays – dont les États-Unis, le Canada, le Brésil, le Mexique, l’Australie et la Chine – ont été jugées par un panel de 18 jurés issus du monde du design et de l’art, dont John Bricker, directeur principal et créatif de Gensler ; Jennifer Kolstad, présidente de l’American Society of Interior Designers et directrice du design mondial de Ford Motor Company ; et Rosanne Somerson, présidente de la Rhode Island School of Design.

Les installations ont été sélectionnées selon 11 catégories, telles que l’hôtellerie, la santé, l’éducation et le transport. Les 100 coups de cœur du jury ont été exposés en ligne, où le public a été invité à voter pour trois favoris.

Le projet Bed-In For Peace de John Lennon et Yoko Ono de MASSIVart a été désigné comme le grand gagnant dans la catégorie Hospitalité.

Audrey Koehn, membre du jury, directrice + responsable de l’aménagement intérieur, groupe DLR, a commenté l’œuvre primée conçue et produite par MASSIVart : « La suite a présenté une intégration parfaite d’éléments artistiques créatifs et interactifs qui ont préservé l’histoire d’une manière immersive et expérientielle, ce qui a permis à ce projet de se démarquer. »

Découvrez l’histoire qui se cache derrière ce projet

Finance x Art | MASSIVart

Finance x Art

C’est au tour de Maxim – le directeur financier de MASSIVart – de partager ses réflexions sur deux sujets qui le passionnent : la finance et l’art.

 

Maxim a complété sa formation en comptabilité à l’École de Gestion John Molson de l’Université Concordia avec distinction en plus d’obtenir diverses mentions honorifiques. Il a par la suite obtenu son titre de CPA au Canada ainsi qu’aux États-Unis.

Sa rigueur académique et sa volonté de se surpasser lui permettent d’obtenir un poste chez Deloitte à Montréal, où il entame sa carrière professionnelle. Deux ans plus tard, il sera propulsé dans la ville de San Francisco où il travaillera pour une firme régionale en tant que directeur en certification. Au travers des années, il acquiert des compétences et un savoir qui lui permettront de travailler avec des entreprises de toutes tailles, opérant dans différents secteurs, lui présentant des opportunités de développement et d’avancements diverses.

C’est en 2019 que Maxim fait un retour à Montréal, où il arrive chez MASSIVart avec un lourd arsenal de connaissances. Un fort intérêt et une fascination pour l’art poussent notre directeur financier à mettre en oeuvre son expérience afin de guider l’entreprise vers une croissance saine et à saisir les opportunités qui se présenteront. Ainsi, il contribue, à sa manière, à propulser l’art et la culture vers de plus hauts sommets.

 


 

Finance x Art

 

8.NICOLAS-GRENIER_Stasis,-New-Order,-Previous-Attemps,-Turmoil,-2017_photo_Martin_Laporte

Alors que je fête le premier anniversaire de mon nouveau rôle chez MASSIVart, je profite de l’occasion pour partager quelques réflexions sur la manière dont la finance et l’art, aussi largement qu’on puisse les imaginer, sont généralement considérés à des extrémités très différentes de tout spectre, s’ils sont même considérés comme faisant partie du même spectre.

L’un est généralement considéré comme la recherche de la richesse et du profit, ou plus globalement de la santé financière, tandis que l’autre, comme un moyen de tirer parti de la créativité pour s’exprimer, un agent d’embellissement et, dans une certaine mesure, un luxe destiné à ceux qui excellent dans le premier.

Pour moi il s’agit là d’une erreur, car je crois que les deux ont exactement le même objectif, soit la création de valeur.

 

La finance, dans son sens le plus large, est en fin de compte axée sur la croissance, notamment par la recherche d’efficacité, la réduction des coûts et l’élimination des contraintes en matière de ressources. D’autre part, l’art, et par extension la culture et la créativité, contribuent sans aucun doute à la création de valeur en différenciant sensiblement le positionnement et la communication, ce qui se traduit par un fort sentiment d’adhésion des clients et par l’alignement des intérêts des différentes parties prenantes.

Étant donné que les résultats de l’une sont plus facilement quantifiables, elle tend à être associée à une plus grande création de valeur, tandis que l’autre, simplement en raison de la nature différente de ses résultats, est considérée comme étant plus superficielle dans sa contribution à la création de valeur et, par conséquent, tend à être considérée comme moins nécessaire ou urgente comme un investissement.

Je voudrais cependant faire valoir, aujourd’hui plus que jamais dans le contexte d’une crise financière comme aucune autre auparavant, que, parmi d’autres stratégies, la combinaison de facteurs financiers et d’une volonté d’intégrer des initiatives créatives et artistiques sera nécessaire, et ce pour la plupart des acteurs du marché, pour imaginer leur retour à la santé financière, au succès et à la croissance. Cela pourrait en fait les aider à définir leur nouvelle stratégie de communication et de positionnement dans un environnement très concurrentiel.

En plus de l’équipe qualifiée, très motivée et expérimentée, ainsi que de l’impressionnant portfolio de l’entreprise, le principal aspect qui m’a donné envie de faire partie de MASSIVart était la simple prémisse qu’il n’y a aucune raison pour que l’art, la culture, la créativité et les affaires financières ne puissent pas être considérés ensemble comme un moyen de relever les défis modernes, très complexes et en rapide évolution pour les divers acteurs économiques.

En tant qu’agence de production et de conseils créatifs, nous vous proposons de recourir à l’art et la culture pour vous offrir des solutions créatives qui donneront des résultats directs et quantifiables quant à la capacité de votre entreprise à faire passer son message et à se positionner de manière unique et, au final, à gagner des parts de marché en plaçant l’innovation au cœur de votre stratégie de marque.

Le futur des expositions artistiques | MASSIVart

Le futur des expositions artistiques

Nous donnons aujourd’hui la parole à Jimena Lopez, qui a récemment rejoint notre équipe en tant que coordinatrice créative de MASSIVart Mexique. Le sujet qui lui tient à cœur est l’avenir du monde de l’art et en particulier des expositions artistiques qui doivent prendre un virage rapide vers le numérique. Elle partage avec vous son expertise pour trouver les clés pour s’adapter.

 

Jimena est historienne de l’art et diplômée de l’Université Ibéro Américaine de Mexico. Depuis 2013, elle a travaillé comme gestionnaire, coordinatrice et commissaire de plus de 40 expositions et autres projets artistiques. Elle a travaillé avec des artistes, des photographes, des foires, des galeries et des collectionneurs privés du monde entier et s’est spécialisée dans la scène artistique contemporaine mexicaine. Elle est également la fondatrice de la plateforme numérique MuMAC, qui vise à présenter le travail d’artistes mexicains émergents.

 


 

Le futur des expositions artistiques

Les expositions virtuelles sont désormais une réalité ; et ce n’est pas seulement parce que les musées et les galeries du monde entier ont dû fermer leurs portes en raison de la pandémie. Les expositions en ligne sont une conséquence directe des changements dans la façon dont les gens consomment la culture et des progrès technologiques de ces dernières années.

Depuis la dernière décennie, les musées et les galeries ont été confrontés à une diminution considérable du nombre de visiteurs quotidiens, voyant non seulement leur viabilité économique menacée, mais aussi le but premier de leur existence – à savoir rapprocher l’art et les gens. L’un des facteurs qui a conduit à cette baisse de fréquentation est la prédominance des réseaux sociaux, car ceux-ci ont complètement modifié la manière dont l’art et la culture sont consommés. Jusqu’alors, la tendance était de placer le discours, ou le concept, comme élément central de l’exposition ; mais aujourd’hui, l’accent est mis sur l’expérience et sur l’art « instagrammable » – c’est une évolution du comportement des consommateurs qui n’intervient d’ailleurs pas seulement dans le domaine de l’art et de la culture. On en trouve quelques exemples comme au musée immersif TeamLab Borderless ou lors de la rétrospective Magritte présentée au SFMoMA en 2018, qui comprenait des installations interactives à la fin de l’exposition dans le but d’offrir un « moment de selfie ».

Les médias sociaux ont également eu un impact sur la sphère hiérarchique du monde de l’art.

 

Auparavant, le public dépendait des musées et des galeries pour découvrir de nouveaux artistes et en savoir plus sur leur travail. Aujourd’hui, les gens peuvent tout découvrir par eux-mêmes grâce aux médias sociaux. Il est en effet possible de parler avec les artistes et acheter leurs œuvres directement sur Instagram, sans qu’une galerie ne serve d’intermédiaire. En termes de commissariat et de marketing, les musées et les galeries débattent depuis plusieurs années entre le maintien de leurs stratégies traditionnelles ou l’exploration de nouvelles voies.

La montée de COVID-19 et la pandémie qui a suivi ont forcé les institutions culturelles à fermer leurs portes, rendant leurs lacunes encore plus visibles. Avec le confinement, les musées et les galeries ont dû adopter de nouvelles technologies et mettre en place des visites virtuelles -l’expérience numérique d’une exposition présentée dans un espace réel et physique – pour maintenir leurs institutions en activité. Aujourd’hui, avec la mise en place de mesures sanitaires strictes et un possible re-confinement envisagé ou déjà en place dans certains pays, les efforts devront être dirigés vers le développement de programmes exclusivement en ligne.

Google-Arts

Les expositions virtuelles ont été mises en place par les galeries depuis 2015 comme un outil pour améliorer leurs ventes –la David Zwirner Gallery étant l’une des pionnières -, mais dans le monde post-COVID, ce format permet également aux musées et aux institutions culturelles de continuer à offrir un accès gratuit à l’art. Le libre accès étant l’un des piliers de l’internet, les expositions virtuelles représentent un pas en avant vers la démocratisation de l’art.

Nombreux sont ceux dans le monde artistique qui pourraient dire que l’expérience en ligne ne peut remplacer la rencontre physique avec une peinture ou une sculpture, mais la réalité est que tant les collectionneurs que les spectateurs sont de plus en plus à l’aise avec ce format. Pour les galeries, les expositions virtuelles, outre le fait qu’elles améliorent les ventes, permettent d’atteindre un public mondial. Pour les gens qui les regardent, elles signifient la possibilité d’accéder à l’art et de l’explorer de n’importe où dans le monde. En termes de conservation, la disparition des barrières spatiales permettra à une exposition de se dérouler dans différentes parties du monde, donnant ainsi à un grand nombre d’artistes la possibilité de présenter leurs œuvres et d’attirer un public plus large également. Cette technologie pourrait changer complètement la façon dont le monde de l’art est structuré.

“Expo Roblox”, group show curated by Julio Alexander Millán Villanueva available on the online game platform Roblox, 2020

Un autre aspect positif est le fait que les expositions virtuelles effacent la sensation d’intimidation que peuvent provoquer les espaces d’art physique.

 

Comme les gens peuvent y accéder depuis le confort de leur propre maison, ils vivront une expérience plus intime et s’engageront plus librement avec l’œuvre d’art. Le passage des espaces physiques aux espaces virtuels permettra d’explorer de nouvelles façons de présenter l’art et de relever d’autres défis passionnants en termes de conservation et de conception d’expositions.

Le développement actuel des programmations en ligne aura un impact sur la manière dont les expositions physiques seront organisées à l’avenir. Nous prévoyons la prolifération de modèles hybrides dans les années à venir, car l’intégration de technologies telles que la réalité virtuelle ou augmentée renforcera l’engagement des spectateurs tout en donnant aux institutions une excellente occasion d’améliorer l’expérience des visiteurs.

Avec la pandémie, les musées et les galeries ont vu l’opportunité de se tourner enfin vers le monde digital. Le défi n’est plus de passer de stratégies hors ligne à des stratégies en ligne, mais de comprendre comment rendre l’expérience esthétique à travers un écran tout aussi enrichissante.

