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Deux projets MASSIVart primés au concours Applied Arts Awards 2021 ! | MASSIVart

Deux projets MASSIVart primés au concours Applied Arts Awards 2021 !

MASSIVart est honoré d’avoir été récompensé par le concours The Applied Arts Awards pour deux récents projets qui font la fierté de l’équipe : l’Hôtel W Montréal dans la catégorie Design d’environnement complet, et la Station hivernale “Jardin des Espoirs” dans la catégorie Design d’environnement-expérientiel/événement.

 

Depuis 30 ans, le concours Applied Arts Awards reconnaît l’excellence créative internationale dans le secteur des communications visuelles. Il s’agit également du seul concours au Canada qui établit les standards de l’industrie dans les disciplines de la photographie, de l’illustration, du design, de la publicité et de l’interactivité.

Les Applied Arts Awards sont décernés par un nouveau jury chaque année. Composé de designers canadiens et internationaux, ils ont pour mission de maintenir le critère d’excellence qui caractérise le concours. Chaque membre du jury apporte un bagage et un niveau d’expérience uniques, permettant de poser un regard neuf et éclairé sur la compétition. Après tout, il n’y a personne de plus critique à l’égard du travail des designers que les designers eux-mêmes. Parmi les jurés les plus en vue, on peut citer :

  • Richard Colbourne – Directeur exécutif de la création, Addison, New York, NY
  • John Devereaux – Directeur de la création, Perfect Day, St-John’s, NL
  • Rafael Esquer – PDG et Directeur de la création, Alfalfa Studio, New York, NY
  • Julie Gélina – Directrice de création, Design, Ogilvy, Montréal, QC

 

Pour en savoir plus sur les 16 membres du jury des Applied Arts Awards 2021, cliquez ici.

Avec des professionnels aussi expérimentés dans l’industrie du design et de la création, MASSIVart apprécie que nos projets réalisés avec passion – à l’hôtel W Montréal et la Station hivernale “Jardin des Espoirs” – aient trouvé un écho auprès de ce jury renommé et de nos collaborateurs.

Art Integrations By MASSIVart To Enhance The New Design At The W Montreal Hotel

Hôtel W Montréal

Gagnant du prix en design d’environnement complet

 

MASSIVart a été mis au défi d’amplifier l’expérience de l’hôtel par l’art en sélectionnant et en produisant des installations artistiques qui incarnent l’identité de l’hôtel et qui améliorent l’expérience du client.

En collaboration avec l’hôtel W Montréal, MASSIVart a passé une annnée à travailler avec Sid Lee Architecture sur l’intégration d’installations artistiques dans leur vision. Le résultat : trois œuvres d’art et de design intégrées de façon permanente dans le hall d’entrée et quatre autres dans les salles de conférence.

S’inspirant d’un coffre-fort pour rappeler les origines du bâtiment qui était autrefois une banque, l’artiste torontoise Camille Jodoin-Eng a réalisé une installation lumineuse et dorée dans le hall d’entrée, qui magnifie la sensation d’arrivée dès la réception de l’hôtel. Pour embellir l’espace bar, l’artiste français Etienne Rey a réalisé une œuvre de 67 pieds de long et de 5 pieds de haut, révélant différentes combinaisons de couleurs selon la position du spectateur. MASSIVart a également ajouté de la chaleur à l’espace avec une installation design en néons, en référence aux rues de Montréal. Enfin, les salles de conférence de l’hôtel ont été magnifiées par des artistes locaux – Cyndie Belhumeur, Jason Botkin, Derek Mehaffey, Whatisadam & Stikki Peaches – afin de rendre hommage à certaines des meilleures expressions de l’art urbain dans la ville.

Découvrez le projet d’intégrations artistiques au W Montréal de MASSIVart dans la galerie des gagnants du concours Applied Arts Award ici.

 

Stations hivernales Montreal - Creative Placemaking - Public Art - MASSIVart

Station hivernale “Jardin des espoirs”

Gagnant design d’environnement – expérimental / événementiel

 

Le mandat de MASSIVart était de produire des installations capables de résister à l’hiver montréalais, qui amélioreraient l’expérience des résidents et des commerces locaux pendant les longs mois hivernaux. En collaboration avec Aedifica, Körnelius et l’atelier de menuiserie du Groupe Information Travail, MASSIVart a donc créé des installations artistiques immersives pour revitaliser les espaces publics vacants de la Place du Village-de-la-Pointe-aux-Trembles et pour stimuler le commerce local de décembre 2020 à avril 2021.

Rappelant les couleurs des conteneurs de cargos naviguant sur le fleuve Saint-Laurent, les structures multiformes illuminées et décorées ont réussi à agrémenter le quotidien de tous. Les habitants ont été invités à recevoir des rubans des magasins alentours pour les accrocher aux structures, rendant l’expérience participative. Au final, l’installation d’art public a rempli deux objectifs importants dans un contexte de pandémie : redonner de la joie aux habitants et encourager l’économie locale.

Découvrez le projet de la Station hivernale “Jardin des Espoirs” de MASSIVart dans la galerie des gagnants du concours Applied Arts Award ici.

Merci encore aux Applied Arts Awards 2021 pour cette reconnaissance dans deux catégories prestigieuses !

MASSIVart est à l’honneur dans l’exposition virtuelle du musée Octagon consacrée aux lauréats des CODAawards 2020 ! | MASSIVart

MASSIVart est à l'honneur dans l'exposition virtuelle du musée Octagon consacrée aux lauréats des CODAawards 2020 !

Nous sommes heureux d’être présentés dans l’exposition virtuelle organisée par le musée de la Fondation des Architectes aux Etats-Unis, pour le projet de la Suite 1742 Bed-in pour la paix de John Lennon et Yoko Ono en collaboration avec le Fairmont Le Reine Elizabeth et Sid Lee Architecture.

 

Il y a exactement 52 ans, le 26 mai 1969, John Lennon et Yoko Ono ont lancé le mouvement Bed-in pour la paix pour dénoncer la guerre en restant couchés pendant une semaine à l’hôtel Fairmont Le Reine Elizabeth de Montréal. Ce projet a permis de créer une expérience interactive unique dans la chambre même où John et Yoko ont mené leur légendaire Bed-in.

L’installation a été nommée grande gagnante dans la catégorie Hospitalité des CODAawards 2020, un prix de renommée internationale célébrant les projets qui intègrent avec le plus de succès les œuvres d’art commandées dans les espaces intérieurs, architecturaux ou publics.

La Suite 1742 est devenue un musée unique en son genre comprenant trois dispositifs interactifs, un film de réalité virtuelle et un mur d’archives interactif présentant des éléments de cet héritage, notamment des photos, des fichiers, des vidéos et des objets originaux. Mais aussi des illustrations, accessoires et musique qui restituent l’héritage culturel de John et Yoko ainsi que des œuvres d’art commandées pour la suite, inspirées par leur message de paix.

Art_Experience_Suite_1742_John_Lennon_Yoko_Ono_Fairmont_Montreal_MASSIVart

La renommée de la suite a transcendé l’industrie hôtelière et elle continue d’être un lieu incontournable pour les touristes, les fans, les influenceurs, la presse et les tournages, impactant les ventes directes de l’hôtel, ainsi que la valeur globale des actifs d’Ivanhoé Cambridge. Et surtout, la recréation de cet espace historique continue de mettre en avant le merveilleux message de paix que John et Yoko ont véhiculé et qui résonne autant aujourd’hui qu’en 1969.
 

Le musée Octagon de la Fondation des Architectes a lancé une exposition virtuelle pour les gagnants des CODAawards 2020, produite par CODAworx, alors que l’Octagon reste fermé au public. Cliquez ici pour découvrir le projet de la Suite 1742 de MASSIVart dans l’exposition virtuelle de cette année.

 

La Fondation des Architectes, le partenaire philanthropique de l’Institut Américain des Architectes, est l’heureux propriétaire du bâtiment historique Octagon à Washington D.C. La Fondation aspire à attirer, inspirer et investir dans la communauté des concepteurs de la prochaine génération par le biais de bourses d’études et d’expositions. Pour accomplir cette mission ambitieuse, le musée Octagon accueille des activités visant à démontrer la valeur que les architectes et l’architecture apportent à la culture. Travaillant main dans la main avec de nombreux architectes talentueux, MASSIVart est très heureux de participer à l’exposition virtuelle de cette année, qui met en lumière la communauté du design et son impact sur la culture d’aujourd’hui.

Un grand merci au musée de la Fondation des Architectes pour avoir pris l’initiative de maintenir cette exposition dans l’arène numérique ! L’équipe de MASSIVart a hâte d’explorer tous les merveilleux projets qui ne manqueront pas d’en inspirer plus d’un.

Le dernier projet de design d’exposition de MASSIVart raconté selon le point de vue du client, le Musée Armand Frappier. | MASSIVart

Le dernier projet de design d’exposition de MASSIVart raconté selon le point de vue du client, le Musée Armand Frappier.

Pour le Musée Armand Frappier et sa nouvelle exposition “Bouger !”, MASSIVart a développé une expérience engageante pour que le visiteur puisse se mettre en mouvement afin de découvrir le contenu de l’exposition.

Pour restituer le savoir scientifique dont fait l’objet l’exposition il fallait faire preuve de savoir-faire créatif, c’est pourquoi l’équipe de MASSIVart a travaillé main dans la main avec le musée afin de trouver les meilleures façons d’illustrer les enjeux historiques, sociaux et scientifiques liés aux bienfaits de l’activité physique chez l’humain. Et ce, en étant compréhensible par un public de tous âges.

Pour présenter ce nouveau projet dont toute l’équipe MASSIVart est très fière, nous avons voulu laisser la parole à notre client : le Musée Armand Frappier.


Musée Armand Frappier Laval

 

Le Musée Armand-Frappier a ouvert ses portes en 1994 pour mettre en valeur l’héritage scientifique du Dr Armand Frappier. La mission du Musée est aujourd’hui de favoriser la compréhension, pour petits et grands, des enjeux scientifiques liés à la santé humaine à travers des expositions, des activités en laboratoire, des ateliers itinérants, des camps et des conférences.

Nous travaillons depuis 2017 sur l’exposition « Bouger ! » pour laquelle l’objectif était de réussir à démontrer l’importance de bouger non seulement pour notre santé physique, mais également pour notre santé mentale. Grâce à la collaboration avec MASSIVart, nous avons pu trouver divers moyens créatifs de vulgariser les mécanismes physiologiques, psychologiques et sociaux liés à la pratique d’activité physique ainsi que les données les plus récentes de la recherche dans ce domaine.

Le Musée a mis un point d’honneur à intégrer divers moyens artistiques et créatifs pour apporter non seulement une belle esthétique à l’exposition, mais aussi des points de vue différents sur le sujet de la santé humaine. Il s’agit de conjuguer savoir, savoir-faire et créativité autant des artistes que des scientifiques pour faire émerger de nouvelles idées, des perspectives inusitées et des façons de faire innovantes.

Musée Armand Frappier - Exposition Bouger - Exhibition Design by MASSIVartLe défi majeur rencontré dans la réalisation de cette exposition est sans aucun doute la gestion de la pandémie de la COVID-19. Pour rester fidèle au message de l’exposition, “Bouger !” a été imaginée depuis le début comme une exposition interactive où les visiteurs seraient amenés à se mettre en action. Dans le contexte d’une pandémie, où l’on essaie de limiter au maximum les manipulations et les interactions, il a fallu user d’ingéniosité pour respecter les normes sanitaires. On devait par exemple s’assurer que les surfaces et les interactifs imaginés par MASSIVart soient assez résistants pour être désinfectés à de très nombreuses reprises !

Malgré ce défi, il était important pour nous de trouver des moyens de conserver l’aspect interactif qui caractérise l’exposition – notre public étant majoritairement composé de jeunes âgés de 9 à 12 ans – il est nécessaire de miser sur une variété de moyens tels que des jeux, des animations, des interactifs et des capsules vidéo pour transmettre des contenus de vulgarisation scientifique. Finalement, en travaillant avec MASSIVart, nous avons réussi à faire de “Bouger !” notre exposition la plus dynamique, dans laquelle le visiteur se met en action du début à la fin, dans le respect des mesures de prévention contre la COVID-19.

Aborder les enjeux liés à la santé humaine fait partie de l’ADN du Musée, il était donc tout à fait normal de nous mobiliser pour établir les meilleures conditions sanitaires et assurer la sécurité de nos visiteurs. Nous avons instauré un protocole de nettoyage et de désinfection rigoureux pour les modules d’exposition et le matériel utilisé lors de l’activité en laboratoire.

Musée Armand Frappier Laval - Exposition Bouger - Exhibition Design by MASSIVartNous continuons aujourd’hui d’offrir des visites au Musée pour le grand public et les groupes scolaires, après une pause en raison de la seconde vague de la pandémie. Les contenus de l’exposition ont également été déclinés pour être diffusés en ligne par le biais de la plateforme Zoom, de capsules vidéo pour notre chaîne YouTube ainsi qu’un livre interactif de l’exposition préparés en collaboration avec MASSIVart pour des animations en classe, en présentiel ou en virtuel. De cette façon, nous pouvons continuer à offrir du contenu, surtout auprès des groupes scolaires, lorsqu’il n’est pas possible de se rendre physiquement au Musée.

 

En savoir plus sur le projet
En savoir plus sur le Musée Armand Frappier

(Finance x Art)^2 – Les NFT et l’industrie culturelle | MASSIVart

(Finance x Art)^2 - Les NFT et l'industrie culturelle

Il y a quelques mois, Maxim Céré-Marcoux – le directeur financier de MASSIVart – a partagé ses réflexions sur deux sujets qui le passionnent : la finance et l’art. Dans cet article pertinent, il a abordé la question de savoir si ceux-ci avaient le même potentiel de création de valeur.

 

Aujourd’hui, Maxim va aborder un nouveau sujet lié à la finance et à l’art : Les jetons non fongibles (NFTs) et l’industrie culturelle.

 


 

2020 – Retour en arrière

2020 a été, au bas mot, une année inhabituelle. Cependant, nous commençons enfin à voir la lumière au bout du tunnel, car les nouvelles encourageantes ont commencé à l’emporter sur les nouvelles moins réjouissantes.

Malgré l’impact social, culturel et économique général que la pandémie a eu sur notre écosystème mondial, il y a eu d’innombrables belles histoires mettant en évidence la nature humaine à travers des actes de bonté qui transcendent les cultures, les groupes ethniques et les réalités.

Lorsque les mesures de restrictions liées à la pandémie ont été mises en place, chez MASSIVart, comme dans d’autres entreprises, nous avons dû rapidement réfléchir à la manière dont nous devions réagir. Nous étions déterminés à faire fonctionner notre entreprise en ces temps difficiles tout en continuant à assumer notre rôle de support pour la communauté artistique, qui a particulièrement souffert.

Nous sommes extrêmement reconnaissants d’avoir pu, grâce à une stratégie de repositionnement adaptée à chacun de nos projets et à la collaboration continue des artistes et des fournisseurs, donner vie à un certain nombre de projets remarquables. Nous avons cherché à atténuer l’impact de la pandémie grâce à des installations créatives, des expositions artistiques interactives et d’innombrables rencontres virtuelles que notre équipe et nos collaborateurs ont agrémentées de leur habituelle touche de magie.

 

NFT and Art
 

Crypto-monnaie

Avec une année aussi tumultueuse, il était presque prévisible que les crypto-monnaies fassent un retour en force. Le bitcoin, la plus populaire et la plus valorisée de toutes les crypto-monnaies, est devenu un phénomène financier autant qu’un phénomène social en 2017, tous les gens que vous connaissez vous en ont certainement déjà parlé, sans pour autant en acheter. Comme nous le savons, après avoir atteint la barre des 20 000 dollars américains en décembre 2017, elle a ensuite perdu près de 80 % de sa valeur l’année suivante.

Cette chute épique a été principalement attribuée à des niveaux de spéculation inégalés, ainsi qu’à des volumes de transactions élevés, qui ont contribué à surévaluer l’actif. Cependant, indépendamment de la valeur de la crypto-monnaie elle-même et de l’incertitude quant à la possibilité qu’elle renaisse de ses cendres (nous savons tous qu’elle le fera), ce qui est resté, c’est la technologie blockchain sous-jacente.

Le grand livre comptable public qui vérifie et enregistre chaque transaction propose une alternative sérieuse aux principes fondamentaux actuels de notre économie. Dans notre système actuel, la monnaie (ou tout autre actif comme les investissements, les prêts, etc.) est gérée par et tire sa valeur d’un système centralisé, au sommet duquel se trouvent les gouvernements et les banques (et autres acteurs du marché). La blockchain a permis la mise en place d’un système extrêmement décentralisé tout en fournissant une validation et un suivi précis de toutes les transactions, qui tire une valeur énorme du nombre de validations indépendantes réalisées par le système, ne nécessitant pas l’implication du nombre restreint habituel de parties qui détiennent l’information et son accès.

La preuve que le marché financier restait confiant dans la valeur de la technologie sous-jacente est apparue clairement lorsqu’un certain nombre d’acteurs du monde des affaires ont commencé à investir massivement dans le marché des crypto-monnaies après sa disparition en 2018, en sécurisant principalement le bitcoin. Cela a contribué à l’augmentation significative de la valeur, car le bitcoin a obtenu l’adhésion de grands acteurs distingués et n’a pas seulement agité des investisseurs spéculateurs isolés comme en 2017 et avant.

 

Flesh Nest installation by Andrew Thomas Huang at Chromatic Festival 2018 produced by MASSIVart
 

Jeton non fongible (NFT)

La blockchain sous-jacente, ou le grand livre comptable public comme mentionné ci-dessus, utilisée pour authentifier les transactions Bitcoin peut également être utilisée pour authentifier tout type de transaction. Elle peut permettre l’authentification d’éléments individuels et uniques, ce qui était auparavant difficile à faire. Par exemple, la technologie blockchain a été utilisée pour enregistrer et authentifier l’origine d’environ 1,6 million de diamants à ce jour.

Plus précisément, cela se fait par l’utilisation d’un NFT, un type d’actif numérique qui a gagné beaucoup de traction dans les industries du jeu et de l’art, les transactions de collection et de nombreux autres domaines en raison de son caractère unique et du fait qu’il est indivisible. Il représente un moyen sûr et public d’authentifier l’actif sous-jacent auquel il est attaché, protégeant ainsi la valeur découlant du caractère unique de cet actif.

Imaginons que vous vous rendiez à un vide-grenier et que vous trouviez un tableau dans le style cubiste de Picasso, pour un prix ridiculement bas. Vous l’achetez et le faites évaluer par un évaluateur ISA qualifié pour vous rendre compte que vous êtes assis sur une œuvre de plusieurs millions de dollars. La valeur de votre tableau viendrait maintenant du fait qu’il s’agit d’une pièce originale du peintre espagnol. Sa valeur découle non seulement du fait que le peintre a été l’artiste le plus dominant et le plus influent du 20e siècle, mais aussi du fait qu’après sa mort, le nombre d’œuvres qu’il a produites est devenu limité en raison de la demande croissante. La valeur de votre peinture particulière provient également de l’authentification effectuée par l’évaluateur ISA, qui utilise sa certification et son savoir-faire pour certifier que la vôtre est bien un original.

En revanche, en ce qui concerne l’art numérique, il a été plus difficile d’établir et de maintenir la valeur au fil du temps, étant donné qu’il peut plus facilement être copié et circuler, rendant ainsi l’authentification de l’original presque impossible. Cependant, un artiste a désormais la possibilité d’utiliser un NFT pour authentifier son art et marquer publiquement et à jamais l’original comme tel dans le registre, indépendamment de toutes les copies qui pourraient circuler (tout comme les copies de votre propre Picasso).

Il s’agit d’un développement passionnant dans le domaine de l’art numérique, qui permettra à ce dernier de s’épanouir et de gagner en valeur, maintenant qu’un moyen facilement accessible de garantir les originaux permettra l’émergence d’un véritable marché sans limites.

Alors que la naissance des NFT remonte à 2017 avec un certain nombre de personnes qui achetaient des chats virtuels (oui, vous avez bien lu), le nombre d’acquisitions d’art NFT a rapidement augmenté, la plus importante à ce jour étant le collage numérique de Beeple vendu pour 69,3M USD chez Christie’s.

 

Deep Down Tidal by Tabita Rezaire at Chromatic Festival 2019 produced by MASSIVart
 

Propriété intellectuelle

La propriété intellectuelle et le droit d’auteur sont au cœur de l’industrie de l’art et des lois relatives à ces questions ont été adoptées pour s’assurer que les créateurs obtiennent la propriété de leur travail. Ainsi, malgré le prix élevé, comme pour toute œuvre d’art, c’est l’artiste qui décide si l’œuvre vendue (dans ce cas, le NFT) est accompagnée du droit d’auteur correspondant, ce qui impliquerait de renoncer à tous les bénéfices futurs qui pourraient être générés par l’œuvre.

Toutefois, bien que l’artiste détienne la propriété intellectuelle, la nature décentralisée des NFT fait que, parfois, l’artiste n’a pas donné l’autorisation d’émettre le NFT ou de céder le droit d’auteur avec l’œuvre. Nous constatons déjà des cas d’appropriation illicite de la propriété intellectuelle dans le processus de minage (le processus de création du NFT) et les plateformes de minage devront renforcer considérablement leur processus d’authentification pour éviter des procès compliqués en matière de propriété intellectuelle.

 

Impact environnemental

Comme indiqué précédemment, la force de la crypto-monnaie et du grand livre comptable public sous-jacent réside dans sa nature décentralisée, qui découle du fait que tous les membres de la communauté valident les transactions dans l’écosystème, par opposition à un ou très peu d’agents de confiance comme les banques. Ainsi, il n’est pas difficile de comprendre que la création d’un énième Bitcoin, Ether ou NFT nécessite donc d’importantes ressources informatiques, qui requièrent de l’énergie.

Depuis la création du site CrytoArt.wtf en décembre 2020, illustrant le besoin énergétique et l’impact environnemental du cryptoart, plusieurs critiques ont pointé du doigt le coût sociétal de la preuve de travail. Le site a ensuite été retiré suite à un grand nombre d’abus et de harcèlement, mais il a permis d’identifier cette autre couche de complexité pour l’adoption des NFT.

 

Malgré tout, je suis personnellement enthousiasmé par la polyvalence des NFT et leur récente adoption, alors qu’elles sont encore au stade de développement. Il s’agit d’un autre segment de notre économie où la culture et l’art collaboreront de plus en plus avec le secteur des technologies financières et en intégreront les éléments. C’est une bonne nouvelle pour le marché culturel, car cela représente un outil de plus à la disposition des créateurs et des artistes pour financer leurs projets, s’affranchir de nombreux agents et tiers, et finalement de propulser leur art à travers le monde.

 

Maxim Céré-Marcoux – Directeur financier de MASSIVart
 
 


 

Image 1 : Fakurian Arts
Image 2 : Viktor Forgacs
Image 3 : Flesh Nest de Andrew Thomas Huang au festival Chromatic 2018, produit par MASSIVart
Image 4 : Deep Down Tidal de Tabita Rezaire au festival Chromatic 2019, produit par MASSIVart
Participez à une étude universitaire déterminante qui examine le ROI du placemaking créatif | MASSIVart

Participez à une étude universitaire déterminante qui examine le ROI du placemaking créatif

Comme nous l’avons annoncé l’automne dernier, MASSIVart est à l’origine d’une étude universitaire majeure qui mettra en évidence le retour sur investissement de l’art et du placemaking.

 

Nous nous sommes engagés dans cette étude avec d’autres leaders dans leurs domaines d’expertise : l’immobilier – The Daniels Corporation, le design – Entro, et l’architecture – Lemay. Pilotée par Louis-Etienne Dubois, professeur en industries créatives à l’Université Ryerson à Toronto, et son équipe, l’information recueillie sera déterminante pour le futur du monde culturel.

Chez MASSIVart, nous sommes convaincus que les espaces créatifs, la programmation culturelle et le placemaking peuvent créer un retour sur investissement tangible pour les marques, car ils rassemblent les gens et consolident les communautés. Cette étude pourrait révolutionner la façon dont nous construisons les villes et les bâtiments du futur, tout en soutenant la communauté artistique et en rendant l’art plus accessible à tous.

 

Nous vous invitons à prendre part à cette étude qui examine l’impact du placemaking (c’est-à-dire le processus de création de lieux de qualité dans lesquels les gens veulent vivre, travailler et jouer) dans le design.

Il vous sera demandé de visiter et d’explorer un environnement virtuel, puis de répondre à une série de questions en ligne. Votre participation est anonyme et ne dure qu’une seule session, qui ne devrait pas prendre plus de 10 minutes.

Pour participer à cette initiative prometteuse, il vous suffit de cliquer sur le lien ci-dessous :
www.vrplacemaking.com

 


Pour de plus amples informations, veuillez contacter :
Dr. Louis-Etienne Dubois, Professeur associé
École des industries créatives, Université Ryerson
416-979-5000 x 553778 [email protected]

Cette étude de recherche a été examinée et approuvée par le comité d’éthique de la recherche de l’Université Ryerson (REB 2020-503) et est financée par The Daniels Corporation, Entro, Lemay et MASSIVart.