La question que nous devons nous poser est de savoir comment reconcevoir les expositions virtuelles non seulement pour les aligner sur notre nouvelle réalité mais aussi pour enrichir l’expérience esthétique qu’elles offrent.

 

“El silencio de las cosas”, online exhibition by Iván Krassoievitch in Casa Equis, 2020

En visitant plusieurs expositions en ligne, trois formats se sont distingués. Le moins complexe est la présentation des œuvres d’art sous forme d’images plates, c’est-à-dire une galerie de photos avec des textes descriptifs, comme c’est le cas de la précieuse plateforme de Google Arts & Culture ou des expositions présentées par Hauser & Wirth. Au niveau suivant se trouvent les espaces 3D qui traduisent littéralement le cube blanc dans le monde numérique, mais en conservant les œuvres d’art comme des images plates, comme les récentes expositions développées par Casa Equis. Enfin, nous avons trouvé des espaces plus expérimentaux où les pièces sont finalement tridimensionnelles mais où les plateformes sont généralement difficiles à naviguer, ce qui rend l’expérience courte et très déroutante, comme les initiatives du Centro Cultural Casa del Lago Juan José Arreola.

Quel que soit le format choisi, il est clair que l’expérience esthétique change indubitablement et que la matérialité de l’œuvre d’art n’est plus le principal facteur d’engagement ou de connexion avec le spectateur. Le problème est que ce type d’exposition, bien que les efforts déployés méritent d’être reconnus, n’offre pas une alternative satisfaisante à l’expérience physique.

“La ciudad de los inmortales”, online exhibition by Víctor Pérez Rul in Casa del Lago, 2020

Le spectateur ne se sent ni attiré ni motivé par ces formats car ils ont été pensés en fonction des critères traditionnels d’exposition d’œuvres d’art dans des espaces physiques.

 

Nous ne pouvons pas continuer à concevoir des expositions pour le monde numérique en suivant les directives du monde physique. Nous devons les explorer avec des outils qui sont également numériques, comme l’incorporation de vues à 360º des œuvres d’art, de vidéos, d’audios, de liens, parmi d’autres types de contenus déjà présents sur le web, pour construire une expérience holistique qui stimulera tous nos sens, provoquera la curiosité et générera plus d’engagement. L’objectif de la conception et de la conservation doit être d’offrir un niveau d’immersion et de participation plus profond au spectateur.

Un domaine d’opportunité se trouve dans les stratégies en temps réel telles que les webcams montrant les artistes travaillant dans leurs studios, les chats en ligne pour avoir des conversations avec les artistes et/ou les commissaires ou même pour développer des œuvres d’art en ligne qui ne sont pas seulement interactives mais participatives. Ces stratégies nous font penser que des changements dans les processus de création se produiront également car les artistes devront concevoir leur travail pour être vus à travers des dispositifs numériques, et devront donner un rôle plus actif aux spectateurs. Il est passionnant de penser à toutes les nouvelles formes d’art qui vont être développées.

“Contactless”, online exhibition by Felipe Pantone for Albertz Benda, 2020

Comme tout, le monde de l’art devra s’adapter et évoluer rapidement pour rester à la page. Chez MASSIVart, nous pensons que la réponse pourrait ne pas être de développer de nouvelles technologies mais d’apprendre à utiliser les technologies existantes de manière plus créative. Les artistes, les institutions culturelles, les commissaires d’exposition et les autres membres de la communauté artistique devront repenser l’espace numérique comme un espace autonome, avec une infinité de nouvelles possibilités pour créer, montrer et vendre l’art.

Si les gens passent de plus en plus de temps dans le monde virtuel, il est important que le monde de l’art vienne à leur rencontre.

 
 

Photo 1 : Rene Magritte: The Fifth Season. SFMoMA, 2018.
Photo 2 : Visite virtuelle disponible sur Google Arts and Culture
Photo 3 : “Expo Roblox”, exposition collective organisée par Julio Alexander Millán Villanueva disponible sur la plateforme de jeux en ligne Roblox, 2020
Photo 4 : “El silencio de las cosas”, exposition en ligne d’Iván Krassoievitch à la Casa Equis, 2020
Photo 5 : “La ciudad de los inmortales”, exposition en ligne de Víctor Pérez Rul à la Casa del Lago, 2020
Photo 6 : “Contactless”, exposition en ligne de Felipe Pantone pour Albertz Benda, 2020. Le travail de l’artiste vise l’interaction physique, mais en raison des directives actuelles en matière de santé, il a développé des copies numériques des œuvres pour traduire l’expérience physique dans nos appareils.
Certains voient des espaces vides, nous voyons des opportunités | MASSIVart

Certains voient des espaces vides, nous voyons des opportunités

A la veille de l’annonce du lauréat de l’appel à artistes international organisé avec MIRA pour l’installation d’art public iconique qui sera intégrée à leur projet de développement immobilier à Mexico – Neuchâtel : Cuadrante Polanco – nous vous présentons Evlyne Laurin, une nouvelle membre de notre équipe, qui intervient sur le thème de l’art public – crucial aujourd’hui et dans le futur.

 

Evlyne s’est récemment jointe à l’équipe de MASSIVart en tant que Directrice Client & Développement. Administratrice chevronnée du milieu de l’art, elle apporte avec elle un réseau pancanadien et international ainsi qu’une expérience d’agent de liaison, de gestionnaire de compte, d’événements et de commissariat, de planification stratégique et de direction de production. Elle a travaillé avec des artistes, des photographes, des organisations à but non lucratif, des entreprises culturelles (privées et publiques), des foires d’art, des galeries d’art et des collectionneurs privés sur deux continents. Elle a, entre autre, travaillé pour La Coupe Rogers & Tennis Canada, l’équipe VIP de Frieze Art Fair, la Banque d’art du Conseil des Arts du Canada.

 

Avec plus d’une décennie d’expérience à divers postes dans le secteur culturel, elle comprend le pouvoir des arts et comment en faire reconnaître la valeur ajoutée. Cela fait partie de sa mission personnelle de le rendre plus accessible. Evlyne apprécie être la « connectrice » ; celle qui contribue à créer le lien entre la vision client et celle de l’équipe créative. Sa compréhension approfondie des deux aspects rend ses projets soigneusement planifiés, bien exécutés et précis.

 


 

Toiletpaper Exhibition in Montreal - MASSIVart / Galerie Blanc / Chromatic

 

Les derniers mois ont apporté des changements radicaux dans notre vie quotidienne. Nos maisons ont été transformées en espaces polyvalents ; notre trajet quotidien est parti aux oubliettes. Nous nous sommes promenés davantage, nous avons découvert les territoires inexplorés dans notre quartier. Des statues sont tombées, tandis que des murales ont vu le jour. L’art a été au premier plan des conversations. Beaucoup on trouvé un réconfort à peindre des arcs-en-ciel, embellissant ces espaces anodins qui sont devenus précieux du jour au lendemain.

Oscillations - The Urban Conga / Photo by Eva Blue / PQDS / MASSIVart - Art Public - MontréalL’art, en particulier l’art public, celui que l’on peut voir en plein air, gratuitement, qui est accessible à tous, a pris un nouveau sens. Alors que nous entrons dans les tout premiers jours de la nouvelle normalité, nous mesurons l’importance que les lieux extérieurs ont pris dans notre vie. Ce parc, cette rue que nous empruntons pour aller chercher un café simplement pour sortir de la maison. Nous voulons profiter de notre environnement : il favorise les relations ; il nous fait participer à la vie de nos communautés. Le passé des statues a été scruté, beaucoup ont été retirées de leur piédestal et devront être remplacées. Des murales ont été réalisées pour rendre hommage, pour attirer l’attention, afin que l’on se souvienne, pour refléter notre époque et nos luttes actuelles.

Dans le futur, quel sera l’avenir de l’art public ?

 

L’extérieur joue désormais un rôle central dans notre vie quotidienne, les villes se tournent vers de nouveaux aménagements urbains. L’art public prend de nombreuses formes : murales, sculptures à grande échelle, installations. Il peut être autonome ou faire partie d’un parc de sculptures ou d’un événement ponctuel. Il peut être en l’air, perché dans un arbre, au sol sous nos pieds, debout à côté de nous et même nous inviter à entrer. Il transpire les valeur des artistes qui créent le projet, des personnes qui l’ont soutenu et qui l’ont commandé. Il reflète ce que la ville, l’espace ou l’entreprise veut exprimer sur elle-même ; qu’ils soient un lieu de créativité, qu’ils investissent dans la rétention de leurs forces créatrices, ou qu’ils s’engagent dans leurs communautés. L’art enrichit la vie. On attend généralement de l’art public qu’il soit lié au temps, qu’il reflète notre histoire et qu’il soit accessible à un public large et diversifié.

Depuis une trentaine d’années, l’art public est passé d’un mouvement de base à la culture générale ; on s’attend maintenant à ce que les projets le présentent sous une forme ou une autre. L’art, et en particulier l’art public, est de plus en plus considéré comme un élément à valeur ajoutée. Il active une ville, un lieu. De monuments et sculptures qui étaient passifs, les nouvelles installations deviennent un vecteur. Il s’agit d’une activation et d’un investissement, qui pousse plus loin leur engagement social. Un bon exemple de l’implication du public dans le processus de décision est le projet du 4ème plinthe à Trafalgar Square à Londres, au Royaume-Uni. Bien qu’un comité crée la présélection, le public est invité à voir les propositions, à faire des commentaires et à voter, en bref, à faire un pas de plus pour décider de ce qui trônera au sommet du socle laissé inutilisé pendant plus de 150 ans.

New proposals for Trafalgar Square's Fourth Plinth 2018 & 2020. In order top left to bottom right: Damián Ortega, Huma Bhabha, Michael Rakowitz, Heather Phillipson, and Raqs Media Collective.

L’art public transforme, met en valeur, rend hommage et est une tribune pour notre temps.

 

Il revitalise, valorise, donne une seconde vie et embellit le lieu – pensez à une murale sous un viaduc, elle change instantanément l’atmosphère. Le mobilier urbain surgit du jour au lendemain. Soudain, l’espace est vivant, activé. Ces bancs, cette installation change la perception d’un lieu négligé par lequel nous passons des milliers de fois. Nous y prêtons soudainement attention. Nous voulons en faire l’expérience, nous asseoir dessus et profiter de cet endroit auquel nous ne nous attarderons pas autrement.

En collaboration avec le Partenariat du Quartier des Spectacles, le Palais des Congrès de Montréal, Hullmark de Toronto, ou MIRA au Mexique, MASSIVart s’emploie activement à rendre les destinations vivantes, festives et édifiantes en y insufflant de l’art et du design, en contribuant à améliorer le paysage visuel ainsi que l’atmosphère de l’espace. Il transforme notre façon de faire l’expérience des lieux, change notre façon d’interagir, nous donne un répit et réduit la monotonie. Si son impact quantitatif est plus difficile à mesurer, son impact qualitatif s’avère fiable. L’art public attire l’attention, le regard, vous incite à lever les yeux de votre téléphone, à vous engager et suscite la conversation.

Commander une oeuvre d’art a une mission ; il s’agit d’une plateforme pour susciter l’intérêt, et une direction que les entreprises privées et les villes prendront de plus en plus.

 

Il s’agit d’un dialogue sur le tissu social de nos villes. Les effets gratifiants sont nombreux. Sur le plan humain : une population plus heureuse, des trajets moins stressants, des avantages en matière de santé mentale, un taux de criminalité plus faible. D’un point de vue économique, elle crée des emplois pour les artistes et plus encore – quelqu’un doit concevoir, construire, installer et s’occuper de ces projets. Elle nécessite des matériaux qui sont plus que souvent d’origine locale. Elle favorise également le tourisme – pensons à Prada Marfa à Marfa et à la façon dont Marfa est devenue une destination depuis que Donald Judd a décidé d’y créer de grandes installations permanentes. Elle crée un buzz, rend la ville vivante, favorise son avantage concurrentiel, vit de sa pensée novatrice – ses signes vitaux sont forts.

MARFA

 

À mesure que nous verrons plus de vitrines vacantes, certains verront des espaces vides, tandis que nous voyons des opportunités.

 

C’est une occasion que les propriétaires d’immeubles et les développeurs immobiliers devraient saisir. Cela fait partie de notre mission à MASSIVart de travailler avec les villes, les promoteurs immobiliers et les développeurs pour augmenter la présence de l’art dans leurs projets afin de leur insuffler un facteur différentiel. Leur projets ont un fort impact sur la façon dont nous naviguons dans nos villes. Avec le mouvement actuel pour les achats locaux, il est temps de repenser l’offre et de pousser plus loin le divertissement, l’aspect humain et le bien-être dans les infrastructures dont ces projets font partie. Il s’agit de repousser les limites et pour les entreprises de promouvoir leurs valeurs grâce à la valorisation des espaces publics polyvalents qui ont un impact direct sur les gens qui les fréquentent. MASSIVart met au service de ses partenaires des idées concrètes grâce à ses années d’expérience dans la conception de destinations attrayantes, produisant des espaces stimulants et engageants.

Chromatic Paris - Dominique Pétrin - Public Art

L’art public peut également transformer et réactiver des bâtiments anciens, dissimuler des erreurs de conception et limiter les aspects stériles des rues ou des bâtiments. Une murale peut empêcher les graffitis de se répandre, et le vandalisme de diminuer. Une nouvelle installation contribue à favoriser les conversations, à engager le dialogue avec les locaux tout comme avec les visiteurs.

Cela nous amène à penser à des programmes comme le Federal Art Project qui s’est déroulé de 1935 à 1943 et qui faisait partie de la “Nouvelle Donne” (New Deal) après la Grande Récession. Au cœur de ce projet se trouvent des objectifs concrets : remonter le moral de la population, créer des emplois et réduire la criminalité. À une époque comme la nôtre, où nous avons plus que jamais besoin de passer d’une expérience générique à des expériences uniques qui se démarquent, où des histoires nouvelles sont nécessaires, l’idée de créer un programme ou d’investir des fonds pour inspirer les gens, pour donner un but à certains tout en enrichissant notre vie quotidienne semble être la voie à suivre.

La vision de MASSIVart s’aligne sur cette pensée ; nous croyons fermement à la création d’expériences artistiques mémorables que les communautés voudront vivre, revisiter et partager. Nous sommes fiers de soutenir et d’offrir de nouvelles possibilités aux artistes, ainsi que de travailler avec de multiples communautés et partenaires dans notre objectif commun de favoriser un écosystème culturel local profondément enraciné dans la création d’expériences pertinentes délivrées de manière inattendue.

Nous pouvons nous attendre à voir l’art public prospérer, car les villes se repensent pour des rassemblements plus petits, s’intéressent et s’impliquent auprès de leurs communautés. Il deviendra un moyen d’attirer les visiteurs régionaux et de développer leurs activités en plein air, nous savons que ce virus est là pour rester. Cet été nous révèle le pouvoir de nous unir pour défendre ce en quoi nous croyons et de plaider pour les changements que nous voulons voir dans nos communautés.

Contribuons tous à apporter plus d’art public créé par une diversité d’artistes, avec une vision créative forte, développant une expérience centrée sur l’humain, qui a une âme et une personnalité vibrante à laquelle nous pouvons tous nous identifier. L’avenir de l’art public réside dans sa valeur.

 
 
 

Photo 1 : Exposition Toiletpaper – Galerie Blanc, Montréal par Chromatic, MASSIVart, Le Village / © JF Savaria
Photo 2 : Oscillations, The Urban Conga – à Montréal par le Partenariat du Quartier des Spectacles et MASSIVart / © Eva Blue
Photo 3 : Nouvelles propositions pour le Trafalgar Square Fourth Plinth 2018 & 2020. Dans l’ordre, de haut en bas à gauche : Damián Ortega, Huma Bhabha, Michael Rakowitz, Heather Phillipson, and Raqs Media Collective.
Photo 4 : Gauche – Prada MARFA, et installation par Elmgreen & Dragset en collaboration avec Art Production Fund & Ballroom Marfa, droite – Donald Judd, 15 untitled works in concrete, 1980-1984. Collection permanente, the Chinati Foundation, Marfa, Texas / © Evlyne Laurin
Photo 5 : Dominique Pétrin, Chromatic – Cité de la Mode, Paris par MASSIVart
Photo 6 : Judith Portier, Ça va bien aller ! – à Montréal par le Partenariat du Quartier des Spectacles et MASSIVart / © Eva Blue
À quelle vitesse le secteur du retail pourra-t-il s’adapter aux défis de la nouvelle normalité ? | MASSIVart

À quelle vitesse le secteur du retail pourra-t-il s'adapter aux défis de la nouvelle normalité ?

Par Alejandro Cardoso – Directeur général mondial, MASSIVart

Le secteur du retail a dû s’adapter et évoluer rapidement pour rester à la page. Des analystes, des propriétaires, des exploitants d’espaces commerciaux ainsi que des universitaires du monde entier se réunissent – virtuellement – pour discuter de l’avenir des espaces commerciaux physiques et de la manière de relever les grands défis à venir.

 

Chez MASSIVart, nous avons récemment participé à plusieurs forums et tenu des discussions avec nos clients du secteur de l’immobilier et du retail. Voici quelques réflexions que nous avons et que nous voyons émerger dans l’industrie.

Le COVID-19 a déjà obligé les centres commerciaux et les magasins à mettre en place des mesures sanitaires. Ces derniers resteront avec nous pendant un certain temps, et il vaut mieux s’habituer à porter des masques, à devoir prendre sa température et à désinfecter ses chaussures pour pouvoir entrer dans les magasins.

 

Le défi consiste maintenant à savoir comment rendre l’expérience moins stressante et plus agréable, compte tenu de ce protocole parfois inconfortable.

 

Il est peut-être temps de repenser le fonctionnement des centres commerciaux – comment les réaménager pour les adapter au mode de vie actuel. Par exemple, inclure des espaces verts, des environnements sécurisés, des zones de travail bien équipées, des zones de détente et de restauration, ainsi que tous les magasins. Nous avons aidé certains de nos clients à évoluer dans cette direction et à gagner en visibilité et en attention, ce qui se traduit par de la génération de trafic et crée une grande expérience d’achat, ce qui est le but ultime de nos services.

Lorsque nous faisons référence à l’expérience, nous entendons l’expérience sensorielle et visuelle, pas seulement la décoration ou la promotion.

 

Nous parlons de tous les facteurs qui influencent l’expérience d’achat, ce qui inclut maintenant les mesures sanitaires déjà connues. Les services en ligne, la cueillette de marchandises en magasin ou la livraison à domicile, les services en magasin, le « personal shopper », l’habillage des vitrines, l’aménagement des magasins, les promotions et les programmes culturels, comme moyens d’attirer et de satisfaire les consommateurs. Chaque point de contact, en ligne ou en magasin, compte. Chaque interaction entre le consommateur et le magasin compte, même si elle est de courte durée. Les entreprises doivent viser une expérience SANS DÉFAUT. Cela signifie sans erreur de service, avec des espaces améliorés qui donnent un sentiment de sécurité et de récompense à quiconque se promène dans les allées désormais larges du magasin.

L’expérience d’achat doit rester double : en ligne et hors ligne. Si le COVID-19 a conduit un plus grand nombre d’utilisateurs à utiliser des plateformes de commerce en ligne, l’expérience sur place ne peut être remplacée dans sa totalité. Les acheteurs veulent être servis par des vraies personnes, les voir, et non pas seulement les entendre au téléphone ou discuter en ligne. Les gens aiment aller dans les centres commerciaux parce qu’ils sont – ou devraient être – divertissants. Le processus d’achat dans un commerce physique est plaisant et, malgré les progrès technologiques, avec les testeurs virtuels et les technologies de réalité virtuelle (par exemple : Gucci, Uniqlo, Inditex, Ralph Lauren, pour n’en citer que quelques-uns) l’expérience d’achat ne sera jamais remplacée à 100% par le commerce en ligne.

Avec la tendance mondiale à la réduction de la taille des espaces de vie, les jeunes couples et les familles auront tendance à rechercher des espaces où ils se sentent libres, divertis et en sécurité. C’est là que le CENTRE COMMERCIAL entre en jeu et prend tout son sens.

Alors que dans certaines villes, le comportement des consommateurs consiste à aller au magasin et à rentrer chez eux ; dans de nombreuses autres villes – et cette tendance est à la hausse – aller au centre commercial signifie une journée entière d’activités : manger dans un bon restaurant, aller au cinéma voire dans un parc d’attractions, une virée de magasinage dans différentes boutiques ; le tout dans le même espace. Dans certains pays d’Amérique latine et aux États-Unis, aller au centre commercial est une vraie sortie en famille. Nous pensons que cette tendance pourrait bientôt être adoptée par plusieurs autres pays.

Alors, que faut-il faire lorsque le COVID-19 permettra aux consommateurs de retourner dans les centres commerciaux ? Comment attirer ces consommateurs et leur offrir une meilleure expérience ?

 

Voici quelques idées et principes de marketing à prendre en considération :

    • Si les espaces de travail permanents peuvent également subir des changements de comportement en raison de la COVID-19, la conception d’espaces de travail communs dans les centres commerciaux est un domaine à explorer.

 

    • Imaginer et concevoir de beaux rooftops est une tendance mondiale. Les centres commerciaux ont une occasion unique de réaménager les étages de leurs tours en espaces verts durables et d’attirer ainsi un public plus jeune.

 

    • Les services en ligne doivent être alignés sur l’expérience hors ligne. Aujourd’hui plus que jamais, les détaillants doivent synchroniser les deux mondes. En conséquence, divers changements et ajustements peuvent survenir :
      – Les services d’approvisionnement doivent être prêts à faire face aux stocks et à optimiser les marges.
      – Les services de livraison à domicile ou en magasin doivent être préparés.
      – Les places de parking peuvent être réutilisées et les zones de livraison peuvent également être réaménagées en espaces où les consommateurs passeront plus de temps à attendre leurs marchandises. L’embellissement de ces espaces peut offrir une meilleure expérience aux utilisateurs.
      – Dans les espaces de vente, il peut y avoir des changements structurels. Réduction potentielle du personnel de vente comme mesure de sécurité.

 

    • Par conséquent, certaines technologies pourraient prendre le relais de certaines méthodes. Il y a par exemple les dispositifs de reconnaissance vocale, les testeurs en réalité virtuelle, les écrans tactiles, la vidéo intelligente pour aider les acheteurs à trouver des idées, des promotions ou des suggestions. Alibaba essaie de développer des lentilles de réalité virtuelle pour que les consommateurs aient l’impression de marcher dans les allées du magasin alors qu’ils sont en fait assis. Tout le monde fait des expériences. En bref, la technologie, en particulier l’intelligence artificielle, deviendra un outil de plus en plus utilisé pour analyser et prédire les désirs des acheteurs, et prévoir les nouveaux comportements des consommateurs.

 

    • Créer de nouvelles sources de revenus. Pour devenir le centre d’attention, les espaces commerciaux doivent trouver des moyens innovants et divertissants d’augmenter les ventes de produits et les offres de services au sein de leurs établissements. L’un des moyens pourrait être l’utilisation d’espaces vides pour créer des expériences artistiques immersives qui non seulement attireront les acheteurs mais créeront également de nouvelles opportunités de revenus, en faisant payer l’entrée à ces expositions d’art (art numérique, nouveaux médias, installations immersives et autres).