 

Photo : La sculpture « The Calling » aka « Sunburst », située au bout de Wisconsin Avenue à Milwaukee, par l’artiste Mark di Suvero.
Semaine de l’art : Un voyage à travers la scène artistique mexicaine<br> #5 Domitila Bedel | MASSIVart

Semaine de l'art : Un voyage à travers la scène artistique mexicaine
#5 Domitila Bedel

En raison de la pandémie, tous les événements artistiques et culturels du monde entier ont été touchés d’une manière ou d’une autre. La ville de Mexico n’a pas fait exception. Cette année, la semaine de l’art – qui a généralement pour vedettes la Zona Maco, Material Art Fair et le Salón Acme– se déroulera dans des formats spéciaux.

Bien que la dynamique soit très différente de celle des années précédentes, MASSIVart ne veut pas manquer l’occasion de présenter le travail d’artistes talentueux et de brillants acteurs culturels au Mexique. Au cours de cette semaine, nous donnerons la parole à différents artistes et galeristes pour qu’ils partagent leurs perceptions et leurs expériences de la scène artistique nationale.

Nous terminons cette semaine spéciale avec la galeriste Domitila Bedel.

 


 

Domitila Bedel est née à Buenos Aires, en Argentine. Son intérêt pour l’art, les artistes et les pratiques culturelles l’a conduite à étudier le cinéma, l’art et l’écriture. Elle a travaillé au musée Malba en tant que directrice du département cinéma, où, en plus de développer de multiples expositions et festivals, elle a réalisé des expositions et édité des livres et des catalogues pour le musée. Plus tard dans son parcours, elle a édité avec la Fundación Telefónica et Malba le livre « Historia Crítica del Video Argentino » avec Jorge Laferla. En tant que conteuse, elle a édité son premier livre de nouvelles « Los lobos » en 2006.

En 2006, Domitila a ouvert Machete à Buenos Aires, fonctionnant d’abord comme une maison d’édition où elle a publié « Machete : Catalogue d’artistes argentins » volumes 1 et 2 et « Puppies ». Ce dernier est un livre d’histoires d’écrivains contemporains basées sur les illustrations d’enfance d’artistes argentins. Ce livre était le résultat d’une exposition dont Domitila était le commissaire à la galerie Miau Miau. Machete s’est ensuite transformé en un cabinet de conseil en art contemporain axé sur la constitution de nouvelles collections d’art.

En 2013, Domitila a fait partie de « 31 grados a la sombra », une anthologie érotique de femmes écrivains argentines avec sa nouvelle « New Order ». En 2017, elle a publié « Voy i Vuelvo », un livre de photographies d’Emmanuel « Meme » del Real, aux éditions Planeta. En 2019, elle a été choisie par le magazine Quién pour faire partie des « 31 femmes que nous aimons ».

En 2009, Bedel s’est installée à Mexico, où elle a fondé la Galería Machete en 2012, qu’elle dirige depuis lors. Machete est une galerie axée sur l’art contemporain latino-américain. Les artistes représentés sont Abraham González Pacheco (@obranegra), Ana Gallardo (@anabeatrizgallardo), Andrea Villalón (@andreavilllalon), Artemio (@artemio007), Diego Berruecos (@dberruecos), Jualián Prebisch (@julianprebisch), Hulda Guzmán (@huldaguzman), Marcos Castro (@costramark), Nicolás Bedel (@nicolas.bedel), Paula Cortazar (@paula.cortazar) et Sol Pipkin (@sol_pip_pip_pip).

Machete a également un projet parallèle appelé Trastienda @trastiendamachete. Une sélection d’œuvres d’artistes latino-américains y est présentée à des prix abordables, dans le but de promouvoir l’art et de soutenir les nouveaux talents dans leurs premiers pas sur le marché de l’art.

 
Mañana,-cenizas_Marcos-Castro
 

Comment a commencé ton histoire personnelle avec l’art ?

Mon père est un artiste plasticien, déjà historique comme on dirait dans mon pays. J’ai grandi dans les expositions, les ateliers, les musées et les galeries. Puis j’ai pris un autre chemin mais toujours d’une manière ou d’une autre je me suis retrouvée dans des ateliers, j’étais fascinée en écoutant les processus des artistes et une chose a mené à une autre et a fini par être mon présent.

Pourquoi as-tu décidé d’ouvrir ta galerie à Mexico ?

Je n’y ai pas vraiment réfléchi, mais j’en ai eu envie et j’ai senti que j’avais une façon de voir et de penser les choses qui n’était pas représentée sur la scène à ce moment-là.
 

 
Río-seco_Paula-Cortazar
 

Quelle est la ligne curatoriale de ta galerie ?

Nous choisissons les artistes que nous représentons en fonction de leur processus créatif, en le considérant comme un « tout » qui va au-delà de l’œuvre finale elle-même. Nous pensons qu’à travers leur pratique, nos artistes réfléchissent à leur situation personnelle et à la situation collective dans le cadre d’une période historique particulière. Nos artistes ont des « voix » et des langages plastiques différents les uns des autres, car nous recherchons la diversité comme forme complémentaire en essayant de faire en sorte qu’ensemble ils forment une conversation inclusive et plurielle.

Quels sont les principaux défis et avantages quand on gère une galerie au Mexique aujourd’hui ?

Le plus grand défi est de la maintenir et de la faire vivre ; d’en faire un travail et une source de revenus pour moi et mes artistes, car on peut travailler beaucoup et ne pas en avoir. Il faut continuer à trouver des collectionneurs. L’avantage est qu’au Mexique, il y a une demande, un intérêt et un grand afflux de personnes qui vont dans les galeries, non seulement localement mais aussi depuis l’étranger.
 
La-fractura-del-reflejo_Abrah-am-González-PachecoLa-fractura-del-reflejo_Abrah-am-González-Pacheco
 

Quelles sont les valeurs uniques qui, selon toi, caractérisent la scène artistique mexicaine ?

Sa diversité, sa diversité d’offres, son professionnalisme.

Pourquoi penses-tu que l’art mexicain attire les collectionneurs internationaux ?

Parce qu’il y a de grands artistes, de grandes galeries et de grands musées qui donnent un contexte à ces grands artistes, et une scène bien établie. Parce que tout est unique au Mexique.

Trois artistes mexicains émergents à suivre de près ?

Je pense que je dirais rapidement sans trop réfléchir : Andrea Villalón (@andreavilllalon), María Fragoso (@mariafragosgosoj), Paloma Contreras (@lirio_cobra)

 

Image 1: Domitila Bedel
Image 2: Mañana, cenizas. Exposition solo de Marcos Castro, 2019.
Image 3: Río seco. Exposition solo de Paula Cortázar, 2020
Image 4: La fractura del reflejo. Exposition solo de Abraham González Pacheco, 2019
Semaine de l’art : Un voyage à travers la scène artistique mexicaine<br> #4 Jimena Montemayor | MASSIVart

Semaine de l'art : Un voyage à travers la scène artistique mexicaine
#4 Jimena Montemayor

En raison de la pandémie, tous les événements artistiques et culturels du monde entier ont été touchés d’une manière ou d’une autre. La ville de Mexico n’a pas fait exception. Cette année, la semaine de l’art – qui a généralement pour vedettes la Zona Maco, Material Art Fair et le Salón Acme– se déroulera dans des formats spéciaux.

Bien que la dynamique soit très différente de celle des années précédentes, MASSIVart ne veut pas manquer l’occasion de présenter le travail d’artistes talentueux et de brillants acteurs culturels au Mexique. Au cours de cette semaine, nous donnerons la parole à différents artistes et galeristes pour qu’ils partagent leurs perceptions et leurs expériences de la scène artistique nationale.

Nous continuons cette semaine spéciale avec l’artiste Jimena Montemayor.

 


 

Le travail de Jimena Montemayor (Mexico, 1990) se concentre sur les tensions dans les expériences personnelles, juxtaposant les émotions et la nostalgie avec le permanent et le temporel et en même temps l’impact de la technologie dans nos vies quotidiennes et nos multiples canaux de communication. Toutes ces composantes ont en commun leur présence abstraite que nous nourrissons inconsciemment et qui se manifeste dans nos comportements, nos décisions et surtout─l’énergie de nos sentiments.

Qu’ils soient influencés par l’éducation que nous avons reçue, notre culture ou nos environnements sociaux, ce sont les effets secondaires et les résultats de ce processus que Jimena explore et traduit sous forme visuelle. L’utilisation de lignes droites ou complexes, d’angles aigus et irréguliers, la répétition de motifs graphiques, mais aussi l’introduction de corps et de structures amorphes, contribuent à la recherche d’un langage et d’un dialogue permanents.

À travers sa carrière multidisciplinaire dans les domaines de l’art et du design, son travail a créé une relation entrelacée avec l’esthétique et les perspectives qui ont créé une fusion dans la façon dont elle manie ses contenus. Son travail explore divers matériaux et dimensions, allant de dessins et de sculptures 3D numérisées à des pièces en acier, terrazzo, argile et bois. Elle vit et travaille actuellement entre Miami et Mexico.

 
Jimena Montemayor - Altar Ego
 

Comment as-tu décidé de devenir artiste ?

Depuis mon enfance, j’ai toujours eu un penchant pour les arts visuels et l’art en général. Mais je pense que la volonté de devenir artiste s’est affirmée au milieu de la vingtaine, lorsque j’ai vraiment commencé à produire des œuvres.

Quelles sont les questions clés que tu cherches à explorer dans ton travail ?

Mon travail explore la composition visuelle et graphique traduite en lignes, répétitions, motifs, corps. Je ne cherche pas nécessairement un questionnement complexe, mais la possibilité de provoquer une certaine réaction émotionnelle ou physique. Joie, humour, confusion, etc. Idéalement, je cherche à atteindre une identification ou une compréhension de la part du public au niveau social et personnel.
 

 
Jimena-Montemayor-Festered
 

Que fais-tu pour continuer à développer ta créativité ?

J’aime beaucoup expérimenter et apprendre à utiliser de nouveaux formats et matériaux, que ce soit en 2D, 3D ou numérique. La collaboration est également un élément fondamental à mes yeux. Outre le fait qu’il est très excitant de partager le même intérêt avec d’autres artistes, designers ou personnes du secteur de la création, la simple expérience d’unir ses forces est fondamentale.

Trois mots pour décrire la scène artistique au Mexique ?

Diversifiée, emblématique et amusante.
 
Jimena Montemayor Penetrations
 

Penses-tu que la scène artistique nationale a inspiré ou influencé ton travail ?

Sans aucun doute, oui. Il y a énormément d’artistes au Mexique avec beaucoup de talent que j’admire profondément. Il y a un courage et une émancipation des idées et des opinions que l’on n’a jamais vus dans ce pays, du moins pour moi. Il y a surtout de plus en plus de femmes artistes, ce qui me motive et m’incite à continuer à faire de l’art.

Quel est, selon toi, le plus grand défi de la création artistique au Mexique ?

La rareté des bourses ou des aides financières du gouvernement.

Quelle est ta galerie d’art préférée au Mexique et pourquoi ?

Difficile de répondre, car j’en ai plusieurs que j’aime. Mais si je devais en choisir une, ce serait OMR (@galeriaomr). Son commissariat, ses artistes et son espace d’exposition sont exceptionnels et très dynamiques.

 

Image 1: Jimena Montemayor
Image 2: Altar-ego, 2021. Imprimé sur papier photographique. 16×20 pouces. Présenté à @clavomovimiento en collaboration avec @lapla_art. Du 30 avril au 5 mai 2021.
Image 3: Festered, 2021. Installation en céramique au The Bass’ Walgreens Windows Project Space, Miami Beach. Du 2 avril au 12 septembre 2021.
Image 4: penetrations i, 2021. NFT in Foundation (foundation.app)
Semaine de l’art : Un voyage à travers la scène artistique mexicaine<br> #3 Othiana Roffiel | MASSIVart

Semaine de l'art : Un voyage à travers la scène artistique mexicaine
#3 Othiana Roffiel

En raison de la pandémie, tous les événements artistiques et culturels du monde entier ont été touchés d’une manière ou d’une autre. La ville de Mexico n’a pas fait exception. Cette année, la semaine de l’art – qui a généralement pour vedettes la Zona Maco, Material Art Fair et le Salón Acme– se déroulera dans des formats spéciaux.

Bien que la dynamique soit très différente de celle des années précédentes, MASSIVart ne veut pas manquer l’occasion de présenter le travail d’artistes talentueux et de brillants acteurs culturels au Mexique. Au cours de cette semaine, nous donnerons la parole à différents artistes et galeristes pour qu’ils partagent leurs perceptions et leurs expériences de la scène artistique nationale.

Aujourd’hui, c’est au tour de l’étonnante artiste Othiana Roffiel.

 


 

Othiana Roffiel a étudié les arts visuels au Savannah College of Art and Design aux États-Unis, où elle a obtenu le prix Summa Cum Laude et le prix d’excellence académique en peinture (2012). Elle a remporté une bourse du programme FONCA Jeunes Créateurs (2019-20) et participe actuellement à la XIXe Biennale de peinture Rufino Tamayo.

Son travail a fait partie de plusieurs expositions, notamment 50 femmes, 50 œuvres d’art, 50 ans au Museo de la Ciudad de México (2020) ; La persistente insistencia del juego, exposition personnelle à la Casa Equis sous le commissariat de Leslie Moody Castro (CDMX, 2019) ; Nueva piel para una vieja ceremonia à la Galería Karen Huber sous la direction de Luis Hampshire (2019) ; Untitled (Open Space) dans ICOSA Collective (Austin, TX, 2019) ; El castillo de los ladrillos rotos, par Guadalajara 90210 (CDMX, 2019) ; entre autres.

 
Othiana-Roffiel-Through-The-Cactus
 

Comment as-tu décidé de devenir artiste ?

Au cours des deux dernières années de lycée, j’ai suivi un cours d’art très rigoureux ; nous devions regrouper un ensemble cohérent d’œuvres. C’est à ce moment-là que je suis entré dans la vingtaine, j’ai su que non seulement j’aimais l’art, mais que je voulais m’y consacrer.

Quelles sont les questions clés que tu cherches à explorer dans ton travail ?

Au sens large, je m’interroge sur la manière dont la peinture façonne la pensée picturale et génère des significations au sein de l’imaginaire contemporain. Plus spécifiquement, afin de remettre en question nos idées préconçues sur la manière dont nous naviguons dans l’espace de la représentation picturale, je m’interroge sur le fonctionnement des différents langages visuels et sur la relation que le spectateur entretient avec eux.
 

Othiana-Roffiel-Please-Mind-The-Gap
 

Que fais-tu pour encourager ta créativité ?

Observer et échanger. D’une part, je dialogue avec mon présent et mon passé artistique : Je fais des recherches, je discute avec mes collègues, j’écris, je vais au musée, je lis et j’écoute des podcasts. Mais d’autre part, je converse avec mon quotidien : Je me promène dans mon environnement quotidien et j’observe les éléments qui y existent ; je remarque également comment mon corps parcourt ces espaces et comment il interagit avec les objets. Bien souvent, les choses que nous imaginons le moins sont celles qui stimulent le plus la créativité – des formes d’un cactus à la couleur d’une barre de savon Zote.

Trois mots pour décrire la scène artistique au Mexique ?

Fertile, complexe et multiforme.
 
Othiana-Roffiel-As-if-time-fractured
 

Penses-tu que la scène artistique nationale a inspiré ou influencé ton travail ?

Bien sûr, l’art n’existe pas dans le vide. Mon contexte immédiat, en ce moment la scène artistique au Mexique, a inévitablement un impact non seulement sur ma production, mais aussi sur sa lecture.

Quel est, selon toi, le plus grand défi de la création artistique au Mexique ?

Il y a beaucoup de monologues et peu d’échanges. Nous oublions que pour continuer à construire, nous devons avoir des conversations plus profondes, plurielles, critiques et solidaires, et pour cela, il est nécessaire d’être plus ouvert aux autres points de vue et d’exercer une écoute plus active.

Quelle est ta galerie d’art préférée au Mexique et pourquoi ?

Chacune a ses propres points positifs et contribue à la scène artistique mexicaine de différentes manières. Cependant, en ce qui concerne la peinture, la galerie Karen Huber (@khgaleria) fait un travail important.
 
Othiana-Roffiel-Through-The-Cactus

 

Image 1 : Othiana Roffiel
Image 2 : Through the Cactus (Nopalillo #1), 2020, huile sur toile, 52 x 38 cm.
Image 3 : Please Mind the Gap Between, 2020, huile sur toile, 78 x 180 cm.
Image 4 : As if time fractured and ran in several directions at once, 2020, huile et acrylique sur toile, 150 x 250 cm.
Image 5 : Through the Cactus (Zote #1, configuración espacial C), 2020, huile sur toile, acrylique sur briques d’argile. 27 x 17 cm, 26 x 6 x 12 cm, 10 x 15 x 15 cm.
Semaine de l’art : Un voyage à travers la scène artistique mexicaine<br> #2 Isauro Huizar | MASSIVart

Semaine de l'art : Un voyage à travers la scène artistique mexicaine
#2 Isauro Huizar

En raison de la pandémie, tous les événements artistiques et culturels du monde entier ont été touchés d’une manière ou d’une autre. La ville de Mexico n’a pas fait exception. Cette année, la semaine de l’art – qui a généralement pour vedettes la Zona Maco, Material Art Fair et le Salón Acme– se déroulera dans des formats spéciaux.

Bien que la dynamique soit très différente de celle des années précédentes, MASSIVart ne veut pas manquer l’occasion de présenter le travail d’artistes talentueux et de brillants acteurs culturels au Mexique. Au cours de cette semaine, nous donnerons la parole à différents artistes et galeristes pour qu’ils partagent leurs perceptions et leurs expériences de la scène artistique nationale.

Nous vous présentons aujourd’hui l’artiste Isauro Huizar.

 


 

Isauro Huizar (Culiacan, Mexique, 1985) est un artiste basé à Mexico. Son travail s’inspire de la vie de tous les jours et de sa routine quotidienne. À partir de ses expériences, il crée des systèmes pour réfléchir et comprendre son environnement. Dans sa pratique artistique, il explore principalement les médiums de la peinture, de la sculpture et plus récemment – l’écriture et la photographie. Dans le prolongement de sa pratique, il a réalisé des projets muséographiques pour des galeries et des institutions, démontrant ainsi ses compétences en matière de narration dans l’espace. Huizar enseigne régulièrement dans les ateliers La superficie, el color y la forma (« Surface, couleur et forme ») et Modos de presentar (« Styles de présentation ») pour des organisations à but non lucratif qui se consacrent à la présentation de l’art à un jeune public.
 

RECORRIDOS SOBRE LA SUPERFICE DE UN CUERPO - ISAURO HUIZAR 01

 

Isauro a suivi le programme éducatif du SOMA à Mexico. Il a exposé dans des galeries et institutions nationales et internationales, notamment Biquini Wax EPS, Galería Enrique Guerrero, Casa Wabi, Museo Jumex, Sala de Arte Público Siqueiros, et de nombreuses autres institutions de classe mondiale. Il est actuellement coéditeur d’AAF, une publication indépendante sur l’espace qui s’intéresse à la diffusion d’œuvres de qualité dans le domaine de l’architecture, l’art et la photographie. Il gère également le compte Instagram @abstractpaintingmexico, une exploration personnelle visant à connaître et à faire circuler le travail des peintres basés au Mexique.
 

Qui est Isauro Huizar ?

Je me considère comme un artiste visuel, un amoureux des habitudes, un organisateur compulsif, un athlète amateur, un respirateur défectueux, une machine en panne.

Quel est le premier souvenir que tu as en relation avec l’art ?

Par rapport à l’acte de peindre, un souvenir construit à partir d’une photographie et des récits de mes parents. J’avais environ trois ans, mon père était en train de peindre à la peinture rouge l’allée du jardin sur le côté de la maison. Dans un élan pour l’imiter, je me suis approché et j’ai tendu la main pour prendre le pinceau. La photographie en question me montre en train d’essayer de continuer à peindre tout en me tournant vers l’appareil photo.

ISAURO HUIZAR - EMERALD DETRITUS 01

Comment définirais-tu ton travail ?

Je crée des systèmes pour comprendre ce qui se passe autour de moi. Motivé par l’affection, j’organise, arrange et travaille avec des objets, des espaces et leurs relations avec soin et attention.

Si tu pouvais résumer ta pratique en trois mots, quels seraient-ils ?

Loisirs, attention et travail.

Où trouves-tu l’inspiration ?

Je m’émerveille de la vie quotidienne, de mes routines, des restes trouvés, de tout ce qui permet de maintenir un engagement et un travail bien accompli. On pourrait dire que pour ma pratique, je puise l’inspiration et quand l’idée semble suffisamment nourrie, je l’exécute ou je commence à la faire évoluer vers un projet.

Comment décrirais-tu ton style ?

J’aime à penser que ce qu’on appelle « style » est une conséquence des décisions que l’artiste prend pour résoudre les situations qui se présentent. Tant que l’artiste continue à travailler, on peut dire que son style est toujours ouvert et qu’il ne peut être complètement défini que lorsque l’artiste a cessé de produire.

Comment décrirais-tu ton processus ?

Dans mon travail, je crée des systèmes pour essayer de comprendre ce qui m’entoure. Je suis obsédé par les systèmes, je propose un système pour tout, c’est une conséquence des habitudes obsessionnelles que je possède et qui me possèdent. En tenant compte des éléments du processus artistique tels que la composition, la structure, l’environnement, le processus et la forme, je pratique une procrastination productive entremêlant travail, loisirs et attention.

Dans le processus de mon travail, j’ai recours à des stratégies d’appropriation, de collecte, d’organisation, d’intervention et d’altération, motivées par l’affection. Je porte attention et soin aux objets et à l’espace pour offrir une appréciation plus profonde du moment présent. Je m’intéresse beaucoup à la mise en valeur des espaces et des objets, non pas pour qu’ils soient beaux, mais pour qu’ils puissent être mieux compris. Il y a un terme japonais que je voudrais mentionner pour compléter ce qui précède, c’est « ma » qui pourrait être traduit par pause, espace, ouverture ou intervalle. Un espace conscient qui permet de mettre en valeur les autres parties de l’œuvre ou de créer de nouvelles significations. Selon la philosophie japonaise, cet espace serait plein d’énergie et pourrait induire un état contemplatif dans lequel il est possible d’apprécier l’expansion de l’espace et du temps.

Enfin, considérant les particularités de chaque médium, j’invoque l’abstraction comme instrument de perception et m’appuie sur l’efficacité pour établir des liens entre fiction et réalité. Dans ma pratique artistique, j’explore principalement les médiums de la peinture, de la sculpture et, plus récemment, de l’écriture et de la photographie.
 

GENIUS LOCI ISAURO HUIZAR 00A
 

Que fais-tu pour stimuler ta créativité ?

Ne rien faire (les loisirs) est très important pour moi. Ne rien faire est important parce que c’est la première chose à faire. L’essence d’un récipient ne réside pas dans sa forme ou son matériau mais dans le vide qu’il possède, à partir duquel il peut être rempli. Ne pas faire, pour moi, c’est faire le vide pour recevoir le nouveau – de nouvelles idées, de nouveaux processus, de nouveaux projets.

La lecture est également très importante pour moi. Je m’intéresse particulièrement aux livres qui contiennent des essais, des interviews et des écrits de philosophes, de poètes, d’artistes, d’architectes, de designers et autres. Pour moi, ce genre de matériel est incroyable, je les prends comme des conseils et des suggestions pour mon travail et mon discours, je m’approprie beaucoup d’entre eux et les adapte en fonction de mes intérêts.

Quelles sont les difficultés que tu rencontres le plus souvent dans ton processus créatif et quelle méthodologie utilises-tu généralement pour les résoudre ?

L’un des principaux problèmes est la communication et la transmission des idées au spectateur. Pour le résoudre, j’ai recours à des questions que j’ai établies comme essentielles : À qui va-t-il être présenté ? (qui est le spectateur potentiel et quel est son contexte ? Ou à quel type de public, institution, galerie, collectionneur, etc.), la question suivante est Quand et où va-t-il être présenté ? (S’agit-il d’un espace ou d’un événement, ou d’un autre contexte tel qu’Internet ou une publication, etc.). En répondant aux questions ci-dessus, nous pouvons commencer à répondre à la question Que pouvons-nous présenter ? Et enfin, une question que je considère très importante est Comment cela va-t-il être présenté ? (Quels sont les matériaux, comment sont-ils manipulés, comment sont-ils assemblés, quel est le parcours possible, etc.)

Ces questions m’aident à mieux développer l’articulation de l’expérience artistique que je propose.

Qu’est-ce qui te plait le plus dans le métier d’artiste ?

Pour moi, c’est une façon de vivre, il s’agit de pratiquer une « économie d’existence », j’entends par là : recourir à une économie de moyens en tenant compte des aspects caractéristiques d’un lieu ou d’une situation.

Cela me permet de méditer sur la notion de travail en tant qu’action accomplie, effort physique et mental, par opposition à la production de biens, par une transfiguration de mon temps libre, de mes activités récréatives et de loisirs en travail.

J’aime beaucoup travailler, je passe beaucoup de temps à mon bureau, je fais beaucoup de croquis. Lorsque je suis confiant dans l’idée, je passe à l’exécution et ainsi de suite jusqu’à ce que j’obtienne un résultat satisfaisant.
 

Isauro Huizar - Las cosas tienen la importancia que uno les da (Mandarina)
 

Sur quels projets travailles-tu actuellement ?