     

    • Le secteur du retail doit s’engager dans la croisade culturelle pour soutenir les artistes et les intégrer dans leurs activités quotidiennes. Les programmes culturels n’attireront pas seulement les consommateurs et la presse, ils fourniront aussi une orientation à la communauté, créant un précieux cercle vertueux avec des bénéfices culturels et des résultats commerciaux en aidant la scène artistique et en divertissant la société.

     

    Les défis que doit relever le secteur du retail sont énormes, mais grâce à une réflexion stratégique et une créativité exceptionnelle, nous pensons, chez MASSIVart, que la vente hors ligne peut être renforcée et nous sommes là pour aider les commerçants à tirer parti de ces possibilités en s’appuyant sur des expériences améliorées grâce à l’art et à la technologie.

 
 

Photo 1 – Leandro Erlich, Le Nœud Mécanique © Gabriel de la Chapelle
Photo 2 – Chiharu Shiota, Memory of the Ocean © Gabriel de la Chapelle
Photo 4 – CYRCLE, Present Futurism: Space is Everything © Lune Rouge & LNDMRK
Alice : Curatrice le jour, artiste la nuit | MASSIVart

Alice : Curatrice le jour, artiste la nuit

Chaque mois, nous mettons en lumière un membre de notre formidable équipe ! Nous leur donnons la parole pour qu’ils puissent partager leurs passions et leurs talents uniques… Aujourd’hui, c’est le tour d’Alice !

Alice fait partie de l’équipe MASSIVart depuis 2018, d’abord en tant que directrice artistique du festival Chromatic puis maintenant comme consultante artistique et curatrice des projets de l’agence.

Élément précieux de notre équipe créative, elle est aussi une artiste inspirante. Nous avons voulu lui laisser carte blanche pour qu’elle parle de son parcours, de sa démarche artistique et lui permettre de mettre son travail en avant.

 


 

Alice Pouzet - At Home #1

Après l’obtention de ma maîtrise à l’Ecole Supérieure d’Art de Clermont Métropole, en France, j’ai initié avec 10 autres artistes et amis la création du lieu La Cabine. Ce lieu, pensé comme un atelier collectif et un espace d’exposition, m’a permis pendant deux ans d’approfondir ma pratique et d’organiser différentes expositions et événements.

Au cours de l’année 2015, j’ai participé à plusieurs expositions dont Les Enfants du Sabbat 16 au centre d’art du Creux de L’enfer à Thiers, France et S’allonger sur une ombre, à Home Alone à Clermont-Ferrand, France.

En 2018, je décide de m’installer à Montréal où j’endosse le rôle de directrice artistique pour la 10ème édition du Festival Chromatic. En parallèle, je donne ma première exposition européenne : l’exposition collective «Six Memos» qui voyagera entre l’Espagne, l’Angleterre et la Pologne en 2018-2019.

En juillet 2018, j’expose pour Art.Art en compagnie de Roxa Hy, à Montréal. Depuis 2019, je suis consultante artistique et curatrice chez MASSIVart, tout en continuant ma pratique artistique en parallèle.

Alice Pouzet - CanevasMon travail plastique s’articule autour de la notion de quotidien. Il questionne le paysage et les formes géométriques qui s’y trouvent, qu’elles soient naturelles ou produites par l’homme. Je collecte des éléments du réel et j’évide leurs formes pour ne garder que les arêtes. Les formes, une fois épurées et repensées résultent du vide / du plein. Je m’intéresse donc à la forme en elle-même et à ce qu’elle est en tant que telle.

J’aime penser des environnements qui oscillent entre sculpture et dessin et où la frontière entre les deux est mince. Débarrassés de tout attribut, j’aime donner à ces formes une dimension nouvelle.

 

Les installations qui résultent de ces recherches formelles donnent naissance à des univers silencieux où les structures se laissent contempler à la façon d’une balade dans une ville fantôme.

A la manière d’Italo Calvino qui voyage à travers les époques littéraires dans Leçons américaines : six propositions pour le prochain millénaire, je cherche à percevoir le paysage comme un voyage duquel résulte une multiplicité de formes plastiques.

A propos de la « Multiplicité » page 173 : « Gaddafi savait que « savoir, c’est insérer quelque chose dans le réel, donc cela déforme le réel ». C’est exactement ce que je veux montrer à travers mon travail. Comment percevoir le paysage, les changements qui peuvent se produire sur celui-ci, la vitesse à laquelle il évolue. L’idée qu’une image en tant que telle n’est pas « correcte ». Chercher à transcender les images de la vie quotidienne, rechercher le spécial perceptible par tous : la « visibilité ». La cohérence du paysage est donc l’idée interne que l’on s’en fait.

Pour ma part, je vois la sculpture au sens large comme un dessin dans l’espace. Une forme de légèreté qui joue avec les contingences visuelles.

Alice Pouzet - Hauteur
Dans les années 1960, le sculpteur Georges Sugarman en parlant à Fred Sandback disait « Si tu en a marre de toutes ces pièces, pourquoi ne pas tendre juste une ligne avec une pelote de ficelle, c’est tout ? ». C’est avec cet esprit minimaliste affranchi du plein et du socle que je pense la création afin d’orienter mon travail et mes recherches vers l’évidement et l’agencement de formes épurées s’organisant dans l’espace. Prélevés dans le réel, je ne conserve de ces référents formels que leurs arêtes, leurs contours, leurs squelettes.

J’observe la nomenclature du paysage, qu’il soit urbain ou naturel, son architecture et ses bâtiments pour comprendre comment il fonctionne et évolue. À travers mes recherches et mes installations, j’appréhende le paysage comme un décor flexible et décomposable à l’infini.

 

Visiter le site d’Alice.

 

Photos © Alice Pouzet

 

Gentle Monster, maîtres du retail expérientiel | MASSIVart

Gentle Monster, maîtres du retail expérientiel

À l’ère de l’économie de l’expérience, les marques cherchent à proposer plus de valeur ajoutée dans leur offre. « Attirer l’attention » est une stratégie qui revient beaucoup et qui peut être réalisée grâce à l’art du storytelling. Raconter une histoire à travers un design peut encourager les visiteurs à passer plus de temps dans une boutique et entraîner une augmentation des ventes au cours du processus de découverte qu’ils expérimentent.

Chez MASSIVart, notre plus grande inspiration pour appliquer cette approche vient de Gentle Monster. La marque de lunettes est reconnue internationalement pour ses boutiques exceptionnelles, qui sont le symbole même de l’expérience retail.

Brand & Consumer Experience - Experiential Retail - Gentle Monster - MASSIVartLa marque sud-coréenne a explosé dans le monde entier grâce à des designs d’espace expérimentaux et avant-gardistes de la plus haute qualité au sein de magasins qui vous transportent dans une autre dimension. Chacun d’entre eux a son propre thème et son propre concept reflétant la ville où il se trouve.

Et ça marche ! Depuis son lancement en 2011, Gentle Monster ne montre aucun signe de ralentissement. L’entreprise a commencé à faire des bénéfices en 2014, avec un chiffre d’affaires en hausse de près de 40 millions de dollars. En 2016, Gentle Monster a atteint 60 millions de dollars de ventes mondiales annuelles, et en 2018, la marque a atteint 200 millions de dollars.

Bien que la plupart de leurs lunettes soient achetées en ligne, les magasins ciblent spécifiquement les milléniaux en leur offrant une expérience unique, exploratoire et instagrammable grâce à une histoire créative et expérientielle qui mêle retail et art.


 

THE DUBAI MALL, DUBAI

Brand & Consumer Experience - Experiential Retail - Gentle Monster - MASSIVart

 

LONDON, UNITED KINGDOM

Brand & Consumer Experience - Experiential Retail - Gentle Monster - MASSIVart

 

SINSA, SEOUL, SOUTH KOREA

Brand & Consumer Experience - Experiential Retail - Gentle Monster - MASSIVart

Voir les autres magasins.

Photos © Gentle Monster
Lumière sur l’artiste : Julieta Gil | MASSIVart

Lumière sur l'artiste : Julieta Gil

Les artistes sont au cœur de la mission de MASSIVart. Nous souhaitons leur offrir encore plus de visibilité en leur donnant la parole d’une manière différente, à travers nos réseaux. Nous commençons avec la présentation d’une exposition virtuelle de l’artiste mexicaine Julieta Gil.

 

Son travail oscille entre l’espace physique et virtuel. L’informatique et les technologies évoluent rapidement au point de devenir omniprésents et influents dans notre vie quotidienne. La réalité ontologique, la réalité virtuelle et la réalité médiatisée cohabitent de manière complexe et multidimensionnelle. Dans son travail, Julieta Gil recherche les possibilités de réalités simultanées qui se forment et interagissent les unes avec les autres, créant des objets et des récits qui reflètent notre passé, notre présent et notre avenir.

 

Julieta Gil Nuestra Victoria 1

Nuestra Victoria (2020)

Projet réalisé à partir du registre des graffitis peints sur l’Ange de l’Indépendance à Mexico, réalisés lors de la marche de protestation féministe #NoMeCuidanMeViolan, en août 2019. La controverse générée par ces tags ouvre une discussion autour de la mémoire et du patrimoine. Sans chercher à les résoudre, le projet sert à susciter des échanges et veut maintenir en vie cet aspect du monument, que la société s’est approprié en le vandalisant. Julieta Gil montre comment l’ « Ange de l’indépendance » prend de nouvelles significations à l’époque actuelle. L’oeuvre permet de garder une trace de ce momentum dans la mémoire collective des citoyens, en communiquant les pulsions et les demandes du peuple. Le monument numérisé peut également servir de témoignage pour de futures recherches, car il documente et préserve les preuves des demandes de justice.

 

Julieta Gil Mapeo Colectivo

Mapeo Colectivo (2019)

est un projet parallèle en collaboration avec les artistes Livia Radwanski et Concepción Huerta. Il s’agit d’un modèle 3D du monument créé par l’assemblage de plusieurs photographies.

 

Julieta Gil - Rigid Bodies

Cuerpos Rígidos / Corps rigides (2018)

La création de cette œuvre se fonde sur l’interprétation archéologique des ornements de la façade du Palais des Beaux-Arts de Mexico. Cette commande pour Satelite, un projet de commissariat en ligne, montre certains des éléments ornementaux néo-indigénistes du palais et, grâce à la technologie de la VR, génère un nouveau dialogue avec les récits, à la fois architecturaux et muraux, que le bâtiment abrite depuis sa construction. La vidéo nous place dans un territoire futur et nous guide pour repenser le sens et la relation que nous avons avec nos monuments.

 

Julieta Gil - fragments

Fragmentos: Los Verdaderos Colores de Bellas Artes (2016)

Grâce à des méthodes de numérisation et de modélisation 3D, les oeuvres reconstituent le récit d’un style architectural. La série interroge les notions d’archéologie, non seulement comme méthode d’analyse des valeurs d’une époque, mais aussi comme moyen de les renouveler.

 

Julieta-Gil---Ornaments

Ornamentos / Ornements (2016)

Ornamentos juxtapose un espace architectonique généré par un ordinateur avec le contexte architectural actuel de Downtown L.A. L’œuvre s’inspire de Frank Lloyd Wright et de ses appropriations des ornements mayas, ainsi que du minimalisme contrasté du mouvement artistique californien appelé « Light and Space ».

 

Julieta Gil - Beach

23-3d-beach-sand-wallpaper (2015)

Représentation d’espaces parallèles qui confrontent et brisent la linéarité du temps et de l’espace, ouvrant une nouvelle dimension. Ces scènes sont des simulations d’espaces intérieurs et extérieurs. La recherche s’est faite par le biais de processus de cartographie de texture sur des programmes de modélisation 3D. Il s’agit d’un processus dans lequel une image bidimensionnelle est projetée sur une surface 3D pour ajouter de la texture à un modèle. Cette technique est utilisée pour donner des détails plus réalistes aux objets virtuels. Dans ce cas, des images 2D de paysages ont été projetées sur des surfaces 3D d’espaces intérieurs de manière récurrente, et l’image obtenue était utilisée comme une nouvelle texture. Grâce à cette récurrence, l’image finale donne lieu à une simulation abstraite.

 

→ En savoir plus sur Julieta Gil

Post-Covid, les marques peuvent-elles encore se rapprocher des consommateurs ? | MASSIVart

Post-Covid, les marques peuvent-elles encore se rapprocher des consommateurs ?

À l’heure où le retour à la nouvelle normalité se met en place, Alejandro Cardoso, PDG de MASSIVart, évoque dans cet article l’avenir du marketing et des marques.

 


Le virus est toujours là. Et il sera parmi nous pendant un certain temps. Nous vivons dans un monde rempli de crises économiques et politiques, de problèmes de santé, de millions de personnes qui immigrent, provoquant d’énormes perturbations même dans les économies solides et bien établies. En découlent racisme, populisme, conflits religieux et même quelques guerres civiles. Il est donc impératif que les entreprises, qu’elles soient petites ou moyennes, développent des plans d’affaires alternatifs et des modèles de développement de marque qui leur permettraient de survivre et, éventuellement, de se développer.

 

Auparavant, les directeur.rices marketing des organisations mondiales disposaient d’une période de temps acceptable pour l’évaluation de leur mandat et de leurs résultats. J’étais l’un d’entre eux. Eh bien, plus maintenant. Au cours des dernières années, les directeur.rices marketing et les PDG ont été remis en question au maximum afin de produire des résultats à court terme qui satisfassent les actionnaires. Cela a poussé les marques à rechercher de nouveaux modèles d’engagement B2C qui pourraient générer des résultats à court terme sans, idéalement, affecter la marque à long terme. Certains cadres supérieurs ont réussi mais beaucoup ont échoué. En conséquence, les agences de communication, les agences de publicité et les agences numériques ont été mises au défi par les annonceurs afin de s’adapter à la nouvelle réalité commerciale et marketing. Certaines agences ont réussi, d’autres ont échoué dans leur tentative d’adaptation à la nouvelle réalité.

Ainsi, alors que COVID 19 a été un enjeu majeur au cours des 6 derniers mois à l’échelle mondiale – où les gouvernements et les autorités sanitaires ont été mis à rude épreuve – la réalité est que pour les spécialistes du marketing et de la communication, la situation constitue un nouveau défi, certes moins important que les défis sanitaires, mais un défi de plus dans le monde du marketing. Alors, comment s’adapter à une nouvelle réalité où les réunions, les rencontres, ou même prendre un café ou manger avec quelqu’un, vous obligent à garder une certaine distance, alors qu’en fait l’un des grands défis des marques est de créer des expériences mémorables, durables et uniques ?

 

Comment les marques, dans ce nouveau contexte, peuvent-elles être en mesure de se rapprocher des consommateurs ?

 

Les mots clés sont : apprendre, écouter, enquêter, se rapprocher de vos consommateurs – même à distance – afin de comprendre leurs préoccupations, leurs souhaits et les différentes manières dont ils interagissent avec les marques. Qu’il s’agisse d’un produit de consommation, d’un commerce ou d’un service, le principe est le même : n’essayez pas de deviner ce qu’ils veulent, quelles sont leurs craintes et leurs attentes. Soyez sûr de vous avant d’improviser.

Pour certaines industries, le changement forcé de leur modèle et leur succès ont été le résultat de la demande des consommateurs pour leurs services. Les marques de produits de santé et de soins personnels ont vendu la quasi-totalité de leur stock. Les supermarchés ont vendu nourriture, bière et vin parce que les gens ne peuvent pas sortir au restaurant. Les services en ligne, qu’ils soient éducatifs ou de divertissement, ont obtenu des résultats exceptionnels. Mais honnêtement, ce succès vient surtout du fait que les consommateurs les forcent à satisfaire leurs besoins, et non parce que les marques font quelque chose de différent en termes de marketing. Même les produits de beauté et certaines marques de luxe se sont vendus davantage – comme il est d’usage chaque fois qu’il y a une crise.

Le monde de l’art est aussi resté actif lorsqu’il s’agissait de diffuser l’art et la culture en direct ou à la demande. Ainsi, si certaines entreprises ou industries comme le tourisme, les restaurants, les bars, les compagnies aériennes, les espaces de co-working, les concessionnaires automobiles, les petites épiceries, entre autres, ont trop souffert, d’autres ont profité de la crise. Cela a toujours été le cas.

L’expérience de marque déterminera l’avenir des marques.

 

Pour l’avenir, nous, les spécialistes du marketing, sommes maintenant obligés de développer des stratégies qui pourraient rapprocher la marque du consommateur d’une manière divertissante, attrayante et pertinente.

Afin d’écouter les publics concernés, les données sont cruciales et la façon dont vous les utilisez peut faire progresser votre entreprise ou, en fait, l’enterrer. Les données fournissent des informations qui orientent la stratégie. La stratégie mène à l’idée et l’idée est ensuite exécutée et mesurée pour recommencer le cycle. Dans ce modèle, l’idée et l’exécution sont essentielles. La manière de créer une expérience de marque qui soit pertinente, significative, unique, mémorable et qui crée le besoin pour les consommateurs de vouloir la revisiter et la partager, est cruciale.

 

Chez MASSIVart, nous pensons et nous avons montré au cours des 11 dernières années que les idées inspirées par l’art peuvent certainement changer l’expérience et l’interaction du consommateur avec la marque, qu’elle soit en ligne ou hors ligne, afin de créer une préférence, une fidélité et un soutien total pour la marque.

 

Une campagne publicitaire – même si elle est très créative – ne fera plus l’affaire. Rendre l’expérience de la marque plus tangible créera le buzz, les ventes et la croissance.

Au fil de ce retour à la nouvelle normalité, que vous vendiez un produit ou que vous soyez dans l’industrie de l’accueil, dans le développement immobilier ou dans les services financiers, les marques devront s’assurer d’être remarquées, d’attirer l’attention des consommateurs et d’être choisies par eux, car le revenu disponible peut être limité dans certains secteurs démographiques pendant un certain temps. Quel que soit l’espace commercial, le point de contact ou la destination où les consommateurs interagissent avec les marques, quelles qu’elles soient, elles doivent toutes être très bien différenciées et attrayantes pour gagner la préférence des consommateurs. Aussi étrange que cela puisse paraître, il est temps de se préparer.

Si la publicité peut influencer la façon dont les consommateurs voient les marques, il est une vérité universelle qu’aujourd’hui, les marques ont besoin de bien plus qu’une belle annonce publicitaire pour avoir un impact et attirer les consommateurs. Ce sont les expériences qui peuvent rendre la promesse de la marque tangible. Au cours de ma carrière de plusieurs années dans le monde de la publicité, j’en suis venu à la conclusion, il y a quelques années, que les marques doivent passer du message à la création d’expériences et je suis sûr que la vie avec COVID et après COVID amènera les marques et les spécialistes du marketing à réaliser qu’il s’agit d’une tendance et non d’une mode, qui peut déterminer l’avenir brillant – ou gris – de certaines marques. Il ne fait aucun doute que dans la nouvelle normalité, les marques devront trouver des moyens de se rapprocher des consommateurs, car ceux-ci seront occupés à d’autres choses.

Les idées créatives imprégnées d’art, exécutées à l’aide de merveilleuses avancées technologiques, sont à notre avis le moyen d’innover et de distinguer une marque du reste, et d’obtenir une part de ce marché de plus en plus fragmenté – peut-être affaibli – et très contesté.

 

A. Cardoso

 

GIF: Oeuvre d’art interactive de Daniel Iregui pour Desjardins
Image 1: Mapping 360 pour Chromatic
Image 2: HARA de Guillaume MARMIN & Frédéric MAROLLEAU pour VQA Ontario
Appel à artistes international | MASSIVart

Appel à artistes international

MIRA et MASSIVart invitent des artistes nationaux et internationaux à élaborer une proposition pour une œuvre d’art publique permanente qui sera située sur la place publique du dernier développement immobilier de MIRA à Mexico : Neuchâtel Cuadrante Polanco.

Un budget total de 6.000.000,00 MXN Pesos sera alloué au projet pour donner aux artistes l’opportunité de créer une installation iconique pour la ville de Mexico tout en embellissant le paysage public urbain.

L’artiste sélectionné aura démontré sa compréhension des attentes de la direction artistique de MIRA et MASSIVart et leur projet sera en cohérence avec la vision de Neuchâtel Cuadrante Polanco, soit le désir de créer une installation artistique iconique et intemporelle qui a le pouvoir d’engager la communauté.

Retrouvez toutes les informations sur ce lien.

Musées et COVID-19 : Accessibilité et Inclusion | MASSIVart

Musées et COVID-19 : Accessibilité et Inclusion

En cette Journée internationale des musées, nous avons voulu donner la parole à Jessica, directrice de production et associée chez MASSIVart, qui est notre précieuse experte dans tout ce qui a trait aux musées. Titulaire d’une maîtrise en patrimoine et musées, d’une autre en culture et développement et d’un diplôme en histoire de l’art et archéologie, Jessica a quelques réflexions intéressantes à vous partager sur la situation particulière que vivent actuellement les musées.


 

Musées et COVID-19 : Accessibilité et Inclusion

Museums and COVID-19 / Photo by cottonbro from Pexels

 

Les musées, cruciaux pour la démocratie culturelle, sont la pointe d’iceberg d’un système culturel et économique complexe. Ils ont un rôle primordial dans le développement économique local et autour d’eux gravitent de nombreux acteurs : des artistes, des publics, des travailleurs indépendants ou non, des compagnies créatives, etc.

Au coeur de leurs missions sociales, éducatives et culturelles et pour faire face aux défis de l’inclusion et de la diversité, les musées ont déjà mis en place de nombreuses initiatives : projets communautaires, expositions itinérantes, activités éducatives pour tous les âges, visites adaptées aux personnes en situation de handicap, etc. Mais malgré l’ambition de vouloir s’adresser à tous, il reste du chemin à faire pour proposer une offre qui puisse parler à toutes les communautés concernées.

Les musées doivent être flexibles face à une société en constante évolution. À qui s’adresse notre offre muséale ? Qui décide de l’intérêt de celle-ci et de la manière de la présenter ? Sur quels critères ces décisions sont-elles prises ? Ce sont autant de questions que soulève le thème de l’accessibilité et de l’inclusion.

Des questions d’autant plus pertinentes dans un contexte de pandémie mondiale sans précédent, où l’on a vu l’ensemble des musées fermer leurs portes. En cette période de confinement, l’offre digitale est maintenant devenue la seule offre des musées, qui ont mis à profit les outils qu’ils avaient pour continuer à rendre accessibles leurs services aux visiteurs. En quelques clics les publics ont accès à : des applications mobiles, sites internet, réseaux sociaux ou encore expositions virtuelles. On a pu voir d’ailleurs une augmentation remarquable de près de 200% de la fréquentation des sites internets des musées depuis le début de l’épidémie, qui ont ainsi garanti avec succès une continuité de leur offre muséale.