Je collabore actuellement avec la fondation Agenda Cero (@agendacero) afin de donner de la visibilité à leur cause et de leur accorder des ressources autant que possible. Habituellement, lors des expositions que j’organise, un pourcentage des recettes est reversé au profit de la Fondation, qui se consacre à la prévention de la violence au Mexique. Ils travaillent avec des enfants et des adolescents victimes de violences infantiles, par le biais du théâtre et de l’art, pour les empêcher de reproduire la violence qu’ils ont subie.

J’ai également entamé un échange artistique avec des collègues par le biais de collaborations. Récemment, et grâce à une rencontre d’intérêts mutuels, je travaille sur une collaboration avec Eliana Portilla @elianaportilla.mx. Il s’agit d’une artiste qui travaille principalement avec la peinture et la sculpture en recourant à des éléments géométriques pour réaliser des compositions basées sur des grilles.

Quant à Fernanda Uski (@fernandauski), qui travaille autour du paysage et de la perception du naturel, il a été gratifiant de réaliser une pièce commune qui fait référence au poème « El mar » de Pablo Neruda.

L’échange avec Carlos Balderrama (@carlosbalderramafelix) a abouti à une œuvre qui fait allusion à la représentation de l’espace, à sa fragmentation, aux étoiles et à la réfraction de la lumière. Pour le titre, nous avons utilisé un palindrome qui évoque la solution visuelle.

Enfin, j’ai collaboré avec José Ángel Santiago (@joseangelsantiago), un artiste basé à Oaxaca. Il s’agit d’un support graphique avec des textes en langue zapotèque de Juchitán. Le projet est produit par Taller Río Blanco, une plateforme visuelle axée sur les projets graphiques et la diffusion de la langue zapotèque de l’Istmo.

Quelle est ta devise ?

Moins j’ai, moins j’ai besoin.
La nécessité aiguise l’esprit.
Les mots persuadent, mais l’exemple guide.

 

Image 1 : Isauro Huizar. Crédits : Diego Padilla @diegopadillama
Image 2 : Recorridos sobre la superficie de un cuerpo, 2016. Découpage de barres de savon utilisées et collectées par l’artiste pendant deux ans. Dimensions variables, ensemble de soixante-dix pièces. Présenté à @casamaauad. Photo : PJ Rountree
Image 3 : Emerald Detritus, 2017. Organisation d’objets trouvés en marchant dans la ville pendant la semaine précédant l’exposition. 200 x 200 x 3 cm. Présenté dans le cadre de l’exposition Vessel organisée par Moises Himmelfarb pour @soilart Seattle. Projet réalisé avec le soutien du Ministère des affaires étrangères.
Image 4 : Reef-tile, 2017. Briques en terre cuite altérées. 190 x 220 x 7 cm environ. Briques trouvées et transformées à la main. Élaboré dans la résidence @casawabi Oaxaca (2016) et présenté dans le cadre de l’exposition Genius Loci (2017) dont le commissariat était assuré par @ariosdel.
Image 5 : Las cosas tienen la importancia que uno les da (Mandarina), 2019. Onyx orange de Tehuacán, Puebla. Environ 25 x 30 x 50 cm. Photo prise par : @c129__
Semaine de l’art : Un voyage à travers la scène artistique mexicaine<br> #1 Wendy Cabrera Rubio | MASSIVart

Semaine de l'art : Un voyage à travers la scène artistique mexicaine
#1 Wendy Cabrera Rubio

En raison de la pandémie, tous les événements artistiques et culturels du monde entier ont été touchés d’une manière ou d’une autre. La ville de Mexico n’a pas fait exception. Cette année, la semaine de l’art – qui a généralement pour vedettes la Zona Maco, Material Art Fair et le Salón Acme– se déroulera dans des formats spéciaux.

Bien que la dynamique soit très différente de celle des années précédentes, MASSIVart ne veut pas manquer l’occasion de présenter le travail d’artistes talentueux et de brillants acteurs culturels au Mexique. Au cours de cette semaine, nous donnerons la parole à différents artistes et galeristes pour qu’ils partagent leurs perceptions et leurs expériences de la scène artistique nationale.

Nous débutons cette série de portraits avec l’artiste et curatrice Wendy Cabrera Rubio.

 


 

Le travail de Wendy Cabrera Rubio (Mexico, 1993) se caractérise par une série de croisements qui traversent les frontières entre la haute et la basse culture, l’image et l’objet, la narration et l’action, par le biais du travail textile et théâtral, ou par l’étude historique de la culture de masse, en particulier les dessins animés et l’animation. Elle explore ainsi les relations entre l’esthétique et l’idéologie présentes dans les mécanismes de production et de diffusion des images.

Ses processus comprennent la réécriture, l’examen d’archives et la coopération avec d’autres disciplines. Les thèmes récurrents dans son travail sont la biotechnologie, la résurgence de l’ultra-droite et le projet panaméricain qui consiste à créer des liens entre les cultures d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud.

 

Wendy a étudié à l’ENPEG « La Esmeralda » et a ensuite intégré le programme éducatif SOMA. Son travail a été présenté collectivement au Museo Universitario de Ciencias y Artes, Laboratorio Arte Alameda, Ex-Teresa Arte Actual, Museo de la Ciudad, Sala de Arte Público Siqueiros, Colegio Nacional, entre autres. Et individuellement à Kurimanzutto, Peana, Biquini Wax EPS, Museo Jumex et Galería Nordenhake. Elle fait actuellement partie du Programme des jeunes créateurs FONCA 2021-2022 dans la catégorie des médias alternatifs.

Wendy a également mené des missions de gestion en tant que membre de LADRÓNgalería de 2016 à 2019. Le projet a bénéficié du soutien du Patronato de Arte Contemporáneo en 2016 et 2018. Elle fait actuellement partie du projet du musée communautaire et du club de lecture de Sierra Hermosa Zacatecas. Elle est membre fondatrice du collectif de commissaires Rivera Galería, réalisant des projets au Museo de la Ciudad de Querétaro et à Material Art Fair, entre autres.

 

Comment as-tu décidé de devenir artiste ?

José Vasconcelos m’est apparu dans un rêve.
José Vasconcelos (1882-1959) était un homme aux multiples facettes qui a joué un rôle essentiel dans la révolution mexicaine ainsi que dans la mise en place d’institutions modernes dans cette nation d’Amérique latine. Il était un avocat, éducateur, écrivain, homme politique et philosophe mexicain.

Quelles sont les questions clés que tu cherches à explorer dans ton travail ?

Seul l’absolu mérite-t-il l’accompagnement de l’éternité ? Seul l’absolu mérite-t-il l’accompagnement de l’éternité ? Seul l’absolu mérite-t-il l’accompagnement de l’éternité ? Seul l’absolu mérite l’accompagnement de l’éternité ? Seul l’absolu mérite l’accompagnement de l’éternité ? Seul l’absolu mérite l’accompagnement de l’éternité ?

Que fais-tu pour continuer à développer ta créativité ?

Je lis les manuels gratuits de lecture de troisième année du SEP (Ministère de l’éducation publique) pour que José Vasconcelos – qui a créé cette institution – continue d’apparaître dans mes rêves.

 

Trois mots qui décrivent la scène artistique mexicaine ?

Fermée, pleine de préjugés et parfois sensible.

Penses-tu que la scène artistique nationale inspire ou influence ton travail ?

Pour le meilleur et pour le pire, oui.

Quel est, selon toi, le plus grand défi à relever pour pouvoir produire de l’art au Mexique ?

Pour répondre à cette question, je commencerai par l’éducation artistique, qui est principalement centralisée dans la capitale et peu présente ailleurs. Il y a aussi l’augmentation du coût du logement et des services de base qui font partie d’une normalisation de l’exploitation de la main-d’œuvre où les emplois créatifs ont tendance à avoir des salaires bas ou pas de salaire du tout. Nous sommes confrontés à un champ d’incertitude économique, un filtre de classes qui permet aux voix des milieux privilégiés d’être les plus entendues.

Quelle est ta galerie préférée au Mexique et pourquoi ?

@luisgaleria pour sa sélection exquise de Tik Toks.
 

 

Image 1: Wendy Cabrera Rubio
Image 2: Panamerican Art Salon, 2020. Kurimanzutto, Mexico City. México
Image 3: Institute of Pacific Relations, 2021. Peana, Monterrey, México
Image 4: ¿Cómo hacer que una pintura se comporte como un paisaje?, 2020. Jumex Museum, Mexico City, México
Video: La historia la escriben los vencedores, 2017. Biquini Wax EPS, Mexico City, México
“L’art au service de la refonte des espaces“<br> Les points à retenir du panel | MASSIVart

“L’art au service de la refonte des espaces“
Les points à retenir du panel

Dans le cadre de notre présence à SXSW, MASSIVart a organisé une discussion sur les améliorations positives que la pollinisation entre art et placemaking peut avoir sur l’avenir de nos villes.

 

Panélistes
Ferdi Alici, Directeur de OUCHHH Studio
Malak Abu-Qaoud, Responsable de la culture et des événements à ICD Brookfield Place Dubai

Modérateur
Alejandro Cardoso Mendoza, CEO MASSIVart & Associé directeur MASSIVart Amérique Latine

Au cours de ce panel, les trois intervenants ont parlé de l’interaction entre l’art, le secteur immobilier et la planification urbaine. Plutôt que de discuter simplement d’art public et d’urbanisme, l’approche a été faite sous l’angle du placemaking créatif en tant que concept fondamental.

Alejandro a commencé par cette citation : “Quelle est la définition du placemaking ? « Le processus de création de lieux de qualité dans lesquels les gens veulent vivre, travailler, jouer et apprendre ». Le Placemaking est un processus continu qui commence par une idée et se poursuit par l’exécution pour créer des espaces et des villes de qualité grâce à des quartiers de qualité. En d’autres termes : des lieux de qualité.”

Un lieu de qualité, tel que défini par Ann Markusen et Anne Gadwa, “offre des transports efficaces, le haut débit, une utilisation mixte des espaces, des options de logement, des loisirs, des espaces verts, des infrastructures sanitaires et scolaires, et oui, de l’art et de la culture. Un lieu de qualité résultant d’une conception créative doit être sûr, accessible, connecté et sociable.”

 


 

L’art public et la programmation culturelle contribuent-ils à augmenter – indirectement ou directement – la valeur des lieux ou des biens immobiliers, et quelle est la meilleure façon de l’intégrer ?

 

Malak a répondu rapidement en mentionnant que de nombreuses études ont montré que le placemaking dans un projet de développement attire les gens et les locataires. C’est exactement ce que l’on essaie de réaliser à ICD Brookfield Place : avoir un espace où l’on peut vivre, travailler, respirer et se distraire. Cela ajoute une valeur économique à un bien immobilier ainsi qu’une valeur humaine, car vous construisez un point de repère qui amène les gens à venir, à se rencontrer et à partager. L’art favorise cette conversation et fait de ce lieu un endroit où il fait bon vivre, de sorte que les promoteurs et les locataires y trouveront automatiquement de la valeur.

Pour Ferdi, de son point de vue d’artiste, il trouve que la question est toujours de savoir comment calculer la valeur lucrative et pas assez de reconnaître la valeur significative. On veut tout définir avec des chiffres mais il faut trouver un équilibre entre cette valeur économique et cette valeur significative, notamment grâce à l’art.

Malak a poursuivi en disant que plus l’art est intégré tôt dans un projet, plus il donne le ton et les normes de ce qui est attendu. En faisant appel à des artistes et à des compagnies comme MASSIVart à un stade peu avancé dans le processus, l’impact sur l’ensemble du projet sera meilleur ! Travailler en étroite collaboration avec les architectes, les urbanistes et les clients dès le début du projet permet de créer les bases de ce que vous allez construire. Passez par des experts qui comprennent vraiment comment l’art est construit et comment il est censé être montré. C’est ainsi que les projets bien structurés fonctionnent de manière harmonieuse pour et avec la communauté.

Selon Ferdi, il est très difficile pour un artiste de collaborer avec un gros client. C’est pourquoi le rôle de compagnies comme MASSIVart est si essentiel pour faire le lien entre l’artiste et le client : peu d’entre eux ont la capacité de gérer l’ensemble du processus pour donner vie à un projet d’intégration artistique.

Malak a ajouté qu’il fallait disposer des bons ingrédients dès le début pour développer organiquement un espace dont les gens veulent faire partie. Cela demande beaucoup d’expertise et beaucoup de passion. Le projet réalisé à l’ICD Brookfield Place avec MASSIVart et Ouchhh a créé une forte demande qui a directement profité à la valeur de l’immeuble. Ça a automatiquement attiré de nouveaux locataires tout en conservant ceux existants : c’est un retour sur investissement quantitatif et qualitatif. Malak a conclu en disant que la différence entre un bon projet et un excellent projet réside dans les individus et la création de communautés.
 

L’art public peut-il contribuer à la durabilité et à l’amélioration économique des villes, des zones urbaines ou des biens immobiliers ? Quel est l’effet sur les personnes et les communautés ?

 

Ferdi a partagé un élément de données intéressant qui, à lui seul, peut répondre par l’affirmative à la question de l’impact économique : Ouchhh a présenté une exposition à Paris, Poetic AI en 2018. Plus d’un million de personnes l’ont expérimentée en 9 mois ! Les artistes travaillent de plus en plus avec des clients comme Brookfield car maintenant ils sont vraiment intéressés à augmenter la valeur globale de leurs actifs grâce à l’art public. Le fondateur d’Ouchhh Studio a souligné le fait que l’art a un impact énorme sur les gens et que l’art basé sur les données peut être utilisé à des fins fonctionnelles, pour des villes plus intelligentes. Leur objectif est de faire grandir une nouvelle économie avec l’art public basée sur les communautés.

Pour Malak, l’art public est une activité communautaire. Il rassemble les gens et ne se contente pas de soutenir la scène artistique locale. Il modifie automatiquement la façon dont les individus interagissent avec l’espace. Ils passent la plupart de leur temps au travail, donc dans un immeuble de bureaux avec des zones commerciales comme l’ICD Brookfield Place. Malak dit que leur objectif est de s’éloigner du schéma « c’est un lieu de travail » pour se rapprocher de « c’est un lieu de collaboration et de plaisir » afin de créer un environnement différent où les gens peuvent penser à de nouvelles façons d’innover.

La responsable des arts, de la culture et des événements a poursuivi en disant que l’ICD Brookfield Place n’est pas seulement un immeuble de bureaux traditionnel, mais aussi une communauté offrant un espace sûr et inclusif. L’art public est essentiel du fait de cette inclusion, car il permet d’établir un lien avec l’espace et de dialoguer avec la communauté. Malak en a donné un excellent exemple : le soir de l’inauguration de DATAMONOLITH_AI, les écrans LED venaient d’être installés avec le sol en miroir et dès que la vidéo a été diffusée, les membres de l’équipe de nuit – les agents de nettoyage et de sécurité – sont entrés en nombre dans la salle en brandissant leurs téléphones pour prendre des photos et des vidéos. Ils étaient tellement absorbés et excités. C’est précisément ce que recherchait Brookfield : offrir une expérience artistique qui susciterait automatiquement l’intérêt de tous.
 

La convergence de la science, de la technologie et de l’art au service des projets de gestion des espaces

 

Pour ce point, Ferdi a expliqué que dans le passé, les progrès constants de la technologie ont permis de stimuler le développement des formes d’art. Il n’y a pas d’exception pour la peinture, la sculpture, la musique ou la photographie. La science et les idées scientifiques ont longtemps inspiré l’art et les artistes, de Picasso et Léonard de Vinci à Dali et Samuel Morse. Ils ont démontré comment les idées scientifiques peuvent inspirer un art de qualité irréprochable.

Ferdi a poursuivi en recentrant la réponse sur sa propre pratique au sein d’Ouchhh, en affirmant que tout projet artistique commence par des questions importantes et significatives. Leur question principale pour DATAMONOLITH_AI à Dubaï était : « Que se passerait-il si la conscience des données des origines anciennes du monde et l’IA se réunissaient pour une œuvre d’art publique architecturale hybride ? ». Ils ont collaboré avec des scientifiques et des universitaires pour créer cette sculpture hybride de données, puis ont constitué leur équipe pour inclure des experts en données, des codeurs d’IA et des concepteurs d’animation. La tech et la science étaient dans leur processus du début à la fin.

Enfin, le panel a conclu sur cette question. Ferdi a expliqué que le « comportement envers l’art » est en train de changer totalement. L’art n’est plus élitiste, il est désormais accessible à tous. Aujourd’hui, les gens aiment vraiment vivre des expériences immersives et voir de l’art public. Pour lui, nous vivons l’avenir des arts : avec les nouvelles technologies et les médias sociaux, vous pouvez accéder à l’art partout et à tout moment. Les données sont le nouvel or, et si vous pouvez réunir les données, l’IA et la science dans un projet d’art public, il sera unique.

Art et données : réimaginer l’art grâce à la technologie | MASSIVart

Art et données : réimaginer l'art grâce à la technologie

Comment les artistes qui travaillent les nouveaux médias utilisent des technologies comme le Machine Learning et l’intelligence artificielle pour créer des œuvres d’art hypnotiques.

 

Pour célébrer la journée internationale de la créativité et de l’innovation, nous avons voulu nous plonger dans l’univers de certains de nos artistes contemporains et studios de création préférés qui travaillent avec la technologie, les données et l’intelligence artificielle, réalisant des œuvres d’art incroyables, en constante évolution, avec des centaines de rendus possibles.

“L’expression artistique a atteint de nouveaux potentiels au fur et à mesure du développement des technologies. L’art fait progresser les expérimentations de la technologie, tandis que la technologie fait progresser les possibilités de l’art.”Ari Melenciano, designer, technologue créatif et chercheur.

Jesse WoolsonDepuis plusieurs années, nous entendons partout des termes comme données, intelligence artificielle et machine learning. Nous entendons des choses comme le fait que la bonne utilisation des données peut aider une entreprise à changer radicalement, ou que l’intelligence artificielle sera la solution aux problèmes mondiaux. Nous savons, de manière générale, l’importance que ces termes ont dans notre présent technologique, et comment les données peuvent être trouvées partout, des hôpitaux aux musées. Cependant, nous avons voulu comprendre un peu plus en profondeur pourquoi, pour certains artistes, l’utilisation de ces technologies a été essentielle pour leurs créations et comment, en traitant conceptuellement les données et les algorithmes, une forme d’art différente et innovante a été créée ?

Si nous devions imaginer à quoi ressemblent les données, nous penserions probablement à une liste de chiffres ou à des algorithmes compliqués. Certains pourraient également penser à des feuilles de calcul et des graphiques complexes. Et nous aurions en majorité raison. Les données peuvent être visualisées de nombreuses façons. Parfois, les informations seront fragmentées et difficiles à comprendre. À d’autres moments, les informations seront hautement organisées – et probablement difficiles à comprendre également. Mais soudain, la magie opère, et il y a des occasions où nous pouvons visualiser les données de manière différente et créative. Une façon dont les données deviennent une forme d’expression artistique extrêmement attrayante, changeante et totalement nouvelle pour l’œil humain.

DATAMONOLITH_AI by Ouchhh curated and produced by MASSIVart for ICD Brookfield Place Dubai

Chez MASSIVart, nous aimons rencontrer et collaborer avec des artistes qui exploitent les nouveaux médias et qui explorent des formes d’expression innovantes au moyen de technologies complexes. Notre plus récent projet en est un bel exemple : DATAMONOLITH_AI par le studio Ouchhh à ICD Brookfield Place, Dubaï. Une expérience cinématique qui met en lumière le pouvoir de l’IA et les origines anciennes que nous partageons tous.

Le monde change constamment, et l’art aussi. En fusionnant la technologie et la créativité, ces artistes nous invitent à nous interroger et à explorer la relation entre le réel et l’irréel, entre l’exact et l’inexact, et enfin, la création d’une toute nouvelle expression artistique qui n’est jamais la même et qui a la capacité de créer toutes sortes d’émotions dans nos cerveaux humains, si beaux et imparfaits.

 

Photo de couverture : Sarah Meyohas – “Speculations”
GIF : Jesse Woolston – The Garden of Earthly Delights, un triptyque géant qui révèle l’immense créativité et l’imagination de Hieronymus Bosch.
Photo : DATAMONOLITH_AI par le studio Ouchhh, commissionné et produit par MASSIVart pour ICD Brookfield Place, Dubaï

 


 

Voici les artistes travaillant avec la technologie qui nous inspirent le plus :

 

Refik Anadol

(Turquie)

Grâce à l’intelligence artificielle, Refik ne cesse de nous étonner en créant des visualisations surréalistes d’informations qui se transforment en sculptures de données. Grâce à un algorithme qui génère des associations visuelles au fur et à mesure de son apprentissage, il crée des installations immersives et hypnotiques qui nous renvoient au rêve.

📹 Refik Anadol – Machine Hallucination. Un film expérimental de 30 minutes, présenté en résolution 16K, qui retrace l’histoire de New York à travers les souvenirs collectifs de la ville qui constituent sa conscience la plus profonde.
 

Sarah Meyohas

(France/US)
Sarah Meyohas

Sarah fusionne des objets traditionnels et des éléments de la nature à travers des médiums numériques contemporains. Elle crée un tout nouveau langage visuel et utilise les systèmes, les algorithmes et les technologies qui influencent notre vie quotidienne en les convertissant en de magnifiques pièces métaphoriques.

📷 Sarah Meyohas – « Speculations ». Cette série a été initialement conçue pour BitchCoin, une crypto-monnaie sous forme d’œuvre d’art qui fabrique de la valeur de manière ludique.

 

Rafael Lozano Hemmer

(Mexique)

Travaillant à l’intersection de l’architecture et de l’art de la performance, Rafael crée des pièces d’art participatif où il utilise diverses technologies tels que des lumières robotisées, des fontaines numériques, des murs médiatiques, des capteurs, des sons et des projections. Dans ses œuvres, il mélange différentes réalités et perspectives et invite le public à interagir, à s’interroger et à réfléchir sur la technologie.

📷 Rafael Lozano Hemmer – “Cloud Display”, une fontaine d’eau verticale composée de 1 600 brumisateurs à ultrasons, commandée par un système de reconnaissance vocale à apprentissage automatique.

 

Variable Studio

(Royaume-Uni)

Un studio numérique basé à Londres qui travaille avec des marques et des organisations en les aidant à expérimenter les données et les informations d’une toute nouvelle manière. En utilisant des algorithmes et des millions de points de données, ils sont capables de les transformer en de magnifiques œuvres d’art qui mettent en valeur les tendances trouvées dans les sources de données.

📹 Variable Studio – Fibers. Visualisation des données Nike FuelBand des entraînements précédant la course féminine Nike « We Own The Night ».
 

David Young

(US)

En travaillant avec l’intelligence artificielle et en utilisant des ensembles de données comme des photos prises dans la nature par lui-même, cet artiste explore la façon dont les expériences esthétiques peuvent remodeler la façon dont nous pensons aux technologies comme l’intelligence artificielle. Il crée des expressions imprévisibles et non parfaites de la nature, créant ainsi une vision unique de notre monde réel. Beau et parfait, à sa façon.

📷 David Young – Dandelions. Images générées par l’IA et le machine learning.
 

Juan Pablo de la Vega

(Mexique)

Juan Pablo est artiste, mathématicien et photographe. Ses principaux domaines de recherche sont la création et le transfert de connaissances par le biais de techniques d’intelligence artificielle ainsi que la lutte entre l’adoption de la technologie et l’abandon de la vie privée. MASSIVart travaille actuellement avec Juan Pablo pour livrer une œuvre d’art basée sur les données qui combine une technologie de pointe et l’intelligence artificielle avec l’artisanat traditionnel du tissage mexicain.

📷 Juan Pablo de la Vega – plaoSr-sefttri [Self-portraits] Lorsque nous nous sommes sur Internet, nous sommes aléatoirement triés par des algorithmes afin de maintenir un ordre des choses en ligne. Dans ce projet, Juan Pablo a à la fois aléatoireisé et ordonné un autoportrait pour visualiser une version abstraite de lui-même.
 

Mimi Onuoha

(Nigeria/US)

Artiste et chercheuse dont le travail met en lumière les relations sociales et les dynamiques de pouvoir qui sous-tendent la collecte de données. Sa pratique multimédia utilise l’impression, le code, l’installation et la vidéo pour attirer l’attention sur la manière dont les marginaux sont appréhendés, représentés et ignorés par les systèmes sociotechniques.

📷 Mimi Onuoha – Us, Aggregated 2.0. Utilisant comme point de départ une image provenant des archives familiales personnelles de l’artiste, Us, Aggregated 2.0 présente une série de photographies que les algorithmes de recherche d’images de Google ont classées comme similaires et taguées avec l’étiquette « fille ».
 

Sougwen Chung

(Japon)

Jeune artiste et chercheur qui explore les limites de la collaboration entre les humains et les machines. Le travail de Sougwen Chung étudie les interactions entre la marque faite à la main et la marque faite par la machine comme une approche pour comprendre la dynamique des humains et des systèmes, créant ainsi des œuvres d’art visuellement attrayantes.

📷 Sougwen Chung – Bihua. Co-création entre l’homme et la machine pendant la première période de confinement à Brooklyn, New York.
 

Chez MASSIVart, nous croyons en l’intégration des nouvelles technologies et de l’art comme un facteur de différenciation avec lequel nous pouvons aider nos clients à repenser leurs stratégies créatives, à mieux comprendre leur industrie et leur public. Si vous souhaitez en savoir plus sur la manière dont nous pouvons vous aider à intégrer l’art et la technologie dans votre projet, n’hésitez pas à nous contacter !