Une fois ce constat effectué, post COVID-19, les musées vont sûrement devoir être encore plus créatifs, car la seule offre digitale n’est pas suffisante et les visiteurs ont besoin de différentes manières d’expérimenter et d’être en contact avec les arts et la culture. Si ces dernières années, l’expérience du visiteur était centrée sur la participation, l’interaction ou encore la sollicitation multisensorielle, on peut aisément imaginer que pendant un certain temps, les publics aient des réticences ou peurs à se déplacer au musée : écrans tactiles, foules, casques de réalité virtuelle, casques audios, espaces clos.

Il est donc juste d’imaginer qu’il faudra repenser les services offerts par les musées ainsi que les moyens muséographiques de partage de savoirs et de patrimoines. Une manière différente de plonger les visiteurs au coeur d’une expérience, de susciter leur engagement, tout en s’adaptant à de nouvelles normes comportementales.

Quitte à avoir une réflexion sur les nouvelles stratégies à mener et les moyens créatifs à mettre en place, il m’apparaît pertinent d’inclure dans cette discussion l’ensemble des communautés et acteurs concernés. D’un travail de co-construction et d’écoute pourra peut être naître une nouvelle génération de musées, combinant innovation culturelle, développement économique local et inclusion sociale, qui continueront de supporter, comme ils le font déjà, un écosystème indispensable.

À propos de Jessica Drevet
Jessica dirige le département de production de MASSIVart et pilote chaque année plus de 40 projets de grande envergure. Elle possède plus de 7 années d’expérience dans le management et la production d’événements. Son expérience du milieu événementiel et sa rigueur lui permettent de diriger habilement des projets au niveau logistique et technique, sans jamais négliger la qualité et les aspects esthétiques. Au cours des dernières années, Jessica a pris en charge des projets de haut calibre et de qualité exceptionnelle à travers le monde, en Chine, au Mexique, aux États-Unis et bien sûr au Canada.
Comment les artistes peuvent-ils changer notre façon de bouger ? | MASSIVart

Comment les artistes peuvent-ils changer notre façon de bouger ?

Les municipalités, les commerces, les promoteurs immobiliers, les musées et tous les autres lieux ouverts au public doivent réinventer la façon dont les gens se déplacent dans leurs rues et bâtiments.

Pour cela, ils doivent d’ores et déjà faire preuve d’inventivité pour diffuser leurs messages tout en étant attentifs à ce dont les gens ont le plus besoin en ce moment : retrouver un peu d’émerveillement dans leur vie quotidienne pour se sentir mieux. C’est là que les artistes peuvent intervenir.

Tout en se concentrant sur les mesures de distanciation physique actuelles, la signalisation peut être utile mais aussi belle.

Pour vous inspirer, voici quelques artistes experts en interventions au sol et sur les murs.

Trevor Wheatley Signage DesignTrevor Wheatley & Cosmo Dean (à gauche)
Les artistes Trevor Wheatley & Cosmo Dean, basés à Toronto, travaillent en collaboration pour produire des signalétiques de grande échelle et des installations d’art typographique. Ils ont produit des œuvres pour des entreprises telles que Nike, Stussy, Topshop, Converse et OVO. Le travail et la précision des œuvres de Dean et Wheatley peuvent être facilement vus et admirés. Du concept à l’exécution, il n’est pas surprenant que les deux hommes soient sollicités par des géants du monde des affaires pour des commandes, car leurs créations laissent une empreinte durable dans l’esprit de ceux qui les voient.

RoadsworthSuperkilen / Topotek 1 + BIG Architects + Superflex (en couverture)
Ses peintures au sol, ses peintures murales et ses installations ont été commandées dans toute l’Amérique du Nord, mais aussi en Amérique du Sud, en Europe et en Asie. Il a présenté son travail avec la LAF, le Cirque du Soleil, le Tour de France et le Banksy’s Can’s Festival, pour n’en citer que quelques-uns. Son approche unique, qui allie l’art et le militantisme, se manifeste dans ses collaborations avec des organisations telles que Greenpeace et Amnesty International. Sa marque reconnaissable d’art de rue a été présentée et discutée dans de nombreuses publications de premier plan sur l’art de rue au cours des deux dernières décennies.

 

SUPERFLEX (ci-dessus, à droite)
Fondé en 1993 par Jakob Fenger, Bjørnstjerne Christiansen et Rasmus Nielsen, SUPERFLEX remet en question le rôle de l’artiste dans la société contemporaine et explore la nature de la mondialisation et des systèmes de pouvoir par le biais d’une pratique diverse et complexe. SUPERFLEX décrit ses œuvres comme des outils – suggérant ainsi de multiples domaines d’application et d’utilisation.

 

Gummy Gue - Orbital - Floor artistic intervention

Gummy Gue (ci-dessus)
Gummy Gue (Marco Mangione) est un artiste qui travaille principalement dans l’espace public. Il connaît le milieu du graffiti au début des années 2000, et étudie et expérimente les possibilités expressives qui l’amèneront à l’art urbain contemporain. Son travail est un dialogue ouvert avec l’architecture et l’environnement. Certaines de ses œuvres, comme Playground et Skatepark, ont été reconnues par des magazines et des plateformes dédiés au design et à l’architecture tels que Domus, Designboom, AD Magazine, Architectural Record et bien d’autres.

 

Michael Lin

Michael Lin (ci-dessus)
Lin orchestre des installations de peinture monumentales qui reconceptualisent et reconfigurent les espaces publics. Utilisant des motifs et des dessins empruntés aux textiles traditionnels taïwanais, ses œuvres ont été exposées dans de grandes institutions et lors de biennales internationales dans le monde entier. Ses peintures non conventionnelles invitent les visiteurs à reconsidérer leur perception habituelle de ces espaces, et à devenir une partie intégrante de l’œuvre.

 

Notre équipe d’experts est prête à vous aider à concrétiser ce type de projet pour vos rues ou vos bâtiments. Contactez-nous !

 
 

Le pouvoir de l’art pendant la crise | MASSIVart

Le pouvoir de l'art pendant la crise

Historiquement, les artistes ont toujours été à l’avant-garde des questions culturelles et sociétales, initiant les discussions et repoussant les limites des réflexions. L’art a la capacité de créer une réponse émotionnelle, de communiquer des messages, de provoquer des comportements et de créer un changement sociétal. Il a également le pouvoir d’inspirer les communautés en période d’incertitude, la pandémie actuelle COVID-19 ne fait pas exception à la règle.

Nous sommes confrontés à une période inédite qui exige de nous tous d’être résilients. Pour vous aider dans ce processus, nous n’avons pas pu nous empêcher de vous présenter diverses initiatives de la communauté artistique. Nous avons été inspirés par des artistes du monde entier qui ont relevé le défi d’aider les gens à s’évader ou transmettre des messages engageants et poignants.

Duyi Han - The Saints Wear White - COVID-19 art

L’ONU a appelé les créateurs du monde entier à les aider à arrêter la diffusion de la désinformation et à promouvoir les précautions de santé publique. La bibliothèque de créations artistiques permet d’éduquer tout en inspirant, les fichiers sources sont accessibles à tous pour en faire bon usage et diffuser encore plus largement les messages. Vous pouvez retrouver toutes les créations par ici.

Aussi, l’UNESCO a lancé le mouvement #ResiliArt qui consiste notamment en une série de débats virtuels mondiaux avec des artistes de renom, pour soutenir le monde culturel tout au long de la crise.

Au Canada, vous pouvez également “vous rendre” au Social Distancing Festival lancé par l’artiste torontois Nick Green. Le Social Distancing Festival est une communauté d’artistes en ligne rassemblée pour célébrer et présenter le travail de créateurs du monde entier qui ont été impactés par les mesures prises pour combattre le virus.

Parce que nous n’oublions pas ce que vivent les travailleurs de première ligne, nous souhaitons aussi vous montrer les œuvres de Duyi Han qui célèbrent les travailleurs de la santé par le biais d’une fresque murale dans une chapelle.

Thierry Geoffroy - Social Distancing - COVID-19 art

L’artiste Thierry Geoffroy, lui, utilise des tentes comme médium dans les lieux publics pour s’adresser à ceux qui ne peuvent pas rentrer chez eux en ces temps de confinement, parce qu’ils sont sans abri ou réfugiés.

Enfin, Til Kolare utilise ses compétences en art numérique pour dépeindre la situation actuelle. Il donne un nouveau regard sur des peintures classiques dans lesquelles les personnages prennent leurs distances par rapport aux autres, révélant la réalité de beaucoup de gens aujourd’hui qui subissent solitude et isolement.

Nous aimons voir que la créativité de la communauté artistique n’est pas confinée ! Artistes et créateurs trouveront toujours des moyens de diffuser leurs messages, et nous serons là pour les soutenir et les diffuser.

 

Image de couverture: Heads up – This Isn’t Forever
Image 1: Duyi Han – The Saints Wear White
Image 2: Thierry Geoffroy
Le Palais des congrès de Montréal et MASSIVart consolident leur collaboration | MASSIVart

Le Palais des congrès de Montréal et MASSIVart consolident leur collaboration

Le Palais des congrès de Montréal et MASSIVart conjuguent à nouveau leurs efforts en déployant Les Saisons du Palais, une série d’installations créatives qui invite les Montréalais à redécouvrir leur centre de congrès. Les premières manifestations de cette initiative originale s’inscrivent dans le mois de l’amour et une foule d’idées audacieuses se concrétiseront tout au long de l’année afin de dynamiser ce lieu rassembleur au cœur de la ville.

 

Cette initiative récurrente fait suite aux Printemps du Palais qui ont donné naissance en 2019 à une multitude de créations par des artistes et artisans locaux. Pianos publics, espaces de travail collaboratif, tables de ping-pong et bibliothèques en libre-service ne sont qu’un aperçu des nouveautés qui ont alors transformé le Palais. Afin de soutenir cette effervescence tout au long de l’année, Les Saisons voient maintenant le jour et MASSIVart a élaboré une programmation excitante, dont l’ingéniosité montréalaise sera encore une fois la vedette.

Paysage Divers - En Temps Et Lieu, Palais des congrès de Montréal / MASSIVart

“Chez MASSIVart, nous avons toujours cru au pouvoir de l’art et de la culture comme moteurs de revitalisation des espaces publics. Nous sommes donc très fiers de concrétiser la volonté du Palais des congrès de Montréal d’apporter plus de créativité dans ses murs. Cette institution emblématique est une vitrine parfaite pour les talents créatifs de la métropole, une fenêtre grande ouverte sur la culture montréalaise. En ce lieu où l’avenir de notre société est sans cesse repensé, il est important d’y faire prendre part artistes et créateurs d’ici, afin de ré-imaginer ces lieux publics qui deviennent des lieux de rencontre, d’inattendu et de surprise. Un nouvel exemple de compatibilité entre art, culture et espaces publics et commerciaux !”
– Philippe Demers, directeur créatif de MASSIVart.

Seuils de Michel de Broin au Palais des congrès de Montréal - MASSIVartL’œuvre-phare de cette programmation est sans contredit l’installation Seuils de l’artiste montréalais de renommée internationale Michel de Broin. Composée d’une succession de portes du métro de Montréal, l’œuvre forme une trajectoire que le public est invité à suivre. L’expérience évoque le phénomène de manducation opéré par le tube digestif ; l’appareillage respire et se gonfle au rythme des passages, un contraste entre la machine et le mouvement organique. L’installation requalifie la mécanique interne de dispositifs d’ouverture des anciennes voitures du métro de Montréal, qui fut inauguré pour l’Exposition universelle de 1967. Maintenant obsolètes et remplacées par des équipements plus modernes, les voitures MR-63 ont marqué l’imaginaire collectif à Montréal. Seuils offre donc un clin d’œil historique aux visiteurs du Palais en provenance des quatre coins du monde.