Estefania Cardoso

Le processus créatif derrière l’immense murale 3D que MASSIVart produit actuellement au Mexique | MASSIVart

Le processus créatif derrière l'immense murale 3D que MASSIVart produit actuellement au Mexique

Notre équipe au Mexique travaille en ce moment sur une intégration artistique majeure pour un projet de développement immobilier à Mexico. FREL, l’un des leaders locaux de ce secteur, a fait appel à MASSIVart pour intégrer de l’art dans divers espaces de leur projet à usage mixte.

 

MASSIVart s’est occupé de la direction artistique et de la curation et est maintenant en phase de production pour deux installations distinctes qui seront livrées au printemps. L’une d’entre elles est une installation artistique à grande échelle, pour laquelle nous avons invité l’artiste et designer canadien Alexandre Berthiaume of Futil Inc. à créer une murale 3D de 550m².

Nous avons voulu lui donner la parole pour qu’il nous explique tous les tenants et aboutissants de cette installation exceptionnelle que nous avons hâte de découvrir en grandeur nature. Une discussion passionnante qui, nous l’espérons, vous rendra aussi impatients que nous !
 

Alexandre Berthiaume Futil Inc.

Tu travailles sur un large éventail de disciplines, allant du design industriel à la photographie. Pour toi, où se situe la limite entre l’art et le design ?

Je mélange les disciplines depuis si longtemps que c’est presque naturel pour moi. Qu’il s’agisse de mes études d’architecture, la création d’un bureau de design industriel ou le développement en parallèle d’une performance multimédia en direct basée sur l’analyse du son par le biais de la programmation informatique, le tout sur une période de 10 ans. Je suis tombé dans la photographie de façon naturelle et j’y ai trouvé un excellent moyen de m’exprimer. Ce qui combine toutes ces pratiques est ma curiosité d’apprendre et chaque discipline nourrit l’autre. Je choisis souvent des expressions artistiques qui reposent sur une sorte de défi technique. Cela me passionne et me motive. Lorsque l’on travaille sur des projets de grande envergure qui ont tant de paramètres à prendre en compte, l’émotion et le message ne doivent jamais se perdre au profit de la technique.
 

FRAGMENTS by FUTIL inc. produced by MASSIVart for FREL Mexico City

Peux-tu nous en dire plus sur l’œuvre d’art que tu as créée pour The Summit ?

L’œuvre d’art que j’ai créée pour The Summit s’appelle Fragments. Il s’agit de la représentation géométrique abstraite d’une montagne. Elle mélange des formes complexes sous la forme d’une pièce murale en trois dimensions. Je la vois comme une présence fragmentée qui impose la puissance, la force et l’immobilité. Elle est censée inspirer et aspirer à la grandeur. Sa volumétrie apporte du dynamisme à la surface plane du mur et impose sa place. Je me suis appuyé sur les études de la Tessellation de Voronoï, qui est un type de fragmentation géométrique que l’on retrouve souvent dans la nature. Cela me permet de créer un système de cellules qui est ensuite amplifié en volume par des facettes triangulaires. La lumière naturelle du soleil et l’éclairage artificiel se complètent pour créer une présence vibrante et dynamique. La finition en miroir amplifiera les interactions lumineuses, reflétant son environnement d’une manière attrayante et abstraite. Les gens pourront interagir avec la création et voir leur propre effet sur l’œuvre d’art. Celle-ci est composée de nombreuses dualités : lourdeur vs légèreté, fabrication humaine vs nature, mathématiques vs hasard organique. Je voulais créer un pont entre une vision futuriste et la permanence d’une montagne.
 

FRAGMENTS by FUTIL inc. produced by MASSIVart for FREL Mexico City

Comment s’est déroulé ton processus de création pour ce projet ?

Le processus devait être rapide et je me suis donc appuyé sur des expériences passées. J’ai développé un processus que j’utilise pour tous mes projets. Il s’agit d’un processus en 3 phases. Tout d’abord, j’analyse tous les paramètres en profondeur. Le site, ses environs, le public, les besoins du client et le sentiment fondamental que l’œuvre d’art devra évoquer. Je passe ensuite en revue toutes les techniques et tous les matériaux de construction qui pourraient être utilisés et je me concentre sur un seul. Cette étape est cruciale et permet de gagner beaucoup de temps. Créer quelque chose qui ne sera pas réalisable n’est pas productif. C’est aussi à cette étape que la partie technique va me donner un langage pour exprimer mon message. Puis pour la dernière partie, et c’est là que la magie opère, je m’arrête et je laisse tout mariner dans ma tête. C’est toujours dans un coin de ma tête pendant des jours. La solitude est nécessaire à cette étape et je médite aussi. Une solution qui réunit tous les éléments a fini par émerger. Je m’appuie sur mes expériences passées et mes réflexions pour trouver la bonne solution. Les projets non construits sont aussi importants que les projets construits en raison du temps passé à réfléchir aux idées. Fragments en est un bon exemple, car il a permis de finaliser un concept que j’avais initialement imaginé pour un autre projet. J’ai passé pas mal de temps à comprendre comment générer une tessellation de Voronoï, mais aussi comment l’interpréter de manière tridimensionnelle. Il s’avère que ce projet était le mieux adapté pour approfondir ces études.
 

Volcano Popocatepl erupting | Jacek Sledzinski

Quel est le lien entre l’œuvre d’art, The Summit, et la ville de Mexico ?

Il y en a pas mal en fait. Je ne l’ai pas mentionné auparavant, mais il y a une ressemblance entre l’œuvre et la face nord du volcan Popocatepetl, près de Mexico. Lorsque je me suis concentré sur l’interprétation d’une montagne, j’ai commencé à faire des recherches sur la géographie de la région. Je voulais me faire une idée du paysage dans son ensemble. Je suis alors tombé sur ce volcan et j’ai été touché par sa mythologie. Dans la mythologie aztèque, Popocatepetl était un guerrier amoureux d’une princesse nommée Ixtaccíhuatl. Le père d’Ixtaccíhuatl envoya Popocatepetl tuer un ennemi de leur tribu, lui promettant la main de sa fille s’il revenait victorieux, mais sachant l’exploit impossible. Après avoir accompli sa tâche avec succès, Popocatepetl mourut de chagrin en apprenant qu’Ixtaccíhuatl était également morte de chagrin en entendant la fausse nouvelle de sa mort. Ayant pitié de leur sort, les dieux ont recouvert leurs corps de neige et les ont transformés en montagnes. L’autre lien est un peu plus proche et il s’agit en fait du quartier de Santa Fe. J’ai été charmé par la vision futuriste de ce quartier où les gratte-ciel s’entremêlent avec de superbes parcs contemporains. Je savais que le mélange de nature et de technologie de l’œuvre d’art serait parfaitement adapté.
 

FRAGMENTS by FUTIL inc. produced by MASSIVart for FREL Mexico City

Il s’agit d’une immense murale. Quels types de défis as-tu relevé pour la création de cette œuvre ?

L’ampleur du projet n’est pas un défi en soi, mais elle influe certainement sur le choix des techniques de fabrication et des matériaux. Les pièces pré-construites doivent être planifiées à l’avance afin de minimiser le temps de travail sur le site. C’est la raison principale pour laquelle j’ai divisé la pièce en cellules afin que chaque élément ait une taille plus gérable. Cela permet également une certaine flexibilité et une marge d’erreur, au niveau de l’installation. Une chose que je fais avec toutes mes créations est de les visualiser à différentes distances. Il faut penser à l’expérience de loin – et à cette échelle, on doit être vraiment loin ! – et à l’expérience de près. Ainsi, depuis la rue, on peut avoir une vue d’ensemble et une composition globale. Lorsque vous vous en approchez, vous commencez à avoir une idée de son échelle. C’est de plus en plus impressionnant. Une fois que vous êtes proche d’elle, vous saisissez toute sa tridimensionnalité, sa complexité. Enfin, sur la mezzanine, vous avez une vue d’ensemble de tout cela – une vue à vol d’oiseau qui met en valeur la réflexion de l’environnement renforcée par toutes les personnes qui passent.

 

Quelle a été l’importance de la sélection des matériaux ?

Cruciale ! Il n’y a pas beaucoup de choix de matériaux avec une finition miroir. Et si l’on tient compte d’un budget raisonnable et d’une solution nécessitant peu d’entretien, seuls les développements récents en matière de matériau composite pouvaient faire l’affaire. Nous devions ensuite trouver un fabricant qui non seulement pouvait travailler avec ce matériau, mais qui n’avait pas peur de ce défi complexe. Le matériau devait également être relativement léger, car la structure ne touche pas le sol. Nous avons dû construire sur l’un des principaux éléments structurels du bâtiment. C’est un élément massif, mais nous devions en préserver l’intégrité.
 

Quelles émotions espères-tu transmettre avec cette pièce ?

Je veux surtout que les gens se sentent à nouveau comme des enfants. Je voulais qu’ils ressentent une sorte de pouvoir et de force. D’une part par la magnitude pure de la pièce et d’autre part par le mystère de sa fabrication. Elle est immobile mais on peut sentir le passage du temps dans ses reflets. Une montagne a une signification pour chacun. Un défi pour les courageux. Un endroit paisible pour l’amoureux de la nature. Un endroit majestueux pour le peintre. Et même un endroit effrayant pour d’autres. Une montagne est une chose stable et résistante au temps et une analogie parfaite pour un gratte-ciel.
 

FRAGMENTS by FUTIL inc. produced by MASSIVart for FREL Mexico City
 

Que représente cette œuvre d’art pour toi ?

Pour moi, cette œuvre est probablement la meilleure représentation de ce qui fait ma force à ce stade de ma carrière. Il s’agit essentiellement de l’amalgame de 20 ans de recherches et d’efforts. J’ai passé d’innombrables heures à apprendre à travailler avec les derniers outils 3D pour être capable non seulement de créer de telles choses mais aussi de les communiquer aux constructeurs. Mes études d’architecte m’ont permis de comprendre le contexte et la physicalité du bâtiment. Mon travail de designer industriel m’a amené à comprendre différents matériaux et à apprendre des techniques de soudage pour mieux communiquer avec un constructeur. Mon travail d’artiste multimédia m’aide à comprendre le facteur temps d’une œuvre d’art et à la rendre évolutive grâce à son éclairage. Enfin, il s’agit de comprendre un client et ses besoins. Il est important pour un artiste de s’exprimer, mais sur des projets comme celui-ci, il faut toujours tenir compte de l’objectif initial. Et parfois, cela vous mène vers de nouvelles voies intéressantes et vous fait grandir.

Alexandre Berthiaume of Futil Inc.
 
 

Lumière sur l’artiste : Natalia Ramos | MASSIVart

Lumière sur l'artiste : Natalia Ramos

Le 15 avril de chaque année, les célébrations de la Journée mondiale de l’art de l’UNESCO contribuent à renforcer les liens entre les créations artistiques et la société, à promouvoir une meilleure prise de conscience de la diversité des expressions artistiques et à mettre en valeur la contribution des artistes au développement durable. C’est également l’occasion de remettre en lumière l’éducation artistique dans les écoles car la culture peut ouvrir la voie à une éducation inclusive et équitable.

« Rapprocher, inspirer, apaiser, partager : autant de pouvoirs de l’art dont l’importance se révèle encore plus criante en ces temps de pandémie de COVID-19. Alors que des centaines de milliers de personnes sont affectées directement par le virus, que des milliards d’autres sont confinées ou en première ligne face à la pandémie, cette Journée mondiale nous rappelle à point nommé que l’art a la capacité d’unir et de tisser des liens en temps de crise. » – Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO

Aujourd’hui plus que jamais, nous laissons la parole à une artiste qui nous inspire ! Bonne Journée mondiale de l’art 🙂
 


 

Natalia Ramos est une artiste visuelle de Guadalajara, au Mexique. Elle a étudié la communication visuelle et la direction artistique. Natalia s’intéresse particulièrement à l’abstraction et à la décontextualisation des objets et des matériaux, proposant des compositions nouvelles et atypiques. Pour Natalia, la composition est cruciale pour changer la perspective de tout objet et les valeurs visuelles du spectateur. Natalia communique ces idées à travers des « natures mortes » de personnes, d’objets et de sculptures. L’acte d’habiter un espace et notre relation avec les objets est une constante dans son travail. Aujourd’hui, nous donnons l’occasion à Natalia de nous en dire plus sur sa démarche.
 

Chicatana

Natalia Ramos - Chicatana

Cette série de photographies représente le corps humain à travers des matériaux rudimentaires qui créent des squelettes humains abstraits. Ces œuvres présentent des allusions aux styles artistiques préhispaniques mexicains tout en illustrant l’authentique habileté mexicaine à improviser avec une perspective unique. Ici, l’œuvre montre une vision qui consiste à créer des corps à partir d’objets.

 

Botana

Natalia Ramos - Botana
Botana est une compilation de natures mortes représentant des ingrédients trouvés sur le marché de San Juan, l’un des marchés les plus anciens et les plus traditionnels de Mexico. Il est connu pour être un marché où l’on trouve des ingrédients préhispaniques et exotiques tels que la viande de crocodile et d’innombrables variétés d’insectes.

Cette série joue avec l’équilibre, la balance et l’idée de mettre en valeur la beauté et la simplicité de l’ordinaire. Les fonds monochromes sont l’élément central de chaque photo, créant une sensation de planéité que j’ai explorée dans mon travail actuel. J’aime la simplicité et l’immédiateté que la planéité permet d’obtenir. Je suis attiré par son anti-sophistication.

 

Jardín

Natalia Ramos - Jardin
Jardín est un ensemble d’abstractions de la nature. Ce sont des dessins traduits en sculptures à travers un processus de fragmentation de la réalité, avec la volonté de réduire les corps à une synthèse de symboles. Les fleurs futuristes, faites d’acier, de céramique et d’œufs d’autruche, rompent avec l’aspect rigide de l’acier – un matériau dur et stable. Ici, l’acier crée des lignes subtiles et organiques simulant le mouvement des plantes. Il s’agit de trouver un certain érotisme dans un matériau fabriqué à des fins industrielles.

Les céramiques et les porcelaines sont les aspirations à la corporalité du monde plat. Au fur et à mesure de leur assemblage, les sculptures émergent pour habiter un espace. Certaines formes sont représentées comme étant proches de la réalité, tandis que d’autres brisent et désarticulent le familier pour que le public le perçoive d’une manière nouvelle, inconnue. Les matériaux utilisés pour ces pièces sont la porcelaine fumée, la terre de Zacatecas, l’argile de Tapalpa et la colle haute température. Les lignes tournent en rond pour donner une corporalité aux fragments plats.
 

Ilustración

Natalia-Ramos---New-York-Times
L’année dernière, je me suis concentrée sur la création d’illustrations destinées spécifiquement au marché éditorial, que ce soit pour des journaux ou des livres. Je me sens très à l’aise dans ce domaine car ce qui m’intéresse le plus est d’accompagner les idées et la relation qui se développent entre une pièce écrite et une pièce visuelle, je crois que le message devient beaucoup plus fort et que le spectateur a la liberté de faire des connexions subjectives et uniques entre le jeu de ces deux parties.

@natalia_ramas

Honorer la communauté entrepreneuriale de Montréal avec créativité | MASSIVart

Honorer la communauté entrepreneuriale de Montréal avec créativité

Il y a quelques mois, PME MTL s’est tourné vers MASSIVart pour rendre hommage à ses employés et entrepreneurs avec un cadeau créatif.

L’idée ? Des murales à l’intérieur de chacun des six pôles PME MTL, designées par Paprika et auxquelles sont intégrées des codes QR qui permettent de présenter les entrepreneurs que les experts ont pu accompagner au cours de l’année. Cette murale interactive permet ainsi de mettre en avant leurs différentes histoires de manière engageante et ludique.

Ce projet a une certaine signification pour MASSIVart, premièrement car nous pensons que leur mission est indispensable mais aussi car nous sommes heureux d’aider en retour ceux qui nous ont aidés auparavant. C’est grâce aux CDEC, ancienne dénomination de PME MTL, que MASSIVart a reçu sa toute première subvention de démarrage en 2011.

Nous sommes donc fiers de donner la parole à PME MTL pour vous présenter ce projet où la créativité et le design sont une fois de plus des moyens efficaces pour passer des messages, tout en embellissant les espaces.



PME MTL est le réseau de soutien aux entreprises de la Ville de Montréal.
Avec 6 pôles de services sur l’île, nous avons pour mission de soutenir les entrepreneur.es montréalais.es à travers une offre d’accompagnement et de financement adaptée à leurs besoins. En 2020, nous avons célébré notre 5ème anniversaire !

Le projet sur lequel nous avons travaillé avec MASSIVart a comblé deux principaux objectifs. D’abord, rendre hommage aux entrepreneurs montréalais, mais également souligner l’importance du travail énorme accompli par l’ensemble des professionnelles et professionnels du réseau PME MTL depuis le début de la pandémie.

A l’instar des entrepreneurs que nous accompagnons, nous avons retroussé nos manches et avons mis les bouchées doubles pour leur offrir soutien et conseils depuis le mois de mars. Ce projet permet d’humaniser le travail de nos experts, en mettant de l’avant encore et toujours les entrepreneurs montréalais qui sont au cœur de notre mission.

Office Space Design - PME MTL - Interactive Mural by MASSIVart and PaprikaLe défi pour réaliser ce projet ? Mettre de l’avant les particularités territoriales de chacun des pôles de PME MTL qui représentent le tissu entrepreneurial montréalais d’est en ouest et du nord au sud. En plus de dissiper rapidement cette appréhension, l’équipe de MASSIVart a tout de suite compris l’essence de notre projet. La murale permet d’apporter une proposition qui unifie et lient nos pôles. C’est une magnifique collaboration qui s’est installée entre l’équipe de MASSIVart et celle de PME MTL.

Nous voulions faire une commission artistique et créative pour ce projet car l’art et la créativité émerveillent. Ils ont un effet fédérateur et rassembleur puisque chaque œil y trouve son compte. MASSIVart a eu une idée de génie (!) en nous proposant d’intégrer des codes QR aux murales, permettant à chaque pôle PME MTL de promouvoir ses propres contenus. En plus, ils pourront évoluer dans le temps simplement en mettant à jour les liens de redirection des codes QR. À travers des articles de blogue, nous pouvons mettre en lumière les histoires inspirantes de nos entrepreneurs à l’infini.

Cette occupation de l’espace permet de découvrir – et redécouvrir à chaque passage – le talent d’entreprises créatives montréalaises – MASSIVart & Paprika – mais c’est aussi une manière de rappeler à chaque personne qui passera devant (entrepreneurs, partenaires ou visiteurs furtifs) l’importance de soutenir les entreprises d’ici.

On ne se le cachera pas, c’est aussi pour nous une façon créative de souligner le travail exceptionnel que font nos collègues depuis 5 ans et le rôle essentiel qu’ils jouent auprès des entrepreneures et entrepreneurs montréalais. Rôle qui est plus que jamais essentiel depuis mars 2020.

Pour citer un des directeurs généraux de PME MTL, nous jouons souvent un rôle modeste à un moment crucial. Pour nous, soutenir les entrepreneurs ne se résume pas à octroyer du financement, mais également les accompagner à traverser des étapes importantes, avec pour objectifs qu’ils en sortent plus forts.

Office Space Design - PME MTL - Interactive Mural by MASSIVart and PaprikaPhotos : Myriam Baril-Tessier
Lumière sur l’artiste : Ignacio Aldana ‘Soltero’ | MASSIVart

Lumière sur l'artiste : Ignacio Aldana 'Soltero'

Récemment, Be Grand® – l’un des leaders du secteur immobilier au Mexique – a confié à MASSIVart le soin de réimaginer le showroom d’un grand projet de développement résidentiel au cœur de la ville de Mexico.

Les showrooms de Be Grand® se démarquent déjà de ceux des autres promoteurs immobiliers. Nous avons alors voulu porter la marque à un autre niveau, en reflétant son positionnement exclusif à travers des installations artistiques.

Pour ce projet, nous avons eu la chance de collaborer avec l’artiste Ignacio Aldana « Soltero » pour donner vie à CLARO/OSCURO – une murale monochrome géante. En plus d’être une œuvre d’art étonnante le jour, la nuit, la murale se transforme en un spectacle lumineux et coloré grâce aux intégrations de néons, créant ainsi un point de repère remarquable au sein de la Colonia Del Valle.

À cette occasion, nous avons voulu donner la parole à Ignacio pour qu’il nous en dise plus sur sa démarche artistique et la place qu’y occupe l’art public.

BE GRAND Showroom Art Integrations by MASSIVart - CLARO-OSCURO-Ignacio-Aldana-Soltero

Pouvez-vous nous dire comment vous êtes entré dans le monde de l’art ? Comment avez-vous décidé d’être un artiste ?

La principale raison a été l’influence de ma mère, qui est une artiste surréaliste et qui joue aussi du piano. Elle nous a ouvert la porte du monde de l’art. Un aspect clé de mon travail est une chose que ma mère avait l’habitude de nous dire : « Si on commence quelque chose, on le termine du mieux qu’on peut ». C’est ce que je fais à chaque fois, dans chaque toile et chaque murale que j’ai réalisées.

Tu as des styles très différents lorsque tu travailles sur toile ou sur mur. Comment cela se fait-il ? Y a-t-il un point de convergence entre les deux styles ?

Au début, on se soucie d’avoir son propre langage et les artistes peuvent se perdre dans la recherche de l’originalité. Seuls la pratique et le temps peuvent vous donner votre voix, ils vous montrent où aller. Dans mon cas, j’ai commencé par des peintures murales géométriques, simplement parce qu’elles sont conviviales, qu’elles peuvent s’adapter à tous les espaces, qu’elles peuvent transformer tous les espaces. On ajoute ensuite de la couleur et, avec plus d’expérience, on peut commencer à transmettre ce que l’espace raconte – dans mon cas, avec des motifs, des formes géométriques ou des palettes de couleurs. Le langage abstrait de mon travail sur toile est apparu des années plus tard, lorsque je me suis senti capable de développer mon propre style. Mon objectif était que les gens comprennent l’œuvre sans lire le titre ou voir la signature. Je pense que ces deux styles sont les témoins de ma démarche personnelle.

Ignacio Aldana Soltero

Si on se focalise sur ton travail mural, comment décrirais-tu ton processus créatif ?

Mon processus créatif commence par l’étude de l’espace. J’aime savoir ce qui se passe, ou ce qui va se passer, dans l’espace où se trouvera la peinture murale, et aussi connaître les environs. J’aime provoquer le changement, il ne s’agit donc pas seulement de peindre une fresque. Dans cette optique, s’il existe déjà une direction artistique, je commence à esquisser mon idée pour l’espace. J’aime créer 3 croquis différents, deux suivant ce que le client veut et un proposant ma propre idée. J’ai l’impression que lorsque vous avez une idée préétablie, votre créativité est parfois bloquée et faire ce troisième croquis m’aide à activer toute la puissance de ma créativité. Dans de nombreux cas, certains détails sont conservés dans la fresque finale.

Après avoir choisi le croquis final, je crée toujours un squelette de la façon dont je vais peindre. On ne commence pas toujours par le haut, cela dépend du dessin et de ce qui est particulièrement intéressant pour moi. Une fois que je suis prêt à peindre, j’utilise toujours des blocs de couleur, de sorte que la fresque ne semble jamais incomplète.

Comment as-tu commencé à travailler dans les espaces publics ?

De manière illégale ! Je veux dire qu’au début, quand personne ne vous engage ou ne vous donne un espace pour peindre, vous trouvez vos propres espaces. Je suis allé dans les banlieues de la ville et c’est là que j’ai pratiqué mes lignes, mes nuances, et plus tard, grâce aux médias sociaux, plusieurs entreprises ont commencé à me contacter pour créer de petites peintures murales. Je me suis beaucoup intéressé à essayer de faire revivre des espaces oubliés ou des lieux où les gens passent beaucoup de temps. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à travailler avec le DIF (Bureau pour le développement intégral des familles) de Guadalajara, et la Fondation Black Coffee Gallery. Puis le DIF Zapopan, Jalisco, et tout le reste s’est développé lorsque nous avons réalisé que les gens voulaient de la couleur dans leurs bureaux. Nous avons peint des bâtiments dans des couleurs vives et le changement d’état d’esprit des gens était très perceptible. Il ne s’agit pas seulement de la couleur, mais aussi du folklore mexicain et l’idée est de le transmettre dans le monde entier.

Ignacio Aldana Soltero

Quel est le plus grand défi lorsque tu peins dans des espaces publics ?

Faire en sorte que tout le monde soit satisfait. Parfois, on sait que la fresque aurait pu être meilleure, les artistes sont comme ça. Parfois, le public ne l’aime pas. Parfois, les couleurs n’ont pas donné les résultats escomptés. Ce qui est bien, c’est que toutes ces choses ont une solution. Mais il n’y a rien de tel que de finir un mur et de voir le visage de tout le monde quand tout est parfait.

Dans le cas particulier de la fresque que tu as peinte pour Be Grand à Mexico, quel message voulais-tu faire passer ?

Pour moi, BeGrand propose la même chose que ce que j’essaie de faire avec mon travail : être en avance sur son temps avec élégance et minimalisme. La marque parle aussi de transformation et d’évolution, et j’ai l’impression que mon travail transmet ces détails. L’idée était de proposer une peinture murale pour le jour qui puisse également être appréciée la nuit. Les néons transforment la fresque et constituent l’endroit idéal pour prendre une bonne photo ou un selfie. C’est quelque chose que j’ai toujours voulu offrir.