“Après le franc succès de la programmation déployée au printemps dernier, je suis heureux d’offrir Les Saisons du Palais à longueur d’année aux Montréalais et à nos visiteurs. Les effets positifs des œuvres sur l’ambiance qui règne dans nos espaces se sont fait sentir instantanément et cette deuxième phase imaginée par MASSIVart promet d’être tout aussi stimulante.”
– Robert Mercure, président-directeur général du Palais des congrès de Montréal

Photos
1, 3: « Seuils » – Michel de Broin
2: « Paysage divers » – En Temps et Lieu

Visitez la page projet du Palais des congrès pour en savoir plus sur ce que nous avons déjà mis en œuvre !

La sélection d’artistes de nos curators pour AGO | MASSIVart

La sélection d'artistes de nos curators pour le Musée des beaux-arts de l'Ontario

MASSIVart collabore avec le Musée des beaux-arts de l’Ontario en tant que partenaire créatif pour leur événement annuel de collecte de fonds qui aura lieu le jeudi 16 avril à Toronto !

Notre équipe de curators a eu la chance de travailler avec la célèbre galerie pour sélectionner ces 4 artistes de talent : Andrew Thomas Huang, Charline Dally, Rihab Essayh et Eli Schwanz.

 

Andrew Thomas Huang

Andrew Thomas Huang

Avec une formation en beaux-arts, effets visuels et animation, le cinéaste Andrew Thomas Huang, basé à Los Angeles, crée des mondes hybrides ancrés dans le folklore sinofuturiste, le mysticisme et le réalisme spirituel. Parmi ses collaborateurs, on trouve l’artiste islandaise Björk, entre autres Thom Yorke de Radiohead et FKA Twigs pour qui son épopée fantastique « Cellophane » est nominée aux Grammy Awards.

Charline Dally

Charline Dally

Que ce soit avec l’installation, l’art d’impression ou la performance visuelle, Charline questionne les notions d’ambivalence, d’altérité et de porosité. Son travail cherche à rendre les limites ambigües entre absence et présence, réel et virtuel, synthétique et organique.  Son travail a été présenté à Paris, Bruxelles, Toronto et Montréal.

Rihab Essayh

Rihab Essayh

Rihab est une artiste multidisciplinaire qui explore le sujet de la résolution de la détresse émotionnelle interpersonnelle et personnelle à travers une pratique basée sur la recherche. Son processus commence par un besoin de résoudre ou de comprendre un problème survenant dans sa vie personnelle afin d’avancer ou de créer un sentiment de compréhension commune.

Eli Schwanz

Eli se concentre sur l’animation dans des formes et des contextes originaux en explorant notamment les médias alternatifs, notamment l’installation, la lumière, la sculpture et la vidéo. Eli Schwanz a été profilé par Vice et a été en résidence à la CBC. Ses expositions incluent le Festival Chromatic, Gardiner Museum, Animocje Poland, Onsite Gallery, Ignite Gallery, Robert Kananaj Gallery ainsi que des commandes pour The Drake et les hôtels Four Seasons.

 

Les billets Early Bird sont en vente jusqu’au 29 février, profitez-en ici www.agomassive.ca

Nouvelle collaboration avec l’AGO | MASSIVart

Une toute nouvelle collaboration

MASSIVart s’associe au renommé Musée des beaux-arts de l’Ontario en tant que partenaire créatif pour son événement annuel de collecte de fonds AGO Massive, qui aura lieu le jeudi 16 avril à Toronto !

Notre équipe de curators a eu la chance de collaborer avec cette célèbre galerie pour sélectionner 4 artistes qui seront dévoilés très prochainement.

Lors de cette soirée exclusive seront présentées des installations artistiques immersives et des performances passionnantes. Le public pourra aussi profiter de délicieux drinks et plats !

Avec cet événement, la mission de la Art Gallery of Ontario s’aligne parfaitement avec notre leitmotiv qui est de rassembler les gens autour de l’art pour voir, expérimenter et comprendre le monde d’une nouvelle manière.

Les billets Early Birds sont en vente, allez acheter les vôtres sur www.agomassive.ca

Notre fondateur est un « révolutionnaire créatif » | MASSIVart

Notre fondateur est un "révolutionnaire créatif"

Philippe Demers, le fondateur et directeur créatif de MASSIVart, a été reconnu comme un « Révolutionnaire créatif qui a ouvert la voie à un changement positif » par CODAworx cette semaine !

MASSIVart a été inclus dans leur liste des 25 leaders qui ont pris position à travers leurs créations artistiques et les espaces qu’ils transforment.

« Representing a new breed of producers and curators, Philippe Demers, Founding Partner and CEO of MASSIVart, runs an international art consultancy agency in Montreal, Toronto, Mexico City, Shanghai, Paris, Dubai and Los Angeles. Working at the intersection of art and commerce, he collaborates with emerging and established artists, architects, developers, designers and other creatives on architectural design, original works of art, and art-driven cultural programs. His passionate support of innovative art programs have brought MASSIVart a who’s who of high-profile clients. »

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La créativité de Burning Man dans les rues de Shanghai | MASSIVart

La créativité de Burning Man dans les rues de Shanghai

Dans le cadre d’un festival d’art public au centre commercial Ruihong xintiandi Hall of the Moon à Shanghai, nous avons travaillé avec Beijing Modernsky Culture sur un projet d’installation artistique multimédia. Nous avons collaboré avec l’artiste Christopher Schardt et l’agence Building180 pour produire cette installation immersive de grande envergure.

Constellation est une voûte en forme d’étoile de 5 400 modules LED. La structure qui pèse 2000 kg et mesure 26′ de diamètre est exposée du 26 novembre au 5 janvier 2020.

En 1998, la première expérience de Christopher Schardt au Burning Man l’a inspiré à appliquer ses compétences en informatique à l’art, depuis il a participé à l’événement en y a apportant un projet artistique majeur presque chaque année. Maintenant largement connu pour ses sculptures LED, il est également l’auteur de LED Lab, une application utilisée par des milliers d’artistes.

Une entrée remarquée sur la scène artistique japonaise | MASSIVart

Une entrée remarquée sur la scène artistique japonaise

MASSIVart travaille en partenariat avec Chromatic et UltraSuperNew Gallery ainsi que FRAMED et MUTEK.JP pour produire une exposition numérique de vidéos de l’artiste canadienne Sabrina Ratté et de l’artiste japonais Yoshi Sodeoka. L’exposition aura lieu du 1er au 12 décembre 2019 à la galerie UltraSuperNew à Tokyo.

En savoir plus sur l’exposition

Exhibition - Tokyo - by MASSIVart

Artwork: Yoshi Sodeoka – Sprindrifer

Rencontrez le nouveau CEO de MASSIVart! | MASSIVart

Rencontrez le nouveau PDG de MASSIVart!

Alejandro Cardoso, ancien président de Publicis Amérique latine, a été nominé à titre de CEO de l’agence et associé directeur de MASSIVart Amérique latine. Après 25 ans de carrière, Cardoso qui est considéré comme l’une des personnalités les plus influentes de la publicité en Amérique du sud, a quitté son poste en juin dernier pour rejoindre l’équipe de MASSIVart et superviser les opérations mondiales de l’entreprise. Lire le communiqué de presse.


Alejandro, vous avez tenu plusieurs postes de direction au Mexique et dans le monde, incluant : Yahoo, Aeromexico, TBWA, JWT et au cours de la dernière décennie, vous étiez directeur général de Publicis Groupe pour l’Amérique latine. Pouvez-vous nous parler de votre cheminement professionnel ?
Bien sûr. J’ai commencé ma carrière comme acteur. Principalement au théâtre. Pour subvenir à mes besoins, j’ai combiné le théâtre avec un emploi rémunéré. J’ai trouvé une occasion pour travailler dans l’industrie hôtelière, où j’ai pu évoluer de garçon d’hôtel à directeur du marketing. Ce fut un cheminement incroyable. J’ai mis fin à ma carrière d’acteur et j’ai décidé de faire partie du monde de la publicité et du marketing. J’ai quitté mon poste de directeur du marketing et je me suis réorienté vers l’industrie de la publicité, où j’ai travaillé pour TBWA, Leo Burnett et JWT. Je suis ensuite retourné comme un client à titre de vice-président principal des ventes et du marketing pour Aeromexico, ensuite directeur régional du marketing pour Citibank et directeur général pour Yahoo. Récemment, j’étais basé à Paris pour Publicis Groupe, où j’ai tenu divers rôles régionaux, mon dernier étant à titre de directeur général pour Publicis Groupe en Amérique latine, où j’ai dirigé toutes les opérations créatives, numériques, technologiques et médiatiques.

Pourquoi avez-vous décidé de vous joindre à MASSIVart ?
Un travail créatif de classe mondiale, une équipe incroyable, une proposition de valeur différenciée et pertinente et un potentiel commercial énorme à Mexico et partout en Amérique latine. J’adore l’art et le marketing. Ce partenariat rassemble mes deux passions.

Avec votre arrivée, MASSIVart prend un nouveau virage avec l’ouverture d’un nouveau bureau, le premier en Amérique latine. À quoi pouvons-nous nous attendre de MASSIVart Mexico au cours des prochains mois ?
Je vise uniquement à produire du travail spectaculaire. Du travail qui rendra nos concurrents jaloux, qui fera saliver nos clients potentiels, qui satisfera grandement nos clients et qui fera louanger la presse. Ceci entraînera une croissance pour MASSIVart inc. et MASSIVart Mexico. Je crois que Mexico sera la première étape de l’expansion de MASSIVart en Amérique latine. Dans les années à venir, notre ambition est de voir MASSIVart dans les marchés les plus importants de la région, en incorporant et en dirigeant de nouvelles tendances dans les industries de l’immobilier, de l’art public, de la conception de musées et du marketing.

Comment l’offre de MASSIVart s’insère-t-elle dans la scène culturelle et artistique du Mexique et existe-t-il un besoin pour cette offre ?
C’est une union parfaite. Le Mexique est fier de son héritage culturel et artistique. Le Mexique a été et demeure toujours un pays d’influence lorsqu’il est question de l’art et ses nombreuses expressions, que ce soit de l’art contemporain, la littérature, l’architecture, la musique, le cinéma, la gastronomie et même les arts et les artisanats traditionnels de rue. L’art est partout. MASSIVart fusionnera le fort héritage culturel du Mexique avec une proposition de valeur axée sur le marketing qui combine le meilleur du Mexique avec le meilleur de MASSIVart inc. C’est une proposition où tout le monde est gagnant.

Pourquoi avez-vous choisi de travailler dans le domaine de l’art et de la culture ?
C’est dans mon ADN. Comme je l’ai mentionné précédemment, j’ai commencé ma carrière en tant qu’acteur. La culture et l’art ont toujours été autour de moi et ont toujours été mes grandes passions. Mon père a été un acteur pendant un certain temps à ses débuts, pour ensuite devenir une personne d’influence dans le marché de la publicité. Mon épouse est une artiste sublime. La plupart des membres de ma famille, y compris ma fille, ont un parcours dans l’industrie de la création. Cela fait donc partie de mon ADN, j’imagine, et cela occupe une partie importante dans ma vie. Maintenant, grâce à MASSIVart, je peux combiner ma passion pour l’art et la culture avec ma vaste expérience professionnelle.

Quel type d’art vous touche le plus ?
C’est un choix difficile. Je suis ouvert à tout. Je crois que mon esprit est le plus époustouflé par l’art contemporain. Les arts visuels et les sculptures/installations artistiques innovantes captent mon attention. Par contre, j’adore la cinématographie, le théâtre, la danse, la littérature, la photographie et la musique. Je suis un grand admirateur d’architecture osée et innovatrice. Je m’exprime également par la cuisine, que je considère également comme une expression artistique. L’art et la culture sont des moyens « cool » pour rester en vie et connectés.