Quel impact souhaites-tu que ton travail ait sur la communauté ?

L’impact a commencé lorsque nous avons peint là-bas, parce qu’à l’époque, nous avons vu comment tout était déjà en train de changer. Le quartier connaît une grande transformation en ce moment, donc l’impact sera positif et j’espère qu’il pourra être un exemple de la manière dont l’art peut apporter une valeur plus profonde que l’aspect visuel.

Ignacio Aldana Soltero

@solteroarte

 

 

Rejoignez-nous à SXSW ! | MASSIVart

Rejoignez-nous à SXSW !

Intitulé Après ça, l’art grandira ! L’art au service de la refonte des espaces, ce panel sera l’occasion de discuter art, technologie et plus encore !

 

MASSIVart propose une discussion sur les améliorations positives – sociales, culturelles, spatiales – que la pollinisation entre l’art et le « placemaking » peut avoir sur l’avenir de nos villes. En tant qu’outil et mis au premier plan des projets de développement, l’art a le potentiel d’apporter des bénéfices économiques, de raconter des histoires et d’enrichir la vie quotidienne. Pour les esprits créatifs investis dans la refonte des lieux, chaque espace est une toile vierge ; chaque nouveau projet est une occasion de repousser les limites du développement conventionnel.

Panélistes
Ferdi Alici, Directeur de OUCHHH Studio
Malak Abu-Qaoud, Responsable de la culture et des événements à ICD Brookfield Place Dubaï

Modérateur
Alejandro Cardoso Mendoza, CEO MASSIVart & Associé directeur MASSIVart Amérique Latine

 

Rejoignez-nous en direct le jeudi 18 mars à 11 heures (EST).
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En savoir plus sur nos panélistes et notre modérateur

 

Malak Qaoud ICD Brookfield PlaceResponsable de la culture et des événements à ICD Brookfield Place Dubaï
Malak Abu-Qaoud est une leader créative, une conceptrice expérientielle et une consultante en art douée pour les échanges interpersonnels, mettant l’accent sur la relation entre les humains et l’art, les artistes, les expériences et les espaces. Elle est actuellement responsable des arts, de la culture et des événements à l’ICD Brookfield Place Dubai. En tant que créatrice de lieux culturels, elle utilise cet environnement pour offrir une plateforme aux artistes régionaux émergents et établis en présentant gratuitement au public des expériences culturelles de classe mondiale.
 

Ferdi Alici, Director of OUCHHH Studio
Ferdi est un artiste spécialisé dans les nouveaux médias, directeur et fondateur du studio OUCHHH.
OUCHHH est un studio indépendant primé, spécialisé dans les nouveaux médias et possédant une expertise pluridisciplinaire en art, science et technologie. Ouchhh est considéré comme un centre de création multidisciplinaire axé sur les plateformes interactives de nouveaux médias, l’intelligence artificielle, les sculptures et les peintures basées sur des données, les arts publics cinétiques, les expériences immersives et la production de performances architecturales A/V en façade. Ouchhh repousse les limites de l’art en étudiant la relation entre l’architecture, l’art, la science, la technologie, les arts des nouveaux médias et l’intelligence artificielle.
 

Alejandro Cardoso Mendoza, CEO MASSIVart & Associé directeur MASSIVart Amérique Latine
Alejandro est le PDG mondial et associé directeur de MASSIVart Amérique latine. Sous sa supervision, MASSIVart Mexico a ouvert ses portes il y a plus d’un an et connaît un succès constant grâce à des projets d’art public importants avec des promoteurs immobiliers. Avant de rejoindre MASSIVart, Alejandro a été CMO ou PDG pour différentes entreprises de renommée mondiale telles que Citibank, Aeroméxico et Yahoo. Il a passé les 16 dernières années au sein du géant Publicis Groupe basé à Paris, où il a terminé son mandat en tant que président exécutif du groupe pour l’Amérique latine. Au cours de cette partie de sa carrière, il a connu une croissance soutenue pendant 8 années consécutives et a été le premier Mexicain à occuper ce poste pour un groupe publicitaire international. Alejandro est l’un des rares professionnels à avoir eu l’occasion de travailler dans les quatre secteurs de l’industrie de la communication marketing : Publicité, Expérimental, Digital et en tant que client. Alejandro est un fantastique conférencier, un entrepreneur, un expert en matière d’égalité des femmes et un partisan – en tant que membre du conseil consultatif du Women’s Forum for the Economy and Society – et membre du conseil d’administration de différentes entreprises, qui apporte ses connaissances et son enthousiasme à tous les projets dont il est à la tête.

ICD Brookfield Place : à l’avant-garde de l’intégration artistique et culturelle | MASSIVart

ICD Brookfield Place : à l’avant-garde de l’intégration artistique et culturelle

L’installation d’art architectural DATAMONOLITH_AI du studio Ouchhh, maintes fois récompensé au niveau international, est actuellement exposée au cœur d’une tour de bureaux à Dubaï. L’installation d’art public sera exposée à l’ICD Brookfield Place jusqu’au 23 mars 2021.

Dans le but d’encourager un plus grand esprit de communauté, l’ICD Brookfield Place a confié à MASSIVart de donner vie à cette installation d’art public en ces temps troublés par la pandémie.

Pour MASSIVart, ce fut un privilège de travailler avec un client dont la vision s’aligne sur la nôtre. Brookfield Properties, l’un des plus grands groupes immobiliers au monde, a en effet reçu une reconnaissance exceptionnelle pour sa programmation artistique “Arts Brookfield.”

Ben McGregor, directeur des investissements de ICD Brookfield Place, déclare : « Nous sommes incroyablement fiers de lancer notre programme d’art public avec DATAMONOLITH_AI. L’ICD Brookfield Place a toujours aspiré à être une communauté et une institution culturelle créative et avant-gardiste, et cette installation saisissante est la première d’un programme d’expériences culturelles de classe mondiale. Nous espérons que cette installation inspirera non seulement les habitants de notre communauté immédiate de Dubaï, mais qu’elle favorisera également la créativité et la croissance de la scène artistique en plein essor ici aux Émirats arabes unis ».

DATAMONOLITH_AI by Ouchhh curated and produced by MASSIVart for ICD Brookfield Place Dubai

DATAMONOLITH_AI de Ouchhh. Commissionné et produit par MASSIVart pour ICD Brookfield Place, Dubaï.

 

Pour faire suite à tout cela, nous avons souhaité que l’ICD Brookfield Place nous en dise plus sur son rapport à l’art public en tant que développeur immobilier. Voici leurs réponses.

 


En tant que leader de l’industrie immobilière, Brookfield est à l’avant-garde de l’intégration des arts et de la culture. Pourquoi est-il important de donner vie à vos espaces par l’art ?

Nous pensons que l’industrie doit moins se soucier des bâtiments et se concentrer sur la création de lieux où les gens veulent vivre, travailler et se distraire. L’attention portée au placemaking et à l’expérience a une véritable valeur immobilière, c’est une démarche axée sur l’humain qui permet de créer de meilleurs endroits et de meilleures villes. À l’ICD Brookfield Place, nous nous soucions beaucoup de la création de lieux uniques et notre objectif est donc de proposer gratuitement au public des expériences culturelles de classe mondiale.

 

Quel effet cela a-t-il sur l’espace, le public, les clients, les employés ?

L’art public, quel que soit le médium, enrichit les lieux au profit des personnes. L’art peut stimuler l’imagination, raconter une histoire, nous rendre heureux ou simplement créer une belle représentation visuelle.

 

INTO THE CLOUDS by FRIENDS WITH YOU
Brookfield Place Toronto

Comment mesurez-vous le ROI de l’intégration d’art et pourquoi est-il important d’investir dans le placemaking ?

Nous créons une communauté. En investissant dans notre lieu, nous investissons pour nos locataires et nos visiteurs. Nous soutenons le fait que les endroits attrayants rassemblent plus de locataires, et que plus de locataires signifie plus de profits, tout en soutenant les artistes et les jeunes créateurs.

 

Pouvez-vous nous parler de la récente installation artistique DATAMONOLITH_AI sur laquelle nous avons collaboré avec l’artiste Ouchhhh ?

Notre objectif était de lancer le programme artistique de l’ICD Brookfield Place en mettant en avant un artiste régional établi, nous voulions présenter une installation immersive qui raconte une histoire. DATAMONOLITH_AI d’Ouchhh est si riche que tout le monde peut en profiter, quels que soient son âge, ses origines ou sa nationalité. Il est accessible à tous.

 

Quels étaient les défis auxquels vous avez été confrontés lorsque vous avez imaginé ce projet ?

Pendant la pandémie, il est difficile de voyager et de coordonner un projet de cette envergure depuis l’autre bout du monde. Et pourtant, MASSIVart a réalisé ce projet sans encombre et a réussi à coordonner la venue de l’artiste à Dubaï. La communication a toujours été très claire, ce qui nous a permis de prévenir et de résoudre tous les problèmes avant même de les avoir affrontés.

 

Dans ce contexte de pandémie et après, quel peut être le rôle de l’art public pour améliorer la vie quotidienne des gens ?

L’art public est important à bien des égards. Il enrichit l’âme et apporte un contexte culturel, tout en changeant complètement la façon dont les gens interagissent avec un espace. Aujourd’hui plus que jamais, nous devons soutenir les artistes locaux et nos communautés.

 

La scène artistique au Moyen-Orient est riche et l’art public se développe de plus en plus. De quelle manière pensez-vous qu’il serait stratégique de vous positionner à l’avant-garde de cette sphère artistique ?

Nous avons la chance d’avoir tant de talents venant du Moyen-Orient et il faut les mettre en valeur et les soutenir ! En tant que créateurs de lieux culturels, il est de notre devoir de proposer notre bâtiment comme une plateforme pour les artistes régionaux émergents et établis. D’une certaine manière, nous mettons les talents en relation avec nos locataires afin de créer un écosystème sain et des opportunités futures pour ces artistes. Plus important encore, tous nos événements et expositions sont gratuits et ouverts au public.

Des femmes inspirantes qui font la différence dans le milieu artistique | MASSIVart

Des femmes inspirantes qui font la différence dans le milieu artistique

Il est toujours surprenant de voir que la lutte pour l’égalité des sexes est un phénomène si récent.

Ces dernières années, nous avons eu la chance d’assister à plusieurs changements – bien que minimes – dans diverses sphères sociales, l’un d’eux étant le monde de l’art, qui a connu des transformations incroyables en ce qui concerne l’inclusion des femmes artistes et la façon dont elles révolutionnent cette industrie.

N’oublions pas que l’art a été principalement contrôlé par des hommes et que le nombre d’œuvres exposées et produites par des hommes artistes, à ce jour, dépasse celui des femmes.

Voici quelques faits concrets pour nous rafraîchir la mémoire :


Selon une étude menée par l’Université du Luxembourg en 2017, lors des ventes aux enchères, les œuvres d’art des femmes se vendent 47 % moins cher que celles des hommes (1).

Une étude de PLOS (Public Library of Science) a montré que parmi les 18 plus grands musées d’Amérique, 76 % des œuvres d’art exposées appartenaient à des artistes masculins blancs (2).

Néanmoins, des musées comme El Prado à Madrid ou le MoMa à New York, pour n’en citer que quelques-uns, ont récemment décidé de faire des efforts pour augmenter le nombre d’œuvres et/ou d’expositions d’artistes féminines, en essayant de rééquilibrer l’inégalité qui a existé entre les deux sexes.

2020 était sans aucun doute une année prometteuse sur le plan international avec un plus grand nombre d’expositions (virtuelles et présentielles) de femmes artistes, l’inclusion du genre féminin dans l’industrie, et bien sûr, les nombreux mouvements dans le monde qui ont mobilisé des milliers de personnes et sensibilisé notre société.

L’année dernière, nous avons assisté à des mouvements et des protestations incroyables contre la violence envers les femmes, que ce soient les manifestations historiques au Mexique, au Chili et en Europe de l’Est, le mouvement #MeToo dans les pays d’Amérique du Nord et du Moyen-Orient ou la légalisation de l’avortement en Argentine, entre autres.

2020 a peut-être été l’année la plus étrange de notre vie, mais ne nous arrêtons pas là : ce fut une année pleine de changements, de grandes et de petites révolutions, de mouvements nationaux et internationaux qui ont, d’une manière ou d’une autre, contribué à transformer notre société.

Jetons maintenant un coup d’œil à la manière dont les femmes ont joué un rôle important grâce à leur art en 2020. Découvrez quelles sont celles qui nous ont le plus inspirés en voulant faire une différence, en s’impliquant dans les mouvements sociaux et les questions de genre, pour rendre cette année 2021 encore plus stimulante.

 


Julieta Gil / @julietagilg – Artiste mexicaine qui travaille différentes formes d’art, notamment des rendus en 3D, des animations, des installations et des sculptures. Elle s’intéresse aux réalités physiques et digitales, reflétant des thèmes comme le féminisme et la technologie et la façon dont ceux-ci peuvent être utilisés pour transformer la compréhension que nous avons de nos institutions.

 

Eréndira Derbez – Illustratrice, écrivaine et militante mexicaine. Dans son travail, elle représente des thèmes tels que les femmes disparues, le féminicide et la prise de conscience du corps féminin.

 

Alisha Davidson / @alisha_lucia – Illustratrice basée à Toronto qui crée des dessins célébrant les femmes. Elle donne vie à de belles illustrations qui incitent à la réflexion, en diffusant des messages sur l’égalité des sexes et sur les valeurs féministes de solidarité et d’acceptation.

 

Malika Favre / @malikafavre – Illustratrice et graphiste française au style audacieux et minimal. Elle est profondément engagée en faveur de l’empowerment des femmes grâce à ses dessins saisissants.

 

Genesis Belanger – Caractérisées par leur palette de couleurs douces, les représentations insolites des objets du quotidien de l’artiste Genesis Belanger, basée à New-York, examinent des thèmes comme la culture de la consommation et la mysoginie.

 

Chila Burman – Artiste multimédia d’origine indienne qui utilise des matériaux vivants, colorés et audacieux pour transmettre des messages importants comme l’émancipation des femmes. Elle a réalisé cette installation colorée couvrant la façade de la Tate Britain pour donner un peu d’espoir pendant le confinement.

 

Ojima Abalaka – Cette illustratrice du Nigeria explore les droits de l’homme et met l’accent sur les questions d’égalité à travers son travail, grâce à ses illustrations sincères et contemporaines.

 

Renata Petersen / @renatapetersendlt – Artiste mexicaine qui travaille avec différents médias tels que le dessin, la peinture, la photographie et la céramique. Son travail touche à des questions religieuses et sociales à travers des objets de notre vie quotidienne.

 

Beau Dunn / @beaudunnart – Artiste américaine qui travaille avec la sculpture, les néons, la photographie et la peinture ; elle a développé une pratique qui est facilement reconnaissable pour ses couleurs vives et ses propos audacieux sur les pressions sociales et les stéréotypes.

 

Erika Harrsch / @erikaharrsch – Artiste mexicaine qui aborde des questions sociales telles que l’immigration et la préservation de l’environnement par le biais d’installations artistiques immersives.

 

Bien qu’il y ait encore beaucoup de chemin à parcourir sur les questions liées à l’inclusion des femmes et des autres minorités, il reste que les progrès sont là. Nous sommes impatients de voir plus de femmes inspirantes prendre part à des mouvements créatifs qui nous remplissent le cœur d’espoir pour un monde meilleur !

 

– Estefania Cardoso, directrice générale de MASSIVart Mexico


(1) Adams, R. Kräussl, M.Navone, P. Verwijmeren, 2020. Gendered prices. Review of Financial Studies
(2) Étude de PLOS/ dans The Art World Needs More Women, 2020, écrit par The Representation Project.
Image de couverture : Malika Favre
OUCHHH : La combinaison de l’art et de la technologie dans les espaces publics | MASSIVart

OUCHHH : La combinaison de l'art et de la technologie dans les espaces publics

Plus que jamais, les villes se tournent vers les artistes, les architectes et les designers pour créer des projets d’espaces publics pertinents. L’art public est souvent utilisé pour créer et renforcer un sentiment d’appartenance, mais il peut aussi servir à remettre en question notre relation avec notre environnement, à susciter des conversations, à informer et à éduquer.

À l’occasion de notre premier projet à Dubaï, à l’ICD Brookfield Place, pour lequel nous avons collaboré avec le célèbre studio de nouveaux médias Ouchhh, nous avons voulu leur donner la parole pour s’exprimer sur leur démarche artistique et leur relation à l’art public.
 

Pouvez-vous nous en dire plus sur Ouchhh ?

Ouchhh explore les frontières de l’art en menant des recherches sur les relations entre l’architecture, l’art, la science, la technologie, les nouveaux arts médiatiques et l’intelligence artificielle. Nous considérons chaque projet comme un défi et adoptons une approche nouvelle et unique pour l’ensemble de notre travail. Notre parcours en studio a commencé il y a 10 ans. L’équipe interne (25 personnes) est composée de talents variés : artistes AI, ingénieurs, académiciens, codeurs créatifs, designers, motion graphic designers, et media designers, tous avec une vision commune : le savoir crée des expériences publiques uniques. Ouchhh a créé environ 52 projets d’art public pour des villes de presque tous les continents.
 

Comment décririez-vous le processus de création de votre studio ?

Chaque projet artistique commence par des questions importantes et significatives. Notre principale question pour DATAMONOLITH_AI était « Que se passerait-il si la conscience des plus anciennes données sur les origines du monde et l’IA se réunissaient pour un projet d’art public architectural ? » Nous avons collaboré avec des scientifiques et des académiciens pour créer cette sculpture hybride composée de données. Nous avons ensuite constitué notre équipe pour y inclure des scientifiques spécialisés dans les données, des codeurs d’IA et des concepteurs d’animation. En général, nous réinventons notre processus de création pour chaque installation, au cas par cas. En utilisant le réseau antagoniste génératif (GAN) et les algorithmes d’IA, nous avons créé DATAMONOLITH_AI, qui a appris à partir des données de Gobeklitepe (datant de la période néolithique pré-poterie : 9600-7000 avant JC).
 

Pourquoi vous êtes-vous concentrés sur les nouveaux arts médiatiques ?

Les progrès technologiques ont toujours permis de stimuler le développement des formes d’art. La peinture, la sculpture, la musique et la photographie n’ont pas fait exception à la règle. La science a longtemps inspiré l’art et les artistes, de Picasso et Léonard de Vinci à Dali et Samuel Morse. Ils sont la preuve de la manière dont les idées scientifiques pouvaient inspirer des œuvres d’art remarquables. Ces maîtres de l’histoire sont notre plus grande source d’inspiration. En ce sens, en tant que Studio Ouchhh, nous aimons toujours repousser les limites dans nos œuvres grâce à la science et à la technologie. Depuis toujours, les nouveaux arts médiatiques célèbrent le lien entre l’art et la science. Les technologies numériques nous permettent de développer des sculptures à base de données, des expériences immersives et de nouveaux mondes alternatifs. La montée de l’art virtuel offre également de nouvelles possibilités de création, et nous sommes donc ravis de voir se développer les nouveaux arts médiatiques chaque jour.
 

DATAMONOLITH_AI by Ouchhh curated and produced by MASSIVart for ICD Brookfield Place DubaiAvec quels types de données travaillez-vous habituellement ?

Nos données proviennent de sources très différentes comme le cerveau humain, l’espace, les origines anciennes, les sons, les images, les textes, etc… Nous utilisons les données comme un pinceau et les algorithmes comme notre toile qui transforme ces données en un atout esthétique que le public peut expérimenter de nombreuses façons. Par exemple, notre projet Poetic AI n’est pas seulement une expérience immersive. Elle peut être lue comme un livre et touchée comme une sculpture physique faite de 20 millions de lignes. Nous aimons transformer des données invisibles en une œuvre d’art qui peut être vue.
 

Pouvez-vous nous en dire plus sur l’installation DATAMONOLITH_AI pour laquelle nous avons collaboré ?

Les films de science-fiction et les grands scientifiques sont toujours nos principales inspirations. Stanley Kubrick et 2001 : l’Odyssée de l’espace ont également fortement influencé notre conception de cette installation.
 

Comment en êtes-vous venu à travailler dans les espaces publics ?

Nous avons un rêve qui est celui du codage secret des univers hybrides cosmiques multidimensionnels réalisés par l’IA sans limites architecturales physiques dans les espaces publics. C’est pourquoi nous nous efforçons activement de pénétrer dans les espaces publics grâce aux outils des nouveaux médias.
 
DATAMONOLITH_AI by Ouchhh curated and produced by MASSIVart for ICD Brookfield Place Dubai

Qu’est-ce qui est important pour rendre l’art accessible à tous à tout moment ? Comment crée-t-il un impact ?

Il est important pour nous de faire voir et sentir aux gens des choses qu’ils ne vivent pas forcément dans leur vie quotidienne. Notre principale inspiration vient de la physique, de la géologie, de la science et de la nature. Ces inspirations façonnent nos bases de conception. Nous avons appliqué notre connaissance de ces principes à la conception de produits dans toutes les disciplines, de l’échelle micro à l’échelle macro. Les sentiments que nous voulions ressentir ont grandement influencé notre façon de concevoir nos œuvres. Nous aimons nous concentrer sur la réaction émotionnelle face au lien scientifique entre l’homme et l’art.
 

Quelle est votre vision de la « ville du futur » ?

Nous pensons que l’art et la technologie seront présents dans des expériences immersives plus audacieuses et ambitieuses dans les villes. La technologie change la façon dont nous fabriquons, expérimentons et partageons nos idées. Les collectionneurs d’art adorent explorer ce domaine fascinant de la technologie et de la créativité. Dans nos œuvres, l’intégration de la science et de la technologie avec l’art doit d’abord servir les émotions du public. Beaucoup d’entre nous connaissent le sentiment d’être touché par une œuvre d’art. Lorsqu’une œuvre d’art touche notre âme, ça bouleverse notre vie. Nous sommes téléportés dans un lieu différent qui est un univers parallèle. L’art est agréable pour les yeux tandis que la science est un moyen de transmission. Comme l’a dit Albert Einstein : « La plus belle chose que nous puissions vivre est le mystère. C’est la source de tout art véritable et de toute science ». L’inconnu, le mystérieux, est donc le lieu où l’art et la science se rencontrent. Le mélange de ces deux disciplines génère une nouvelle façon de penser, tant pour l’artiste que pour le public.

Se réapproprier nos espaces : Design, communauté et co-création | MASSIVart

Se réapproprier nos espaces : Design, communauté et co-création

Le 29 janvier, Philippe Demers, associé fondateur et directeur créatif de MASSIVart, a été invité par Entro à prendre la parole lors d’un panel portant sur l’importance de l’inclusivité en matière de conception des espaces publics. Se réjouissant de l’opportunité de discuter de la manière dont MASSIVart défend la diversité dans ses projets, Philippe a également souhaité souligner que l’art est un vecteur avéré de changement social et qu’il détient un grand pouvoir dans sa capacité à créer des espaces sécuritaires. Philippe a été rejoint dans cette conversation par d’autres experts de l’industrie, dont les réponses inspirantes ont été résumées dans cet article.

Panélistes :
Heela Omarkhail, Vice-présidente, Impact social au sein de Daniels Corporation
Dr. Julie Nagam, Chaire de recherche du Canada en arts indigènes, collaborations et médias numériques
Rochelle Maresh, Stratégiste chez Alliance Architects
Pru Robey, Présidente de Pru Robey Consulting

Modérateur :
Vedran Dzebic, Responsable de la recherche et du développement chez Entro
 

ENTRO Panel

Au cours de l’année dernière, les événements survenus dans le monde nous ont amenés à réexaminer notre rapport aux espaces, tandis que les mouvements sociaux nous ont permis de nous interroger sur les personnes qui y avaient accès. Alors que notre perception du lien humain avec les lieux évolue, l’inclusion pourrait bien être le principe directeur qui nous permettra de reconquérir et de redynamiser nos espaces. Mais le simple désir de les créer n’est pas suffisant.

 

Comment pouvons-nous créer des environnements chaleureux et inclusifs ? Quels changements dans notre façon de penser sont nécessaires pour favoriser l’inclusion ? Et quelle valeur une telle réflexion crée-t-elle ?

 
Selon Heela Omarkhail, l’inclusion ne se fera pas par hasard. Elle ne sera pas un simple effet secondaire du processus de conception, car elle exige une certaine intention. Par exemple, la Daniels Corporation a identifié trois éléments qui peuvent aider à faciliter l’inclusion :
– les arts et la culture
– l’alimentation et l’agriculture urbaine
– le sport et l’activité physique

Ils peuvent être utilisés comme des outils, incorporés dans la conception des lieux et des programmations, qui encouragent les gens à se rassembler, indépendamment de leur langue, de leur origine raciale ou socio-économique.

Pour le Dr. Julie Nagam, le processus de conception et de création des espaces communautaires devrait être entre les mains des leaders du BIPOC ou, au moins, en collaboration directe avec eux. La décision d’inclusion doit être délibérée, dès le début d’un projet. L’un des meilleurs moyens de s’en assurer est de veiller à recruter des personnes en interne ou à faire appel à des consultants qui reflètent réellement les communautés pour lesquelles nous construisons et concevons. Il est alors très bénéfique de reconnaître que l’expertise peut ne pas provenir d’une formation professionnelle, mais plutôt d’expériences vécues.

Faisant écho aux propos du Dr Nagam, Pru Robey propose une citation percutante : “Le racisme n’est pas le requin, c’est l’eau dans laquelle nous nageons tous les jours.” Reconnaître les mécanismes toxiques et être honnête avec nos communautés à leur sujet nous aidera à imaginer un avenir commun : un avenir dans lequel les gens auront un intérêt réel et significatif.

Parlant des valeurs émotionnelles et sociales du design inclusif, Philippe Demers estime que l’architecture et les espaces créés agissent comme des canevas. Construire de belles infrastructures, ou des toiles vierges, n’est que le premier pas vers la création de lieux où les gens peuvent peindre figurativement leurs propres scènes. Il est essentiel de prévoir une programmation culturelle car non seulement elle favorise la création de nouvelles histoires et de liens, mais elle maintient aussi l’intérêt et l’engagement des communautés.

Convaincre les développeurs qu’il existe une valeur financière concrète pour le design inclusif représente cependant un véritable défi. MASSIVart, Entro et l’Université Ryerson espèrent être les pionniers du changement grâce à une étude visant à découvrir des moyens de mesurer quantitativement le retour sur investissement du placemaking.

 

Quels sont les outils que nous pouvons utiliser pour impliquer les gens ? Comment créer un processus de co-création efficace ?

 
Faisant référence aux outils utilisés couramment, Rochelle Maresh souligne qu’ils ne sont souvent pas en mesure d’atteindre des groupes de personnes diversifiés et plus inclusifs, qui n’ont peut-être pas pu prendre congé pour assister à des ateliers virtuels ou à des réunions publiques. La technologie peut être un obstacle. Si elle ouvre des portes pour certains, elle peut en fermer pour d’autres. Nous devrions prendre des mesures pour atteindre une population plus large, par exemple en utilisant les vitrines des magasins pour expliquer aux passants comment ils peuvent répondre à un appel à la communauté. Les gens ne devraient pas avoir besoin d’un téléphone ou d’un accès à Internet pour recevoir des informations sur la façon de s’impliquer.

Lors de la collecte d’informations, faire preuve d’empathie aidera les designers à comprendre qui seront leurs principaux usagers. Il est tellement important de savoir à quoi ressemble leur vie, quelles ont été leurs expériences, ce qui a influencé la façon de percevoir l’espace ou la façon dont ils voudraient y participer. Nous devrions nous demander comment les espaces que nous construisons peuvent permettre aux gens de se sentir suffisamment confiants et en sécurité pour pouvoir s’exprimer pleinement.

Du côté de MASSIVart, Philippe note que l’empathie fait partie intégrante du travail de curateur. Aujourd’hui plus que jamais, la sélection d’œuvres d’art pour un espace public est axée sur ce qui a un sens pour la communauté dans laquelle elles se trouvent. L’époque où les visions académiques déterminaient ce qu’était l’art ou la culture est révolue. Les commissaires développent une capacité à écouter les gens et à être sensibles à leurs besoins, en comprenant qu’ils conçoivent des espaces dans lesquels ceux-ci vont réellement vivre et qui, espérons-le, seront souvent utilisés. Les artistes ne doivent pas seulement jouer un rôle dans l’embellissement des espaces, car ils sont à l’écoute de ce qui se passe dans leurs communautés et le font savoir, ils devraient donc être inclus dans les processus de conception dès le début.

 

Comment peut-on considérer qu’un projet de design est « inclusif » ?

 
Comme le dit le Dr. Nagam il y a une raison pour laquelle les gens sont attirés par les projets ayant une base populaire. Ils ont le sentiment qu’ils sont plus organiques. Les agences de design et d’architecture doivent apprendre à mieux travailler avec les artistes, à ne plus les considérer comme des collaborateurs esthétiques mais plutôt comme des partenaires. Il s’agit d’écouter le savoir collectif, d’apprendre par la pratique, et de s’assurer qu’il existe une relation de réciprocité. Quel est le résultat final ? Qu’est-ce que la communauté en tire ? Comment se sent-elle considérée ? L’évaluation des retombées d’un projet est une chose que nous ne faisons pas bien en général, selon elle, dans presque tous les domaines.

Le consensus général ? La mobilisation en faveur de l’inclusion ne s’arrête pas au moment où le projet se termine. Pour Heela et la Daniels Corporation, ils ont appris qu’il ne s’agit pas simplement de « construire et ils viendront », il s’agit de « construire, programmer, promouvoir » et les gens commenceront à venir. Mais, si nous pouvons prioriser dès le départ le fait que les gens sentent qu’ils ont un intérêt dans le projet, il est probable que l’utilisation des espaces créés se fera plus naturellement.

Lumière sur l’artiste : Victor Pérez-Rul | MASSIVart

Lumière sur l'artiste : Victor Pérez-Rul

L’équipe créative de MASSIVart souhaite une fois de plus mettre à l’honneur un artiste qu’elle aime. Cette fois-ci, nous avons parlé avec Victor Pérez-Rul pour entrer dans son monde et en apprendre davantage sur les inspirations qui se cachent derrière son travail. Merci à lui de nous avoir permis de découvrir tant de choses sur sa démarche !

 

L’œuvre de Víctor Pérez-Rul (Mexico, 1983) est une recherche artistique permanente dans laquelle convergent l’art, le rétro-futurisme, les sciences naturelles, la cosmologie, l’ingénierie, le design et de subtiles références pop. Ses sculptures solaires sont des projets expérimentaux collaboratifs, des installations à grande échelle, des objets physiques et virtuels qui proposent et explorent de nouvelles façons de comprendre, de percevoir et d’imaginer l’univers, l’énergie et la vie.

Pour faciliter son activité artistique et créative expérimentale, multidisciplinaire et collaborative, Victor a fondé le Studio Victor Pérez-Rul en 2010 : un studio d’art qui travaille dans la recherche artistique sur l’énergie et les êtres vivants en tant que systèmes de traitement de l’énergie, convergeant à travers la sculpture artistique, l’installation, les environnements et les paysages physiques et virtuels, l’architecture expérimentale, le design d’objets, le futurisme, la réflexion technologique et les visions du monde non anthropocentriques telles que le post-humanisme et le nahualisme.

Le travail de Victor Pérez-Rul a été présenté dans différents pays, tels que la Corée du Sud, les Pays-Bas, l’Allemagne, l’Italie, les États-Unis d’Amérique, le Costa Rica et le Mexique.
 

Exoskeleton 1.2, sketch et oeuvre de Víctor Pérez-Rul

 

MASSIVart : Quel est l’objectif principal de ton travail ?

VPR: Partager mon émerveillement pour le monde et expérimenter ses mystères. Je cherche à me plonger, à travers l’expérience hétérogène de l’art, dans les grandes questions de notre espèce, comme par exemple : qu’est-ce que l’Univers ? Qu’est-ce que la vie ? Vivre et partager mon travail est toujours une aventure inachevée dans la quête de la liberté, de l’émerveillement et de la connaissance.
 

Stella and Voyager, schéma conceptuel et oeuvre de Víctor Pérez-Rul

 

MASSIVart : Quelles sont tes inspirations ? D’où viennent les idées qui mènent à la création d’une œuvre ?

VPR: Je suis inspiré par la nature, les paysages, les insectes, les créatures sous-marines, le psychédélique, les anime, les jeux vidéo, le rétro-futurisme, l’exploration spatiale, les cyborgs, l’architecture, la musique en général, la musique électronique en particulier et les sciences naturelles. Les idées peuvent venir de différents endroits : un rêve, une méditation, une conversation, une lecture, en marchant, sous la douche… vous voyez. Souvent, les idées viennent par morceaux, à différents endroits et à différents moments et elles s’accumulent (à travers des textes, des croquis, des diagrammes, des maquettes, etc.) jusqu’à ce qu’elles génèrent une idée complète, généralement utopique. La tentative d’atteindre cette vision utopique, jusqu’à la pièce idéale, est la façon dont l’idée se matérialise dans une œuvre d’art. En ce sens, chaque pièce sur laquelle je travaille est une tentative, une expérience inachevée.
 

MASSIVart: Quels sont les thèmes qui t’intéressent le plus et que tu souhaites exprimer à travers tes œuvres ?

VPR: Peut-être que la plus récente constante de mon travail réside dans l’expression de mondes possibles et dans la façon dont ces mondes peuvent être suggérés et se déployer à travers l’art. Actuellement, je travaille sur des thèmes liés aux théories et aux spéculations sur l’origine de la vie et les limites vagues entre ce que nous considérons comme vivant et non vivant.
 

The arrival, premier module terminé et oeuvre par Víctor Pérez-Rul

 

MASSIVart: Comment décrirais-tu ton processus ?

VPR: Comme une aventure d’exploration : un jour je peux être dans une forêt tropicale, l’autre dans une mine, le suivant en train de lire dans mon studio, de travailler à l’ordinateur ou de regarder des dessins animés. À la fin, toutes les expériences et les connaissances que j’accumule commencent à se transformer en pièces par le biais de diagrammes, de croquis, de prototypes et de leur itération. J’essaie de faire en sorte que les pièces que je crée puissent servir de catalyseurs d’expériences complexes pour le spectateur, des expériences qui ne peuvent être possibles d’aucune autre manière. Pour cela, j’ai adapté l’idée que mes pièces doivent être le point de convergence entre différents éléments tels que la réflexion, la fiction, la spéculation, la science, la culture pop, l’ancestral et le transcendantal, tous mélangés sans distinction. Ce point de convergence dans l’univers de mon travail est ce que j’ai appelé Tesseract.
 

Tesseract, schéma de Víctor Pérez-Rul

 

MASSIVart: Quel est ton plus grand défi lors de la création d’une œuvre ?

VPR: Les solutions techniques. J’aime travailler et expérimenter avec des processus, des technologies et des éléments qui peuvent prendre beaucoup de temps et de connaissances. Mes pièces sont toujours issues d’une tension entre le contenu, l’expérimentation, les possibilités techniques, les coûts de production et la qualité. La liberté créative comporte de grands défis.
 

Studio de Víctor Pérez-Rul à Mexico

 
 

MASSIVart vous inspire – #3 | MASSIVart

MASSIVart vous inspire - #3

« Ça va aller », mais tout ira mieux si nous sommes inspirés.

 
Alors que la pandémie gagnait du terrain, partout sur le globe, nous avons repensé nos vies. La façon dont nous sommes connectés, celle dont nous échangeons, a pris un nouvel air. Nous sommes restés dans le confort de nos maisons. Nous avons réévalué le rythme auquel nous vivions. Nous nous concentrons davantage sur l’essentiel, ce qui nous motive, nous fait avancer, chaque jour. Nous avons repris le livre que nous avions commencé à lire mais que nous n’avions jamais terminé – normal, nous n’avions pas le temps. Nous avons renoué avec notre bien-être et nous nous sommes concentrés sur ce qui nous a apporté du réconfort : un bon repas, des vieux films et de l’art.

La force de MASSIVart se trouve dans sa volonté de créer des expériences uniques centrées sur l’humain pour se divertir, être connecté et inspiré par l’art. Nous avons donc pensé à demander notre fantastique équipe de vous en dire un peu plus sur ce qui les aide à se détendre, à s’inspirer, ce qui leur réchauffe leur cœur et qui les aide à se dire que cela aussi, passera.

Découvrez la troisième partie de cette série d’articles !
 
 

Emmanuel Asperó – Chargé de projet

Emmanuel aime la musique, la nourriture, les animaux et est un très mauvais danseur. Pendant son temps libre il fait de la plongée sous-marine, de la batterie et de la peinture. Il est du soir plutôt que du matin. Il n’aime pas les endroits bruyants et bondés.

 
Un objet dont tu ne peux pas te passer : Mon casque (écouteurs)
Livre préféré : L’Aveuglement de José Saramago
Artiste préféré : Horacio Quiroz
Ta chanson : Babylon Rule Dem – Groundation (bonus* Too many puppies – Primus)
Plat / Boisson-réconfort : Tacos de pastor avec de la bière noire
 

 

 

 

Philomène Deve – Directrice artistique

Philomène rit dans son sommeil. Elle aime toutes sortes de pains, des naans moelleux aux baguettes croustillantes. Elle est la maman de plusieurs plantes et ne peut s’empêcher d’en adopter d’autres. Elle fait du snowboard en hiver et joue très mal au tennis en été. Elle est une grande fan de Hong Kong et aspire à y vivre à nouveau un jour.

 
Un objet dont tu ne peux pas te passer : Ma vapoteuse… avec un peu de chance, je m’en passerai un jour !
Livre préféré : Tous les livres d’illustration de Jean-Jacques Sempé
Artiste préféré : Sara Hagale
Ta chanson : Bette Davis Eyes – Kim Carnes
Plat / Boisson-réconfort : Un cassoulet, une bonne bière ou un Sortilege (whisky canadien au sirop d’érable)
 

 

 

 

Philippe Demers – Associé fondateur & Directeur créatif

Ex-guide d’aventure en plein air, Phil est accro à la nature et ne peut pas rester en place trop longtemps. Il aime le camping, les plantes et les brunchs entre amis. Il essaie actuellement d’apprendre la guitare. Rêve de plonger dans la grande barrière de corail australienne.

 

Un objet dont tu ne peux pas te passer : Mon vélo, mon cerf-volant et mon couteau de cuisine japonais
Livre préféré : Toutes les nouvelles « Arsène Lupin, Gentleman cambrioleur » de Maurice Leblanc
Artiste préféré : David Spriggs (Vancouver) pour les installations et Kathryn Macnaughton (Toronto) pour les peintures
Ta chanson : Mount Kimbie – Marilyn + Neil Frances – Music Sounds Better With You
Plat / Boisson-réconfort : Croissant ou pâté au poulet et smoothie à la mangue

 

 

 

 

Maxim Céré-Marcoux – Directeur financier

Maxim est un voyageur passionné, accro aux jeux de société, qui essaye de résister au désir d’avoir plus de plantes vertes en prenant en compte son besoin d’oxygène pendant la nuit.

 
Un objet dont tu ne peux pas te passer : La casquette fait de plus en plus partie de ma vie maintenant
Livre préféré : La série de livres de fiction Dune (et le film à venir !!)
Artiste préféré : Le travail de Corentin Laurens attire mon attention depuis un certain temps
Ta chanson : Toutes les chansons d’Ambar Lucid
Plat / Boisson-réconfort : Sans aucune hésitation, un tartare de thon et un bon Sangiovese

 

 

 

 

Sun Min Dufresne – Directeur administratif, Associé

Sun est un gourmand qui aime trinquer avec ses amis. Un peu trop cartésien parfois, il aime sortir de sa zone de confort. C’est aussi un père génial !

 
Un objet dont tu ne peux pas te passer : Ma grille Excel ?
Livre préféré : J’ai « Réinventer l’organisation » de Frédéric Laloux sur ma table de chevet en ce moment
Artiste préféré : J’ai découvert Nicolas Grenier au cours des dernières années. J’adore son travail.
Ta chanson : En ce moment, j’écoute Dominique Fils-Aimé, tout l’album est génial ! Je consomme du local (Québec) 😉
Plat / Boisson-réconfort : Donnez-moi des pâtes fraîches italiennes et des fruits de mer, s’il vous plaît !
 

 

 

Prenez soin de vous !

MASSIVart vous inspire – #2 | MASSIVart

MASSIVart vous inspire - #2

« Ça va aller », mais tout ira mieux si nous sommes inspirés.

 
Alors que la pandémie gagnait du terrain, partout sur le globe, nous avons repensé nos vies. La façon dont nous sommes connectés, celle dont nous échangeons, a pris un nouvel air. Nous sommes restés dans le confort de nos maisons. Nous avons réévalué le rythme auquel nous vivions. Nous nous concentrons davantage sur l’essentiel, ce qui nous motive, nous fait avancer, chaque jour. Nous avons repris le livre que nous avions commencé à lire mais que nous n’avions jamais terminé – normal, nous n’avions pas le temps. Nous avons renoué avec notre bien-être et nous nous sommes concentrés sur ce qui nous a apporté du réconfort : un bon repas, des vieux films et de l’art.

La force de MASSIVart se trouve dans sa volonté de créer des expériences uniques centrées sur l’humain pour se divertir, être connecté et inspiré par l’art. Nous avons donc pensé à demander notre fantastique équipe de vous en dire un peu plus sur ce qui les aide à se détendre, à s’inspirer, ce qui leur réchauffe leur cœur et qui les aide à se dire que cela aussi, passera.

Découvrez la seconde partie de cette série d’articles !
 
 

Christine LeBlanc – Chargée de projet

Christine est peintre et joue du banjo pendant son temps libre. Elle se sent beaucoup mieux quand elle porte des motifs rayés ou floraux et elle rêve d’écrire un livre.

 
Un objet dont tu ne peux pas te passer : Ma tasse de café du matin
Livre préféré : Dave Beech, Beauty
Artiste préféré : Allison Schulnik
Ta chanson : Lisa LeBlanc – J’pas un cowboy
Plat / Boisson-réconfort : Lasagnes et un bon verre de vin rouge
 

 

 

 

Jimena Lopez – Coordinatrice créative

Une gourmande qui apprécie particulièrement le pain et les sucreries. Aime explorer sa ville pour trouver des vieilles bibliothèques ou de nouveaux lieux de brunch. Sa saison préférée est l’automne et elle aime son chat plus que tout.

 
Un objet dont tu ne peux pas te passer : Un élastique pour attacher mes cheveux
Livre préféré : Near to the Wild Heart – Clarice Lispector
Artiste préféré : Laurena Finéus & Othiana Roffiel / Elliott Routledge
Ta chanson : Hypnotize de Notorious B.I.G., Money Trees de Kendrick Lamar, Open de Rhye
Plat / Boisson-réconfort : Pastor tacos et jus de goyave ou pizza et bière
 

 

 

 

Lydia Van Staalduinen – Environment Designer


Lydia adore découvrir de nouveaux restaurants au design (et aux plats) incroyables, rêver, envoyer des enveloppes illustrées, regarder de vieux films, recevoir ses amis à la maison et son chat !

 

Un objet dont tu ne peux pas te passer : 📸 Appareil photo argentique. Je me limite à 3 pour le moment, chacun avec des pellicules différentes pour diverses occasions et météos.
Livre préféré : MILK Magazine
Artiste préféré : Sabrina Ratté
Ta chanson : New Error – Moderat
Plat / Boisson-réconfort : 🍜 Ramen épicé supplément oeuf // 🍹 Moscow mule

 

 

 

 

Thomas Goessaert – Chargé de projet


Thomas aime le base-ball, les road trips et essayer de nouveaux plats. Il est mécanicien moto, et il travaille à vaincre son vertige.

 
Un objet dont tu ne peux pas te passer : Mon vélo est mon objet le plus cher, c’est un Norco des années 70 que m’a donné mon père
Livre préféré : The Work of Art in the Age of Mechanical Reproduction de Walter Benjamin
Artiste préféré : Evan Penny or David Altmejd
Ta chanson : Heavy, California – Jungle
Plat / Boisson-réconfort : Pizza maison et cidre Bourbon

 

 

 

Prenez soin de vous !

MASSIVart vous inspire – #1 | MASSIVart

MASSIVart vous inspire - #1

« Ça va aller », mais tout ira mieux si nous sommes inspirés.

 
Alors que la pandémie gagnait du terrain, partout sur le globe, nous avons repensé nos vies. La façon dont nous sommes connectés, celle dont nous échangeons, a pris un nouvel air. Nous sommes restés dans le confort de nos maisons. Nous avons réévalué le rythme auquel nous vivions. Nous nous concentrons davantage sur l’essentiel, ce qui nous motive, nous fait avancer, chaque jour. Nous avons repris le livre que nous avions commencé à lire mais que nous n’avions jamais terminé – normal, nous n’avions pas le temps. Nous avons renoué avec notre bien-être et nous nous sommes concentrés sur ce qui nous a apporté du réconfort : un bon repas, des vieux films et de l’art.

La force de MASSIVart se trouve dans sa volonté de créer des expériences uniques centrées sur l’humain pour se divertir, être connecté et inspiré par l’art. Nous avons donc pensé à demander notre fantastique équipe de vous en dire un peu plus sur ce qui les aide à se détendre, à s’inspirer, ce qui leur réchauffe leur cœur et qui les aide à se dire que cela aussi, passera.

Découvrez la première partie de cette série d’articles !
 
 

Claire Tousignant – Associée directrice (Montréal)


Claire vit pour la randonnée, adore le Japon et achète des vinyles au hasard pour découvrir de la nouvelle musique.

 
Objet dont tu ne peux pas te passer : Mon vélo
Livre préféré : La tétralogie “La mer de la fertilité”, Yukio Mishima
Artiste à découvrir : Kim Dorland
Ta chanson : Summer de Celeste
Plat / Boisson-réconfort : Impasto 🙂

 

 

 

 

evlyne Laurin – Directrice Client & Développement


evlyne aime l’eau pétillante, la couleur orange, les post-its, n’écrit qu’à l’encre noire et a une phobie des pigeons – elle a également une obsession pour le « snail mail » ainsi que les cactus poilus et photographier ses pieds dans ses « gougounes » crocs sur Instagram !

 
Objet dont tu ne peux pas te passer : mon masque de sommeil Lunya
Livre préféré : Culture Crash de Scott Timberg ou la trilogie sur l’art de Don Thompson
Artiste à découvrir : Laurena Finéus & Katherine Takpannie
Ta chanson : Free (feat Emeli Sandé) de Rudimentals ou Luscious Life de Patrick Watson
Plat / Boisson-réconfort : “Dirty Chai tea” ou un Dirty Martini

 

 

Annabelle Jenneau-Younès – Chef de projet

Annabelle aime les chats, les jeux vidéos, est passionnée par le cinéma et aimerait faire un tour de l’Asie en sac à dos. Elle apprécie particulièrement les brunchs du samedi matin et l’air frais de l’automne.

 
Objet dont tu ne peux pas te passer : Mon peignoir du week-end
Livre préféré : Azteca de Gary Jennings
Artiste à découvrir : Rajni Perera
Ta chanson : Out of time men de Mick Harvey
Plat / Boisson-réconfort : Matcha latté

 

 

 

Estefania Cardoso – Directrice générale, MASSIVart Mexico

Estefania aime les animaux et la musique des années 80. Elle boit plus de lattes que d’eau et lit des livres sur l’astrologie.

 
Objet dont tu ne peux pas te passer : ma tasse à café réutilisable
Livre préféré : Into the wild de Jon Krakauer
Artiste à découvrir : Rocca Luis Cesar
Ta chanson : Red Eyes – The War on Drugs
Plat / Boisson-réconfort : Bière avec du Clamato

 

 

 

 

 

Alejandro Cardoso – Associé directeur, MASSIVart Amérique Latine

Alejandro ne supporte pas les araignées. Il regarde les films plusieurs fois afin de les apprécier sous différents angles. Il adore les livres de Stephen King et lit toujours deux livres en même temps. Il est un grand fan de sport mais n’en pratique que deux. Il ne marche jamais sur les lignes du sol. Il appréciait les chiens, maintenant il les aime 🙂

 
Objet dont tu ne peux pas te passer : Mon MAC
Livre préféré : The Fountainhead de Ayn Rand
Artiste à découvrir : Damian Ortega
Ta chanson : Opening de Philip Glass ou I’d love to change the world de Ten Years After
Plat / Boisson-réconfort : Spaghetti carbonara / Martini sec passé au shaker
Réalisateur de film préféré (*Ajouté avec rebellion) : Il y en a trois : Peter Greenaway & Woody Allen & Martin Scorsese
 
 

Prenez soin de vous !

Lumière sur l’artiste : Alejandra Ballesteros | MASSIVart

Lumière sur l'artiste : Alejandra Ballesteros

Nous avons récemment célébré le premier anniversaire de MASSIVart Mexico et pour marquer ce moment nous voulons mettre à l’honneur une artiste mexicaine que nous adorons et qui apportera de la couleur et de la joie à votre journée !

 

Nous sommes donc entrés dans l’univers d’Ale Ballesteros pour en savoir plus sur les inspirations et les motivations qui se cachent derrière son travail.

Ale Ballesteros est une artiste mexicaine de 28 ans. Elle est designer de profession mais la vie l’a menée dans le monde de l’illustration. Elle aime la plage, parler sans arrêt et la pizza à l’ananas. Au cours de sa carrière, elle a collaboré avec diverses marques telles que Google Allo, Snapchat, Travel Leisure, Shondaland, Bonafont, Nike, WeWork et Gaia, entre autres.

Alejandra Ballesteros

A gauche : portrait de l’artiste / A droite : “Spring” par Alejandra Ballesteros

 

Son travail se caractérise par l’utilisation de couleurs vives, de formes simples et organiques, de compositions dynamiques et de thèmes tropicaux avec des touches d’empowerment féminin. Pour elle, l’illustration est une manière de matérialiser son monde intérieur :

« Il y a des moments où j’ai tellement d’idées et de sentiments que les illustrer me libère et me laisse de l’espace pour continuer à ressentir » a commenté Ale.

 

Ale est née à Mexico mais elle a grandi et vécu la majeure partie de sa vie à Cancun où elle a déménagé à ses 6 ans. Le fait d’avoir grandi au coeur de ces paysages chauds et riches a eu une grande influence sur le travail de l’artiste, qui dépeint des mondes aux couleurs puissantes et aux lignes fluides.