Nous avons remporté un prix du magazine Applied Arts 🍾 | MASSIVart

Nous avons remporté un prix du magazine Applied Arts 🍾

Depuis 1992, les prix du magazine Applied Arts sont une norme d’excellence créative reconnue à l’échelle internationale. C’est le seul concours canadien qui reconnaît le travail des professionnels et des étudiants dans le domaine des communications visuelles, qu’il s’agisse de créateurs d’images, de publicitaires, de gourous du marketing ou de concepteurs graphiques.

Nous avons remporté un prix avec Iregular, Ædifica & iGotcha Media dans la catégorie Design d’environnement, pour le projet « RIVER ». Cette œuvre d’art a été commandée par Desjardins pour occuper en permanence leur succursale au centre-ville de Montréal. « RIVER » est une sculpture de 11 mètres de lumières LED, l’oeuvre se métamorphose en fonction de la saison, du jour de la semaine, du bruit ambiant et du trafic dans la succursale.

En savoir plus sur le projet

Rencontre avec Maxim, notre nouveau directeur financier ! | MASSIVart

Rencontre avec Maxim, notre nouveau directeur financier !

Nous avons posé quelques questions à Maxim Céré-Marcoux, le nouveau Directeur financier de MASSIVart.

1. Parle-nous un peu de ton parcours et de tes expériences professionnelles
Je suis né à Montréal et j’ai étudié la comptabilité à l’Université Concordia où j’ai obtenu mon titre de CPA avant de partir travailler à San Francisco pour quelques années. Depuis six ans maintenant, je travaille en tant que conseiller en finances et comptabilité pour des entreprises de toutes tailles, opérant dans différents secteurs et présentant des opportunités et des objectifs divers. Lorsque j’étais étudiant, le fait d’avoir travaillé dans une galerie d’art a suscité chez moi un intérêt profond pour le milieu artistique, que peu de personnes avec mon parcours ont la chance d’avoir.

2. Qu’est ce qui t’a attiré chez MASSIVart ?
L’énergie magnétique, le dévouement de ses associés et la capacité de l’agence à positionner de manière unique son offre de services en agissant comme levier pour l’art local et international, ainsi que son désir incessant de croître sans perdre son originalité.

3. Que vas-tu apporter à MASSIVart ?
Je vais apporter un ensemble de compétences dans les domaines financier et comptable en plus d’un fort intérêt et une certaine fascination pour l’art qui, je l’espère, me permettront d’aider MASSIVart à se positionner de manière remarquable pour être en mesure de saisir avec succès les opportunités qui se présentent.

4. Comment l’offre de MASSIVart s’intègre t-elle dans la scène artistique et culturelle mondiale et en quoi est-elle nécessaire ?
MASSIVart, désireux de rester unique et de se différencier, fournit toujours des services qui dépassent sans aucun doute les attentes de ses clients et contribuent à l’intégration de l’art dans notre vie quotidienne. MASSIVart joue également un rôle clé au sein de la communauté artistique en étant assidu et attentif dans la juxtaposition des messages des différents éléments du processus créatif des artistes et ce, dans le but de renforcer leur visibilité.

5. Quel serait ton projet et/ou client rêvé ?
Je suis particulièrement heureux de rejoindre MASSIVart à un moment où tant d’opportunités de croissance et de diversification se présentent et j’espère aider en apportant de nouvelles perspectives ainsi qu’un ensemble de compétences qui, espérons-le, aideront dans l’évaluation des décisions stratégiques à prendre.

6. Pourquoi as-tu choisi de travailler dans les domaines de l’art et la culture ?
Depuis un certain temps déjà, j’avais l’intention de travailler dans les domaines artistique et culturel. Mon intérêt pour ces domaines-là vient peut-être de mon manque personnel d’énergie créatrice artistique. Même en tant que directeur financier, je sens qu’à ma manière je vais contribuer à promouvoir une communauté d’esprits créatifs par d’autres moyens que la création artistique en tant que telle.

7. Quel genre d’art te parle le plus ?
Peu importe la forme qu’il prend, l’art joue un rôle crucial dans la formation de l’opinion publique et dans l’initiation de changements culturels. Là où l’art me parle le plus c’est lorsqu’il touche les gens au moment où ils sont les plus ouverts, c’est là où un problème de société peut être exposé et va attirer l’attention.

8. Qu’attends-tu le plus dans l’avenir de l’art ?
Je pense que l’art est la contribution la plus unique de l’humanité et qu’il s’agira du concept le plus difficile à décrypter et à comprendre pour l’intelligence artificielle. Si elle est capable de copier certaines oeuvres et/ou artistes et peut-être même de comprendre l’art en centralisant les analyses d’experts en la matière, elle ne pourra jamais vraiment innover et créer sans l’ingéniosité de l’esprit humain. Je suis particulièrement excité par le rôle que l’art va jouer sur l’intelligence artificielle.

Des différences, on n’en comptera jamais assez | MASSIVart

Des différences, on n'en comptera jamais assez

MASSIVart est à la recherche d’artistes, de créateur.rice.s et de professionnel.le.s oeuvrant dans le secteur du numérique qui sont issu.e.s de la diversité culturelle. Nous travaillons présentement à développer un répertoire qui serve à soutenir des pratiques organisationnelles plus inclusives. Ce répertoire vise à offrir une visibilité et une plateforme aux professionnel.le.s du secteur du numérique issu.e.s des minorités visibles* afin qu’ils et elles puissent être contacté.e.s pour de potentiels projets et offres d’emploi qui correspondent à leur expertise.

Nous lançons donc un appel dans les communautés et réseaux de la diversité et du numérique afin de recueillir les profils intéressés à se joindre à ce répertoire. Pour ce faire, les personnes intéressées sont invitées à remplir le formulaire en ligne ici.

Secteurs du numérique ciblés : Médias interactifs, Arts numériques, Jeux vidéos, Photographies, Arts visuels, Design, Musique, Baladodiffusion, Enregistrement sonore, Animation, Cinéma, Télévision

 

 

*Les minorités visibles correspondent à la définition que l’on trouve dans la Loi sur l’équité en matière d’emploi. Il s’agit de personnes, autres que les Autochtones, qui ne sont pas de race blanche ou qui n’ont pas la peau blanche. Il s’agit de Chinois, de Sud-Asiatiques, de Noirs, de Philippins, de Latino-Américains, d’Asiatiques du Sud-Est, d’Arabes, d’Asiatiques occidentaux, de Japonais, de Coréens et d’autres minorités visibles et de minorités visibles multiples. (Source: Statistiques Canada)

Bed-In For Peace | MASSIVart

Bed-In For Peace

 

Cette année marque le 50ème anniversaire de l’emblématique “Bed-in for peace” de John Lennon et Yoko Ono organisé pour promouvoir la paix à l’hôtel Le Fairmont Le Reine Elizabeth à Montréal.

MASSIVart a collaboré avec le prestigieux hôtel Le Fairmont Le Reine Elizabeth et Sid Lee Architecture afin de créer un concept expérientiel pour la célèbre Suite 1742 où s’est tenu l’événement en 1969.

Dans cette chambre, le couple est resté au lit pendant une semaine, recevant des invités et des journalistes pour des interviews. La chanson ‘’Give Peace A Chance’’ fut d’ailleurs enregistrée lors de leur dernier jour, alors qu’ils étaient toujours au lit.

Notre équipe a ainsi élaboré et produit une expérience immersive qui ravive le passé et met en valeur son héritage. Ce concept de design d’expérience a été si bien accueilli que l’hôtel vend maintenant la chambre comme une expérience exclusive aux fans / amateurs, à la presse et aux invités spéciaux. En préservant le moment historique dans la chambre, nous avons recherché, sélectionné, conçu et produit divers éléments pour une expérience participative et immersive. Nous avons développé des installations multimédias, un film en réalité virtuelle, trois appareils interactifs, des oeuvres sur-mesure et un cabinet d’archives interactif contenant des photos, des vidéos et d’autres objets de cet héritage historique pour un voyage dans le temps envoûtant.

Nous sommes  ravis d’avoir pu magnifier cet espace historique en utilisant l’art et la culture afin de bonifier le message de paix de Yoko et John qui résonne tout aussi bien aujourd’hui qu’en 1969.

Palais des congrès de Montréal | MASSIVart

Palais des congrès de Montréal

Notre équipe a toujours cru au pouvoir de l’art pour transformer des espaces et cette histoire montre qu’il peut aussi changer des vies.

Kian Nojoumian, un talentueux pianiste de 16 ans ayant immigré au Canada dernièrement sans son piano a trouvé son bonheur avec les pianos publics que nous avons récemment installés au Palais des congrès de Montréal. Il a attiré l’oreille des passants en jouant ses propres compositions dans l’espace public. Maddy Samaddar, une new-yorkaise en visite à Montréal, fut si émue par le talent exceptionnel de Kian qu’elle souhaita connaître son histoire et la partagea sur Facebook. Sa publication a capté l’attention de Jason Howland, compositeur émérite, scénariste, chef d’orchestre, directeur musical et producteur gagnant d’un Grammy Award, qui a offert à Kian un nouveau piano pour qu’il puisse jouer chez lui. Jason lui a demandé de continuer à jouer au Palais s’il le pouvait afin de transmettre de la joie aux visiteurs. 😍😍😍😍

Nous sommes si fiers d’avoir participé à ce projet! Pour en savoir plus sur cette histoire :

https://bit.ly/2EvQaBc

Piano peint par Cyndie Belhumeur

L’expertise MASSIVart sur le comité de sélection du Global Art Grants de Burning Man | MASSIVart

L’expertise montréalaise sur le comité de sélection du Global Art Grants de Burning Man

Philippe Demers, directeur général et cofondateur de MASSIVart, a été nommé pour siéger au comité du Global Art Grants du célèbre festival Burning Man. 

Ce programme de financement vise à encourager les projets artistiques, pendant ou hors festival, qui sont orientés vers le public, qui possèdent un aspect interactif et qui, surtout, mettent de l’avant l’implication de la communauté dans leur développement et dans leur présentation. Le Global Art Grants, qui peut offrir jusqu’à 10 000 $ (US) par projet, a octroyé plus de 750 000 $ en bourse depuis sa création, supportant ainsi plus de 160 projets dans 25 pays différents.

Le comité de sélection, composé de neuf membres, se veut représentatif d’un large éventail de points de vue afin d’arriver aux meilleures décisions collectives possibles. Ainsi, les membres proviennent de divers milieux et possèdent une variété d’expériences. Avoir un acteur culturel montréalais sur le comité de sélection d’un projet de cette envergure est certainement bénéfique au rayonnement de la ville et de l’expertise d’ici.

Actif dans le milieu des arts et de la culture depuis plus de dix ans, Philippe se réjouit à l’idée de contribuer à l’essor de ces projets artistiques de haut calibre. «Je suis très heureux de pouvoir participer à la sélection des artistes qui seront soutenus par ce programme de financement. Encourager les créateurs et les supporter dans leur démarche artistique contribuent à leur rayonnement, au développement du milieu culturel et à l’essor des arts et de leur accessibilité. De plus, ce type de projet permet des échanges internationaux et des rencontres bénéfiques aux différentes personnes impliquées.»

Fortement engagé dans la communauté culturelle montréalaise, il cumule les expériences en gestion et en production culturelle, illustrant son leadership et sa créativité tant à Montréal qu’à l’étranger. En plus de ses fonctions de direction chez MASSIVart, il a fondé le festival Chromatic, organisme à but non lucratif qui promeut l’entrepreneuriat, la créativité et l’innovation dans le milieu des arts à Montréal. Il a également siégé sur plusieurs comités, dont celui du SXSW de 2016 à 2017, en tant que commissaire et consultant en art, ainsi que sur celui de Printemps Numérique de 2013 à 2015 en tant que commissaire.