 

A gauche : Le paysage naturel de Cancun, au Mexique, est une source d’inspiration importante pour l’artiste / A droite : “Amanecer” par Alejandra Ballesteros

 

Ale trouve également son inspiration dans l’art préhispanique pour ses formes organiques et le symbolisme qui en découle. Cet art montre également un lien fort avec le monde naturel, qui résonne dans le travail d’Ale.

« Tout autour de moi m’inspire, j’aime jouer à simplifier les formes de ce qui m’entoure. La nature m’inspire aussi pour créer de nouvelles formes aux objets du quotidien. J’aime sentir que mes illustrations « coulent ». » nous dit Ale.

 

A gauche : “Chiens qui dansent”, sculpture préhispanique de l’État de Colima, Mexique / A droite : “Amando el sol” par Alejandra Ballesteros

 

Une autre grande inspiration pour l’artiste est le travail du français Henri Matisse. Ale parvient à amener l’utilisation surprenante de la couleur et la fluidité des lignes signature de Matisse dans un contexte latin contemporain :

« J’essaie de faire en sorte que mon travail révèle ma vision tropicale du monde pour créer des images uniques et mémorables. » a commenté Ale.

 

A gauche: “Odalisque à la culotte rouge”, Henri Matisse, 1927 / A droite: “Juntas” par Alejandra Ballesteros

 
 

Quelle première année pour MASSIVart Mexico ! | MASSIVart

Quelle première année pour MASSIVart Mexico !

Le 8 octobre 2019, nous avons lancé MASSIVart Mexico sans se douter une seule seconde de ce qui arriverait quelques mois plus tard.

 

Comme beaucoup d’autres entrepreneurs, nous avons débuté cette nouvelle activité dans un état d’esprit confiant, avec une certaine vision et beaucoup de convictions. Si on nous avait prévenu qu’une pandémie allait venir balayer sur son chemin plus d’une entreprise, nouvelle ou ancienne, on ne se serait peut-être pas lancés… Et pourtant, en pleine crise pandémique, MASSIVart Mexico a pu se développer et prouver que l’art et les affaires sont une combinaison gagnante même dans le contexte actuel.

Tourisme Montreal Experience Event in Mexico City by MASSIVartNous sommes donc heureux de pouvoir affirmer, après cette première année d’activité, que MASSIVart Mexico est toujours là et en pleine forme. “Cela a été possible grâce à la détermination de l’équipe, à ne pas « attendre que ça passe », à être résiliente, à ne pas abandonner malgré l’énorme crise et à être proactive, en expliquant à qui veut l’entendre que l’art, la culture et la technologie avaient leur place au milieu de tout cela. Parce que l’art peut aider dans de nombreux contextes ! Il divertit, il transmet des messages stratégiques, il fait vendre et renforce même le positionnement des marques et les valeurs des entreprises d’une manière unique et efficace” a commenté Alejandro Cardoso.

“Nous voici donc aujourd’hui, un an plus tard, très fiers de pouvoir vous dire que MASSIVart Mexico a su attirer non seulement des clients extraordinaires mais aussi des talents exceptionnels. Car sans ces derniers, nous n’aurions pas pu faire naître de si grandes collaborations artistiques” a déclaré Philippe Demers.

À l’origine de cette nouvelle agence se trouvent les partenaires Philippe Demers et Alejandro Cardoso. Alejandro, l’ancien président exécutif de Publicis Amérique Latine, a été nommé directeur général et associé de MASSIVart Amérique latine. Avec plus de 25 ans d’expérience, il est considéré comme l’une des personnalités les plus influentes dans le domaine du marketing et de la publicité en Amérique du sud.

Philippe Demers, fondateur de MASSIVart Canada et directeur de la création, apporte au marché mexicain une compréhension et une expertise inestimables de la scène artistique, un impressionnant rythme de travail et un esprit passionné que les employés et les clients apprécient. “Jamais je n’aurais imaginé la quantité folle d’énergie créative des Mexicains. C’est pour moi l’un des pays les plus axés sur l’art au monde. L’appréciation et la diversité de l’art et de la culture ici sont étonnantes. Ce pays bouillonnant de vie continue de me séduire chaque jour.” a déclaré Philippe Demers.

Art Integrations By MASSIVart To Enhance The New Design At The W Montreal HotelMASSIVart conçoit et produit des expériences, en intégrant de manière stratégique à tout espace architectural (privé ou public), des programmations artistiques et culturelles qui améliorent l’expérience et le quotidien des visiteurs, invités, résidents dans les hôtels, centres commerciaux, magasins, bâtiments, musées ou espaces publics.

Dirigeant les activités au Mexique, Estefania Cardoso, “qui, grâce à 12 mois de travail extraordinaire et à une gestion sans faille des clients et des talents, a reçu une juste et humble reconnaissance pour tout le travail qu’elle a accompli. Avec Estefania à la tête de notre bureau mexicain, les clients et les collaborateurs peuvent être assurés d’avoir une professionnelle talentueuse, engagée et dévouée qui dirige efficacement leur projet”, ont souligné Alejandro et Philippe.

Le cerveau de la stratégie financière et juridique de la société est Maxim Ceré-Marcoux, CPA, directeur financier, qui apporte à l’équipe plusieurs années d’expérience dans des cabinets de conseil en comptabilité et en finance au Canada et aux États-Unis. Son implication est une indication claire de la volonté de la direction d’assurer le succès à long terme de MASSIVart au Mexique et dans le monde.

MASSIVart a également su trouver les meilleurs talents comme Jimena Lopez, coordinatrice de la création et commissaire de MASSIVart Mexique, qui possède une riche expérience de la scène artistique contemporaine mexicaine, avec plus de 40 expositions gérées sous sa responsabilité. Emmanuel Aspero, récemment engagé comme chef de projet en production, après avoir travaillé plusieurs années pour Cocolab.

Ces talents et le précieux soutien de nos clients ont permis à MASSIVart Mexico d’être là, avec succès, après cette première année très spéciale, et d’avoir lancé des projets prometteurs qui auront une portée internationale et qui – pour certains – feront même évoluer la place du Mexique sur la scène artistique internationale. Nous tenons à remercier chaleureusement les clients qui nous ont accordé leur entière confiance”, a déclaré Estefania Cardoso.


 

Photo 1 : Philippe Demers & Alejandro Cardoso
Photo 2 : Événement Tourisme Montréal à Mexico par MASSIVart
Photo 3 : Intégrations artistiques par MASSIVart pour rehausser le nouveau design de l’hôtel W Montréal – Sun Vault, 2019 – Camille Jodoin-Eng
Art temporaire, esprit durable. | MASSIVart

Art temporaire, esprit durable.

Cet été, MASSIVart a collaboré avec le Partenariat du Quartier des Spectacles pour sélectionner et superviser la production de 7 installations dans diverses places publiques de la ville de Montréal.

“Relancez l’été à Montréal” était un appel aux Montréalaises et Montréalais pour soutenir les restos, boutiques, hôtels, artistes et créateurs de la ville. Comment ? En sortant, en explorant, en encourageant les entreprises locales, en prenant des vacances dans leur ville.

MASSIVart a agi comme conseillers artistiques et a opéré la direction de production de 7 installations d’art public. Des haltes de détente soigneusement aménagées par des artistes, designers ou studios créatifs montréalais pour faire (re)découvrir des lieux iconiques du centre-ville.

Parmi eux, Judith Portier avec qui nous avons collaboré pour l’installation « Ça va bien aller ! » et à qui nous avons souhaité donner la parole. Judith a eu carte blanche pour s’exprimer sur la façon dont les projets d’art public sont bénéfiques, encore plus dans le contexte actuel. Elle nous en dit également plus sur la démarche artistique qui a mené à la création de l’installation sur laquelle nous avons collaboré.

 


 

Judith Portier

Je suis une designer montréalaise, une entrepreneure touche-à-tout et une humaine passionnée. Je suis aussi la fondatrice de Design Par Judith Portier inc. (DPJP), un studio orienté vers le design événementiel, c’est-à-dire la création d’espaces à vocation temporaire pour des besoins d’exposition, de communication, de rassemblements culturels, bref, de contacts avec les visiteurs !

Forte de mon expérience en aménagement et en design pour de nombreux festivals, scénariser l’espace et les interactions entre ses utilisateurs s’est placé au cœur de mon travail. C’est ce qui m’a amenée à produire des projets dans toutes sortes de contextes, en intérieur et à l’extérieur, durant toutes les saisons, dans des environnements privés ou dans l’espace public.

Et les défis sont nombreux dans les espaces publics. Des lieux souvent sans surveillance, sujets à toutes sortes d’intempéries et où il faut soigneusement définir comment on s’y installe pour tout laisser intact après une intervention temporaire, qui doit toutefois être vraiment solide ! De plus, dehors et surtout en ville, on compétitionne avec un environnement visuel et sonore très dense.

Les lieux sont grands, colorés, achalandés, ou encore vides et serrés, et beaucoup plus complexes à étudier qu’une galerie toute blanche !

 

Ces contraintes sont toujours devenues des défis créatifs motivants et c’est ainsi que j’ai fondé mon atelier dont l’approche est basée sur l’étude des caractéristiques d’un lieu afin d’en faire ressortir les forces sous forme d’interventions scénographiques qui créent des nouveaux univers. DPJP travaille dans les musées comme dans les villes pour créer des parcours d’interprétations, des aménagements, de la signalétique et des installations artistiques qui se démarquent par leur intégration colorée aux espaces.

 

Public Art & Design Installation - Montreal - Public Park - Placemaking / MASSIVart & Judith Portier / Photo by Olivier Blouin

Cet été, notre industrie a été grandement ébranlée par la pandémie et notre travail, fortement impacté. Il y a donc eu un gros changement de rythme en design. J’ai ainsi saisi la chance de m’impliquer dans une collaboration avec MASSIVart pour un projet réalisé avec le Partenariat du Quartier des Spectacles. Il consistait à déployer plusieurs installations artistiques et design dans certains quartiers de la ville de Montréal. Pour le Parc Jean-Paul Riopelle, nous nous sommes donné pour mission de créer une identité scénographique forte, attirante et inspirée de l’identité culturelle montréalaise, ville UNESCO de design. L’idée était de marquer l’espace afin de le révéler et le valoriser. En choisissant d’intervenir sur les arbres nous souhaitions rendre hommage au lieu en le transformant en une forêt enchantée où il fait bon déambuler, même seul.

Public Art & Design Installation - Montreal - Public Park - Placemaking / MASSIVart & Judith Portier / Photo by Olivier BlouinNous avons cherché à nous tourner vers l’intérieur du site en choisissant les arbres en son cœur plutôt qu’en périphérie pour favoriser l’intimité et le calme au coeur de l’urbanité. Le choix des teintes vibrantes et saturées est en continuité avec la façade hautement colorée du Palais des Congrès. C’était un choix de les harmoniser pour favoriser une ambiance rassurante, et éviter d’être en rupture avec l’environnement. Nommé « Ça va bien aller », le projet est finalement le reflet de notre état d’esprit positif, une forme de repli devant ce qu’on ne contrôle pas. Choisir d’attendre qu’il fasse beau à nouveau dans un lieu chatoyant pour échapper au mouvement de peur qui paralyse l’esprit.

Dans tous mes projets, la constante est de s’amuser dans l’environnement en proposant de nouveaux points de vue à l’utilisateur et en offrant une façon de poser un nouveau regard sur ce qui l’entoure.

 

Cette idée de changer le rapport à un espace pour en faire une destination, un lieu nouveau et différent où on a envie de retourner parce qu’il nous parle, apporte toujours une petite étincelle dans un quartier. Un projet qu’on aime revoir, a toujours un effet positif même si on le voit pour la centième fois. Un petit instant de pause, bien apprécié par tous ceux qui nous ont adressé la parole quand on y était. Selon eux, nous avons réussi à créer un cocon dans un parc auparavant jugé comme froid.

Cet espace est en fait très animé par une faune discrète mais bien présente. La dame qui vient y lire, celui qui vient promener son boxer, l’itinérant bien connu d’Enzo, le responsable de l’entretien qui fait sa ronde plusieurs fois par jour, le monsieur en complet qui a pris l’habitude de traverser pour venir boire son café, tous s’y sont attachés grâce à l’art qui a rendu spécial ce parc, pour quelques mois.

Dans le contexte du COVID-19, cette culture de l’art non-planifié dans la ville est en opposition avec un lieu comme un festival où on peut s’attendre à une transformation de l’environnement, c’est pour ça qu’elle provoque toujours de la surprise chez les passants. Ce moment peut être très positif sur le parcours d’un individu ! C’est pourquoi il est important de mettre à profit nos compétences et notre vision pour apporter un peu de bonheur dans la ville, encore plus dans le contexte actuel.

Comme nous réalisons presque tout nous-mêmes et finissons toujours par être sur le terrain, nous avons formé une armée nommée affectueusement les #fillesdedesign. Au fil du temps, c’est devenu notre communauté mais aussi notre nom d’artiste pour communiquer sur les médias sociaux. Ça nous a fait un bien fou de se retrouver loin du télétravail pour créer cette installation !

 

Public Art & Design Installation - Montreal - Public Park - Placemaking / MASSIVart & Judith Portier / Photo by Olivier Blouin

Plus tôt cet été, nous avons aussi eu la chance de réaliser le projet clé en main “Bleu Tomate” grâce à un appel à candidature du Bureau de design de la Ville de Montréal, qui a qualifié plus de 70 firmes sur son territoire afin de créer un laboratoire de design innovant en réponse à la COVID-19. Nous avons pu mettre à profit nos connaissances en design temporaire et démontable, en développement durable et en création d’interactions humaines pour penser ces aménagements transitoires qui bonifient certaines artères de la ville. Nous avons ainsi élaboré un projet fonctionnel et ludique, qui sache servir les besoins de ses utilisateurs tout en devenant un point de repère dans le paysage urbain.

Nous avons relevé le défi afin de participer à la bonification d’un milieu de vie qui nous tient à cœur, le projet s’implantant à quelques pas de notre studio et dans notre quartier de résidence. Le Marché Solidaire déjà présent sur la rue attire chaque semaine de nombreux visiteurs et les résidents du quartier cherchaient comment profiter des beaux jours tout en respectant les règles de distanciation sociale.

 

Bleu Tomate - Judith Portier - Placemaking - Public Art - Montreal

Bleu Tomate - Judith Portier - Placemaking - Public Art - Montreal

Bleu Tomate - Judith Portier - Placemaking - Public Art - Montreal

Finalement, malgré les mesures en place pour contrer la progression de la COVID-19, la force de Montréal demeure dans son bouillonnement artistique. Nous souhaitons donc rappeler aux montréalais que la force de notre ville est dans l’investissement de nos espaces publics, et la célébration de notre riche héritage artistique, même sans festivals ou rassemblements !

 
Judith Portier
 


 

Légendes
Photo 1 : © Olivier Blouin / « Ça va bien aller » – L’arc-en-ciel de couleurs prend d’assaut la Place Riopelle, créant ainsi un appel visuel fort et une ambiance transformée pour les passants qui y déambulent.
Photo 2: © Olivier Blouin / Judith donne l’atelier d’interprétation « Un livre sur la tête » à la Bibliothèque Hochelaga, un projet du programme de sensibilisation à l’architecture et au design initié par le Bureau du design de la ville de Montréal.
Photos 3, 4, 5: © Olivier Blouin / « Ça va bien aller » – L’arc-en-ciel de couleurs prend d’assaut la Place Riopelle, créant ainsi un appel visuel fort et une ambiance transformée pour les passants qui y déambulent.
Photo 6: @fillesdedesign
Photo 7: © Olivier Blouin / Bleu Tomate offre un espace familial aux résidents du quartier pour profiter de la rue malgré la pandémie.
Photo 8: © Olivier Blouin / Le mobilier de Bleu Tomate égaye le paysage avec ses formes organiques et ses couleurs vives.
Photo 9: © Olivier Blouin / Une voie active sécuritaire (VAS) est transformée en lieu de rencontre éphémère, sécuritaire et chaleureux. La VAS adjacente est peinte de façon dynamique et arbore une palette alimentaire, qui rend hommage au marché autant qu’à l’œuvre permanente ornant la nouvelle école Baril juste en face.
Les Essentiels : Le rôle essentiel de l’art dans le rapprochement des communautés | MASSIVart

Les Essentiels : Le rôle essentiel de l’art dans le rapprochement des communautés

MASSIVart a récemment collaboré avec l’artiste Laurence Philomène sur une installation d’art public originale qui a contribué à créer un sentiment de communauté dans tout un quartier de Montréal grâce à l’inclusion d’une composante interactive unique. C’est de cette idée qu’est né le projet Les Essentiels dans le cadre de l’initiative des voies actives sécuritaires (VAS) de la ville de Montréal.

Inspiré par ce désir d’établir un lien créatif, Les Essentiels consiste en une installation de huit sculptures interactives liées à une série de portraits photographiques célébrant huit travailleurs essentiels locaux.

La conception colorée et ludique de l’installation invite le public à interagir avec les œuvres d’art pour découvrir chaque portrait. La découverte se fait par le biais d’un QR code qui redirige les utilisateurs vers une plateforme en ligne spécialement conçue pour l’occasion.

Public & Interactive Art Installation - Montreal Jarry Park - VASTout en affichant artistiquement la diversité du voisinage de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension et des personnes qui y vivent, cette célébration des travailleurs essentiels du quartier sert aussi à atténuer la peur de nos voisins dans le contexte de la pandémie de COVID. Les portraits nous incitent également à se questionner sur ce qui est essentiel et sur l’importance des différents rôles que nous jouons tous dans nos communautés.

Pour Laurence Philomène, ce projet était une façon de montrer leur gratitude et de célébrer leur propre histoire avec leur quartier, un lieu qu’iel appelle “chez eux”. Laurence tient à remercier et à mettre en avant les personnes qui donnent son authenticité à ce quartier ouvrier qui tient sa fierté dans le multiculturalisme.

Pour MASSIVart, c’était l’occasion de rendre l’art plus présent et accessible tout en soutenant un|e artiste qui suscite des conversations essentielles grâce à ses images. Ce projet donne une tangibilité à notre mission et nos valeurs par le biais de la création d’une nouvelle expérience mémorable alimentée par l’art.
 


 

Pour réaliser les huit portraits, Laurence a posé des questions aux participants. Nous avons pensé qu’il serait intéressant d’inverser les rôles et d’interviewer l’intervieweur. Voici ce que l’artiste avait à dire :

 

Qu’est-ce que tu aimes dans ce que tu fais ?
J’adore créer le genre de monde dans lequel je veux vivre. J’aime partager la beauté que je vois dans tout. Et j’adore utiliser la photographie comme moyen de rencontrer et de communiquer avec de nouvelles personnes, mais aussi créer des images qui font que les gens se sentent bien dans leur corps.

Comment la pandémie a-t-elle affecté le sens de ton travail ?
Avant la pandémie, je faisais beaucoup de portraits en studio, ce que j’ai arrêté presque entièrement. C’est une bonne excuse pour faire plus de portraits en extérieur comme je l’ai fait pour ce projet !! En dehors de cela, la façon dont j’expose mon travail a également évolué vers des projets extérieurs comme celui-ci et des galeries en ligne.

Mon travail personnel est en grande partie autobiographique / autoportrait, donc cet aspect de ma pratique n’a pas beaucoup changé, et cela m’a donné l’occasion de me plonger plus profondément dans les thématiques des routines, de la vie domestique et du banal.

Où trouves-tu un sentiment de communauté ?
Je trouve principalement ma communauté en ligne. J’ai grandi avec une maladie chronique, ce qui signifie que j’ai passé beaucoup de temps à l’intérieur / seul.e, et j’ai trouvé une communauté de jeunes photographes et artistes queer avec lesquels je me suis connecté à l’époque et qui m’ont amené là où je suis aujourd’hui. De même, la plupart de mes amis et collaborateurs proches aujourd’hui sont des personnes que j’ai rencontrées en partageant mon travail en ligne – principalement sur Instagram.

Que signifie “essentiel” pour toi ?
Dans le contexte de la pandémie, l’essentiel signifie de reconnaître notre interdépendance en tant qu’humains en communauté les uns avec les autres – et de respecter les besoins et les compétences de chacun, quels qu’ils soient.

Comment se sont passés la collaboration et le processus créatif avec MASSIVart ?
Ça s’est si bien passé ! C’était vraiment génial d’avoir une équipe qui me motive pour lancer le projet et rester sur la bonne voie car le calendrier était assez serré. C’était aussi formidable que MASSIVart coordonne la fabrication et l’installation des sculptures. J’ai eu l’impression qu’ils m’ont vraiment encouragé et ont fait confiance à ma contribution à chaque étape du projet. J’espère que nous pourrons à nouveau travailler ensemble.

Souhaites-tu nous faire part d’autre chose ?
N’oubliez pas d’ajouter de la couleur à votre vie pour traverser les jours gris à venir !

 


 

À propos de l’artiste
Laurence Philomène est un|e photographe vivant à Montréal. Son travail centre les experiences LGBTQ+ à travers des images cinématiques, hautes en saturation et soucieuses du bien-être. Le travail de Laurence est informé par ses expériences de vie en tant qu’artiste non-binaire et malade chronique qui a grandi à Montréal. En se concentrant sur des projets collaboratifs, long-terme et autobiographique, Laurence cherche à célébrer les personnes marginalisées, et à étudier l’identité comme un espace en flux constant. Laurence travaille en collaboration avec toutes personnes qu’iel photographe, créant des portraits frappants, intimes et honnêtes qui célèbrent la beauté dans chaque être humain. Immédiatement reconnaissables par leurs vibrantes couleurs et lumière naturelle, les images de Laurence revendiquent l’humanité des personnes qui ont été historiquement marginalisées, et agissent comme une lettre d’amour envers sa communauté.
 

Nous vous invitons à découvrir notre projet Les Essentiels physiquement et sécuritairement en respectant la distanciation sociale au Parc Jarry de Montréal, le long du boulevard St-Laurent entre les rues Villeray & Gounod jusqu’au 2 Novembre ou en ligne au les-essentiels.co

 
Projet financé dans le cadre de l’Entente sur le développement culturel de Montréal et l’Entente Réflexe Montréal conclues entre la Ville de Montréal et le gouvernement du Québec.

Une nouvelle étude universitaire, initiée par MASSIVart, va enfin permettre de mesurer le ROI de l’art | MASSIVart

Une nouvelle étude universitaire, initiée par MASSIVart, va enfin permettre de mesurer le ROI de l'art

Depuis plus de 11 ans, MASSIVart est un champion dans le domaine des arts, transcendant les traditions institutionnelles. L’art est puissant. L’art peut susciter des conversations parfois complexes. L’art crée des liens émotionnels qui rassemblent les gens. Nous sommes convaincus que ces expériences doivent être vécues, revisitées et partagées. Bien que nous ayons toujours des arguments solides pour appuyer nos propos, cette toute nouvelle étude provenant d’un partenaire réputé et approuvé par les leaders de l’industrie nous donnera la preuve irréfutable que le placemaking artistique est une valeur ajoutée précieuse et tangible pour les projets privés et publics.

Qu’il s’agisse d’art public, d’aménagement créatif de lieux, de programmation culturelle ou de conception architecturale, notre environnement a un impact sur notre bien-être. Bien que cette pensée soit universelle, ce projet de recherche viendra l’appuyer grâce à la compilation de données tangibles permettant de mesurer le retour sur investissement du placemaking artistique.

Nos années d’activité nous ont prouvé, à nous et à nos clients, que le placemaking artistique est bénéfique pour augmenter le trafic, transformer les espaces et améliorer les événements en créant des expériences mémorables. La programmation culturelle et l’inclusion de l’art dans l’architecture, l’immobilier et le design, ainsi que dans de nombreux autres domaines parallèles, peuvent faire naître un sentiment de communauté et d’appartenance et contribuer au bien-être collectif. L’art transmet le caractère d’un lieu, sa valeur, sa culture, son identité et son histoire.

Le rapport de cette étude nous fournira une analyse quantitative indispensable, pour un bénéfice que nous connaissons mais qui, jusqu’à présent, n’a pas été mesuré.

Nous avons entrepris cette étude avec d’autres chefs de file de leur domaine d’expertise, le secteur immobilier – The Daniels Corporation, le design – Entro, et l’architecture – Lemay. L’étude est pilotée par Louis-Etienne Dubois, professeur en industries créatives à l’Université Ryerson de Toronto, et son équipe. Comme il l’indique, « ces mesures vont générer un tableau de bord de référence que les parties prenantes pourront utiliser pour discuter, évaluer et communiquer la valeur économique, sociale et esthétique du « placemaking » dans la planification et l’évaluation des projets ».

Chez MASSIVart, nous pensons que les espaces créatifs, la programmation culturelle et le « placemaking » peuvent créer un retour sur investissement tangible pour les marques car ils rassemblent les gens et créent des liens plus forts.

En savoir plus sur la méthodologie et nos partenaires.

Nous prévoyons de publier ces résultats au cours du deuxième trimestre 2021. Ces données permettront de promouvoir et de créer des expériences plus axées sur l’art, et à MASSIVart de remplir ses missions, à savoir soutenir la communauté artistique et rendre l’art plus accessible à tous et partout.

Le rôle de l’art et de la culture dans les hôtels | MASSIVart

Le rôle de l'art et de la culture dans les hôtels

Le W Montréal a récemment terminé un projet de rénovation au cours duquel Sid Lee Architecture et MASSIVart ont collaboré pour développer des concepts de design d’intérieur et d’intégration d’œuvres d’art.

En partenariat avec l’Association des hôtels du Grand Montréal, MASSIVart a participé à un panel de discussion sur la façon dont l’art permet aux marques de se démarquer dans un secteur en constante évolution.

Les principales parties prenantes du projet ont discuté de leur vision et ont expliqué les processus qui ont mené à la conception finale de cet hôtel unique.

Panel :
Christina Poon, Directrice générale, W Montreal
Camille Jodoin-Eng, Artiste
Martin Leblanc, Associé principal, Sid Lee Architecture
Philippe Demers, Associé fondateur, MASSIVart

 

La genèse du projet de rénovation du W Montréal

 
Le projet de rénovation a débuté il y a quatre ans, en accordant une attention particulière à la mise en place d’une solution de design qui tiendrait compte des tendances actuelles et futures et qui serait en avance sur son temps. Cette vision est devenue la marque de fabrique du W. Il y a 15 ans, lorsque le W Montréal a ouvert ses portes, il était déjà avant-gardiste, tant pour Montréal que pour le Canada, et il était donc crucial que la rénovation continue à asseoir cet emblématique positionnement de la marque.

À New York et à Montréal, des discussions et des ateliers créatifs ont eu lieu entre les équipes de Sid Lee Architecture, d’Ivanhoé Cambridge et du W afin de définir la marque « W Montréal » pour les dix prochaines années, et ce qu’il fallait faire pour y parvenir. « C’est ainsi que nous sommes arrivés à ce produit exceptionnel » a déclaré Christina Poon.

Ce qui a permis à l’équipe de Sid Lee Architecture de créer une solution aussi cohérente a été le caractère si particulier du W qui a un positionnement haut de gamme et avant-gardiste dans l’industrie de l’hôtellerie. Comme sa relation avec Montréal est authentique et riche, le W a davantage l’allure d’un hôtel particulier que d’un établissement hôtelier d’un grand groupe international. “C’est pourquoi nous avons travaillé sur ce projet – pour lui donner son caractère unique. Il y a eu d’abord une période d’écoute active, puis nous sommes venus échanger sur les propositions” déclarait Martin Leblanc.

L’idée était de relier l’hôtel à sa propre histoire et à celle de Montréal, tout en trouvant des moyens de créer une conversation – c’est là où l’art a joué un rôle majeur.

 
La forte personnalité du W était l’aspect principal pris en considération. Il existe une relation authentique entre les employés de l’hôtel et les clients, c’est pourquoi l’équipe d’architectes a beaucoup travaillé à relier les ponts entre eux grâce à des histoires dont les sujets ne sont pas superficiels, à travers des œuvres d’art soigneusement sélectionnées.
 

Quel rôle l’art joue-t-il dans l’expérience architecturale d’un hôtel ?

 
W Montreal Hotel Renovation - Art Integration - Guest Experience“Il a toujours été important pour moi d’intégrer l’art dans nos projets – en dehors des galeries et des musées. Les hôtels sont un bon canevas pour l’art. Si vous ne vous attendez pas à trouver des œuvres, vous aurez une sorte de relation brute avec elles, et c’est ce que je recherche” nous disait Martin Leblanc.

Du point de vue de l’artiste Camille Jodoin-Eng, l’art relie dans un même espace la communauté locale au reste du monde. Il fait également se révéler l’esprit et l’histoire de la ville. Il s’agit d’une collaboration mutuellement bénéfique : les artistes aident l’hôtel à communiquer visuellement leur identité, mais aussi à véhiculer les valeurs de l’entreprise. En retour, les artistes sont soutenus et bénéficient d’une plateforme de diffusion pour leur travail. Cette démarche permet également d’améliorer le bien-être de tous les individus présents dans l’espace, des clients aux employés.

Christina Poon, quant à elle, considère l’art comme un moyen d’amorcer une conversation : “Ça brise la glace et tout de suite, ça améliore l’accueil et le ressenti à l’arrivée. Les clients s’enregistrent et se disent qu’ils arrivent dans un endroit où ils se sentent bien. Il y a quelque chose qui les incite à être heureux ici, tout en affirmant l’identité audacieuse et colorée du W Montréal.”
 

Comment intégrer l’art dans les budgets des projets ?

 
Pour Martin Leblanc, “l’essentiel est de reconnaître l’intérêt de l’art et son importance au tout début du projet, quand on est encore en train de réfléchir à la manière dont on va l’aborder. De la même façon que nous savons que nous aurons besoin d’un bar, cela doit être évident, ce n’est même pas une question. Même si, plus tard, on se demande si ce sera un grand ou un petit bar, cela faisait partie du mandat initial de l’espace d’avoir un bar. De même, lorsque l’art devient un élément essentiel plutôt qu’une dépense budgétaire, notre approche est très différente.” Pour Martin, l’art doit être intégré à la vision architecturale, et non pas seulement être un tableau sur un mur.

Du point de vue de Christina Poon, il n’y a pas de mal à commencer petit – l’art peut être introduit progressivement. Il n’est pas nécessaire qu’il s’agisse d’une rénovation complète pour que cela se réalise. De plus, même si vous ne pouvez pas calculer le retour sur investissement exact que peut générer une intégration d’oeuvre d’art, Christina Poon assure que

“Vous pouvez demander un tarif journalier moyen (TJM / ADR) plus élevé lorsque vous avez des œuvres d’art de qualité dans votre hôtel par rapport à une simple œuvre d’art que vous pouvez acheter dans n’importe quel endroit. Ce que nous avons au W Montréal est unique : il n’y a que notre établissement qui le possède, et les gens sont prêts à payer plus cher pour vivre cette expérience.”

 

Ce que ça apporte à la communauté artistique

 
W Montreal Hotel Renovation - Art Integration - Guest ExperienceIl est important pour la communauté artistique d’avoir des commandes privées comme celles-ci. Camille Jodoin-Eng explique que c’est une bonne chose que les artistes soient exposés dans un hôtel car ils peuvent toucher un public plus large que dans les galeries et les musées. Elle a également apprécié le fait que “dans le cas d’une commande privée, il n’est pas nécessaire de considérer l’œuvre d’art comme un élément qui se vend, vous pouvez simplement vous concentrer sur les idées et la création plutôt que sur la possibilité de vendre l’œuvre.”

Sur la question de faire appel à des artistes locaux ou internationaux, tout le monde s’est accordé sur le fait que l’objectif est d’encourager les artistes locaux. Mais comme l’a dit Martin Leblanc, “Je pense aussi que la meilleure façon d’aider les artistes locaux est de les mélanger à des talents internationaux pour leur permettre d’atteindre un public beaucoup plus large.”

Le défi restera toujours de savoir comment relier au mieux les deux mondes du business et de l’art, en trouvant un juste équilibre entre eux. Les objectifs commerciaux et artistiques doivent tous deux être pris en compte et atteints, et pour y parvenir, il est crucial de mettre en oeuvre une collaboration efficace.

Photo 1 : Camille Jodoin-Eng, Sun Vault, 2019
Photo 2 : Solaire #2, 2019 – Etienne Rey – © Etienne Rey, ADAGP Paris
MASSIVart entre dans le classement annuel The Globe and Mail des entreprises canadiennes à plus forte croissance | MASSIVart

MASSIVart entre dans le classement annuel The Globe and Mail des entreprises canadiennes à plus forte croissance

MASSIVart est heureux d’annoncer son entrée dans le classement 2020 des entreprises canadiennes à plus forte croissance de The Globe and Mail.

 

Lancé en 2019, ce classement vise à célébrer les réalisations entrepreneuriales du Canada en identifiant et en amplifiant le succès des entreprises indépendantes axées sur la croissance. Au total, 400 entreprises ont été retenues dans le classement de cette année.

La liste complète des lauréats 2020, ainsi que la couverture éditoriale qui l’accompagne, est publiée dans le numéro d’octobre du magazine Report on Business – disponible dès maintenant – et en ligne à l’adresse tgam.ca/TopGrowing.

« Les histoires des entreprises canadiennes les plus florissantes valent la peine d’être racontées à tout moment, mais elles sont particulièrement pertinentes dans le contexte de la pandémie COVID-19 », déclare James Cowan, rédacteur en chef du magazine Report on Business. « Alors que les entreprises s’efforcent de reconstruire l’économie, leur résistance et leur innovation rendent cette lecture essentielle ».

Un honneur pour notre équipe !

Un grand prix international pour l’expérience artistique de la Suite 1742 du Fairmont Le Reine Elizabeth | MASSIVart

Un grand prix international pour l'expérience artistique de la Suite 1742 du Fairmont Le Reine Elizabeth

La compétition de renommée internationale CODAawards récompense les projets qui intègrent le mieux les œuvres d’art commandées dans des espaces intérieurs, architecturaux ou publics. Le programme CODAawards honore les individus et les équipes dont l’imagination collective crée les espaces publics et privés qui nous inspirent chaque jour.

Ils ont récemment annoncé les gagnants de leur huitième concours annuel. Les 465 candidatures provenant de 25 pays – dont les États-Unis, le Canada, le Brésil, le Mexique, l’Australie et la Chine – ont été jugées par un panel de 18 jurés issus du monde du design et de l’art, dont John Bricker, directeur principal et créatif de Gensler ; Jennifer Kolstad, présidente de l’American Society of Interior Designers et directrice du design mondial de Ford Motor Company ; et Rosanne Somerson, présidente de la Rhode Island School of Design.

Les installations ont été sélectionnées selon 11 catégories, telles que l’hôtellerie, la santé, l’éducation et le transport. Les 100 coups de cœur du jury ont été exposés en ligne, où le public a été invité à voter pour trois favoris.

Le projet Bed-In For Peace de John Lennon et Yoko Ono de MASSIVart a été désigné comme le grand gagnant dans la catégorie Hospitalité.

 

Audrey Koehn, membre du jury, directrice + responsable de l’aménagement intérieur, groupe DLR, a commenté l’œuvre primée conçue et produite par MASSIVart : « La suite a présenté une intégration parfaite d’éléments artistiques créatifs et interactifs qui ont préservé l’histoire d’une manière immersive et expérientielle, ce qui a permis à ce projet de se démarquer. »

Découvrez l’histoire qui se cache derrière ce projet

 
 

 
 

Finance x Art | MASSIVart

Finance x Art

C’est au tour de Maxim – le directeur financier de MASSIVart – de partager ses réflexions sur deux sujets qui le passionnent : la finance et l’art.

 

Maxim a complété sa formation en comptabilité à l’École de Gestion John Molson de l’Université Concordia avec distinction en plus d’obtenir diverses mentions honorifiques. Il a par la suite obtenu son titre de CPA au Canada ainsi qu’aux États-Unis.

Sa rigueur académique et sa volonté de se surpasser lui permettent d’obtenir un poste chez Deloitte à Montréal, où il entame sa carrière professionnelle. Deux ans plus tard, il sera propulsé dans la ville de San Francisco où il travaillera pour une firme régionale en tant que directeur en certification. Au travers des années, il acquiert des compétences et un savoir qui lui permettront de travailler avec des entreprises de toutes tailles, opérant dans différents secteurs, lui présentant des opportunités de développement et d’avancements diverses.

C’est en 2019 que Maxim fait un retour à Montréal, où il arrive chez MASSIVart avec un lourd arsenal de connaissances. Un fort intérêt et une fascination pour l’art poussent notre directeur financier à mettre en oeuvre son expérience afin de guider l’entreprise vers une croissance saine et à saisir les opportunités qui se présenteront. Ainsi, il contribue, à sa manière, à propulser l’art et la culture vers de plus hauts sommets.

 


 

Finance x Art

 

8.NICOLAS-GRENIER_Stasis,-New-Order,-Previous-Attemps,-Turmoil,-2017_photo_Martin_Laporte

Alors que je fête le premier anniversaire de mon nouveau rôle chez MASSIVart, je profite de l’occasion pour partager quelques réflexions sur la manière dont la finance et l’art, aussi largement qu’on puisse les imaginer, sont généralement considérés à des extrémités très différentes de tout spectre, s’ils sont même considérés comme faisant partie du même spectre.

L’un est généralement considéré comme la recherche de la richesse et du profit, ou plus globalement de la santé financière, tandis que l’autre, comme un moyen de tirer parti de la créativité pour s’exprimer, un agent d’embellissement et, dans une certaine mesure, un luxe destiné à ceux qui excellent dans le premier.

Pour moi il s’agit là d’une erreur, car je crois que les deux ont exactement le même objectif, soit la création de valeur.

 

La finance, dans son sens le plus large, est en fin de compte axée sur la croissance, notamment par la recherche d’efficacité, la réduction des coûts et l’élimination des contraintes en matière de ressources. D’autre part, l’art, et par extension la culture et la créativité, contribuent sans aucun doute à la création de valeur en différenciant sensiblement le positionnement et la communication, ce qui se traduit par un fort sentiment d’adhésion des clients et par l’alignement des intérêts des différentes parties prenantes.

Étant donné que les résultats de l’une sont plus facilement quantifiables, elle tend à être associée à une plus grande création de valeur, tandis que l’autre, simplement en raison de la nature différente de ses résultats, est considérée comme étant plus superficielle dans sa contribution à la création de valeur et, par conséquent, tend à être considérée comme moins nécessaire ou urgente comme un investissement.

Je voudrais cependant faire valoir, aujourd’hui plus que jamais dans le contexte d’une crise financière comme aucune autre auparavant, que, parmi d’autres stratégies, la combinaison de facteurs financiers et d’une volonté d’intégrer des initiatives créatives et artistiques sera nécessaire, et ce pour la plupart des acteurs du marché, pour imaginer leur retour à la santé financière, au succès et à la croissance. Cela pourrait en fait les aider à définir leur nouvelle stratégie de communication et de positionnement dans un environnement très concurrentiel.

En plus de l’équipe qualifiée, très motivée et expérimentée, ainsi que de l’impressionnant portfolio de l’entreprise, le principal aspect qui m’a donné envie de faire partie de MASSIVart était la simple prémisse qu’il n’y a aucune raison pour que l’art, la culture, la créativité et les affaires financières ne puissent pas être considérés ensemble comme un moyen de relever les défis modernes, très complexes et en rapide évolution pour les divers acteurs économiques.

En tant qu’agence de production et de conseils créatifs, nous vous proposons de recourir à l’art et la culture pour vous offrir des solutions créatives qui donneront des résultats directs et quantifiables quant à la capacité de votre entreprise à faire passer son message et à se positionner de manière unique et, au final, à gagner des parts de marché en plaçant l’innovation au cœur de votre stratégie de marque.

Le futur des expositions artistiques | MASSIVart

Le futur des expositions artistiques

Nous donnons aujourd’hui la parole à Jimena Lopez, qui a récemment rejoint notre équipe en tant que coordinatrice créative de MASSIVart Mexique. Le sujet qui lui tient à cœur est l’avenir du monde de l’art et en particulier des expositions artistiques qui doivent prendre un virage rapide vers le numérique. Elle partage avec vous son expertise pour trouver les clés pour s’adapter.

 

Jimena est historienne de l’art et diplômée de l’Université Ibéro Américaine de Mexico. Depuis 2013, elle a travaillé comme gestionnaire, coordinatrice et commissaire de plus de 40 expositions et autres projets artistiques. Elle a travaillé avec des artistes, des photographes, des foires, des galeries et des collectionneurs privés du monde entier et s’est spécialisée dans la scène artistique contemporaine mexicaine. Elle est également la fondatrice de la plateforme numérique MuMAC, qui vise à présenter le travail d’artistes mexicains émergents.

 


 

Le futur des expositions artistiques

Les expositions virtuelles sont désormais une réalité ; et ce n’est pas seulement parce que les musées et les galeries du monde entier ont dû fermer leurs portes en raison de la pandémie. Les expositions en ligne sont une conséquence directe des changements dans la façon dont les gens consomment la culture et des progrès technologiques de ces dernières années.

Depuis la dernière décennie, les musées et les galeries ont été confrontés à une diminution considérable du nombre de visiteurs quotidiens, voyant non seulement leur viabilité économique menacée, mais aussi le but premier de leur existence – à savoir rapprocher l’art et les gens. L’un des facteurs qui a conduit à cette baisse de fréquentation est la prédominance des réseaux sociaux, car ceux-ci ont complètement modifié la manière dont l’art et la culture sont consommés. Jusqu’alors, la tendance était de placer le discours, ou le concept, comme élément central de l’exposition ; mais aujourd’hui, l’accent est mis sur l’expérience et sur l’art « instagrammable » – c’est une évolution du comportement des consommateurs qui n’intervient d’ailleurs pas seulement dans le domaine de l’art et de la culture. On en trouve quelques exemples comme au musée immersif TeamLab Borderless ou lors de la rétrospective Magritte présentée au SFMoMA en 2018, qui comprenait des installations interactives à la fin de l’exposition dans le but d’offrir un « moment de selfie ».

Les médias sociaux ont également eu un impact sur la sphère hiérarchique du monde de l’art.

 

Auparavant, le public dépendait des musées et des galeries pour découvrir de nouveaux artistes et en savoir plus sur leur travail. Aujourd’hui, les gens peuvent tout découvrir par eux-mêmes grâce aux médias sociaux. Il est en effet possible de parler avec les artistes et acheter leurs œuvres directement sur Instagram, sans qu’une galerie ne serve d’intermédiaire. En termes de commissariat et de marketing, les musées et les galeries débattent depuis plusieurs années entre le maintien de leurs stratégies traditionnelles ou l’exploration de nouvelles voies.

La montée de COVID-19 et la pandémie qui a suivi ont forcé les institutions culturelles à fermer leurs portes, rendant leurs lacunes encore plus visibles. Avec le confinement, les musées et les galeries ont dû adopter de nouvelles technologies et mettre en place des visites virtuelles -l’expérience numérique d’une exposition présentée dans un espace réel et physique – pour maintenir leurs institutions en activité. Aujourd’hui, avec la mise en place de mesures sanitaires strictes et un possible re-confinement envisagé ou déjà en place dans certains pays, les efforts devront être dirigés vers le développement de programmes exclusivement en ligne.

Google-Arts

Les expositions virtuelles ont été mises en place par les galeries depuis 2015 comme un outil pour améliorer leurs ventes –la David Zwirner Gallery étant l’une des pionnières -, mais dans le monde post-COVID, ce format permet également aux musées et aux institutions culturelles de continuer à offrir un accès gratuit à l’art. Le libre accès étant l’un des piliers de l’internet, les expositions virtuelles représentent un pas en avant vers la démocratisation de l’art.

Nombreux sont ceux dans le monde artistique qui pourraient dire que l’expérience en ligne ne peut remplacer la rencontre physique avec une peinture ou une sculpture, mais la réalité est que tant les collectionneurs que les spectateurs sont de plus en plus à l’aise avec ce format. Pour les galeries, les expositions virtuelles, outre le fait qu’elles améliorent les ventes, permettent d’atteindre un public mondial. Pour les gens qui les regardent, elles signifient la possibilité d’accéder à l’art et de l’explorer de n’importe où dans le monde. En termes de conservation, la disparition des barrières spatiales permettra à une exposition de se dérouler dans différentes parties du monde, donnant ainsi à un grand nombre d’artistes la possibilité de présenter leurs œuvres et d’attirer un public plus large également. Cette technologie pourrait changer complètement la façon dont le monde de l’art est structuré.

“Expo Roblox”, group show curated by Julio Alexander Millán Villanueva available on the online game platform Roblox, 2020

Un autre aspect positif est le fait que les expositions virtuelles effacent la sensation d’intimidation que peuvent provoquer les espaces d’art physique.

 

Comme les gens peuvent y accéder depuis le confort de leur propre maison, ils vivront une expérience plus intime et s’engageront plus librement avec l’œuvre d’art. Le passage des espaces physiques aux espaces virtuels permettra d’explorer de nouvelles façons de présenter l’art et de relever d’autres défis passionnants en termes de conservation et de conception d’expositions.

Le développement actuel des programmations en ligne aura un impact sur la manière dont les expositions physiques seront organisées à l’avenir. Nous prévoyons la prolifération de modèles hybrides dans les années à venir, car l’intégration de technologies telles que la réalité virtuelle ou augmentée renforcera l’engagement des spectateurs tout en donnant aux institutions une excellente occasion d’améliorer l’expérience des visiteurs.

Avec la pandémie, les musées et les galeries ont vu l’opportunité de se tourner enfin vers le monde digital. Le défi n’est plus de passer de stratégies hors ligne à des stratégies en ligne, mais de comprendre comment rendre l’expérience esthétique à travers un écran tout aussi enrichissante.

La question que nous devons nous poser est de savoir comment reconcevoir les expositions virtuelles non seulement pour les aligner sur notre nouvelle réalité mais aussi pour enrichir l’expérience esthétique qu’elles offrent.

 

“El silencio de las cosas”, online exhibition by Iván Krassoievitch in Casa Equis, 2020

En visitant plusieurs expositions en ligne, trois formats se sont distingués. Le moins complexe est la présentation des œuvres d’art sous forme d’images plates, c’est-à-dire une galerie de photos avec des textes descriptifs, comme c’est le cas de la précieuse plateforme de Google Arts & Culture ou des expositions présentées par Hauser & Wirth. Au niveau suivant se trouvent les espaces 3D qui traduisent littéralement le cube blanc dans le monde numérique, mais en conservant les œuvres d’art comme des images plates, comme les récentes expositions développées par Casa Equis. Enfin, nous avons trouvé des espaces plus expérimentaux où les pièces sont finalement tridimensionnelles mais où les plateformes sont généralement difficiles à naviguer, ce qui rend l’expérience courte et très déroutante, comme les initiatives du Centro Cultural Casa del Lago Juan José Arreola.

Quel que soit le format choisi, il est clair que l’expérience esthétique change indubitablement et que la matérialité de l’œuvre d’art n’est plus le principal facteur d’engagement ou de connexion avec le spectateur. Le problème est que ce type d’exposition, bien que les efforts déployés méritent d’être reconnus, n’offre pas une alternative satisfaisante à l’expérience physique.

“La ciudad de los inmortales”, online exhibition by Víctor Pérez Rul in Casa del Lago, 2020

Le spectateur ne se sent ni attiré ni motivé par ces formats car ils ont été pensés en fonction des critères traditionnels d’exposition d’œuvres d’art dans des espaces physiques.

 

Nous ne pouvons pas continuer à concevoir des expositions pour le monde numérique en suivant les directives du monde physique. Nous devons les explorer avec des outils qui sont également numériques, comme l’incorporation de vues à 360º des œuvres d’art, de vidéos, d’audios, de liens, parmi d’autres types de contenus déjà présents sur le web, pour construire une expérience holistique qui stimulera tous nos sens, provoquera la curiosité et générera plus d’engagement. L’objectif de la conception et de la conservation doit être d’offrir un niveau d’immersion et de participation plus profond au spectateur.

Un domaine d’opportunité se trouve dans les stratégies en temps réel telles que les webcams montrant les artistes travaillant dans leurs studios, les chats en ligne pour avoir des conversations avec les artistes et/ou les commissaires ou même pour développer des œuvres d’art en ligne qui ne sont pas seulement interactives mais participatives. Ces stratégies nous font penser que des changements dans les processus de création se produiront également car les artistes devront concevoir leur travail pour être vus à travers des dispositifs numériques, et devront donner un rôle plus actif aux spectateurs. Il est passionnant de penser à toutes les nouvelles formes d’art qui vont être développées.

“Contactless”, online exhibition by Felipe Pantone for Albertz Benda, 2020

Comme tout, le monde de l’art devra s’adapter et évoluer rapidement pour rester à la page. Chez MASSIVart, nous pensons que la réponse pourrait ne pas être de développer de nouvelles technologies mais d’apprendre à utiliser les technologies existantes de manière plus créative. Les artistes, les institutions culturelles, les commissaires d’exposition et les autres membres de la communauté artistique devront repenser l’espace numérique comme un espace autonome, avec une infinité de nouvelles possibilités pour créer, montrer et vendre l’art.

Si les gens passent de plus en plus de temps dans le monde virtuel, il est important que le monde de l’art vienne à leur rencontre.

 
 

Photo 1 : Rene Magritte: The Fifth Season. SFMoMA, 2018.
Photo 2 : Visite virtuelle disponible sur Google Arts and Culture
Photo 3 : “Expo Roblox”, exposition collective organisée par Julio Alexander Millán Villanueva disponible sur la plateforme de jeux en ligne Roblox, 2020
Photo 4 : “El silencio de las cosas”, exposition en ligne d’Iván Krassoievitch à la Casa Equis, 2020
Photo 5 : “La ciudad de los inmortales”, exposition en ligne de Víctor Pérez Rul à la Casa del Lago, 2020
Photo 6 : “Contactless”, exposition en ligne de Felipe Pantone pour Albertz Benda, 2020. Le travail de l’artiste vise l’interaction physique, mais en raison des directives actuelles en matière de santé, il a développé des copies numériques des œuvres pour traduire l’expérience physique dans nos appareils.
Certains voient des espaces vides, nous voyons des opportunités | MASSIVart

Certains voient des espaces vides, nous voyons des opportunités

A la veille de l’annonce du lauréat de l’appel à artistes international organisé avec MIRA pour l’installation d’art public iconique qui sera intégrée à leur projet de développement immobilier à Mexico – Neuchâtel : Cuadrante Polanco – nous vous présentons Evlyne Laurin, une nouvelle membre de notre équipe, qui intervient sur le thème de l’art public – crucial aujourd’hui et dans le futur.

 

Evlyne s’est récemment jointe à l’équipe de MASSIVart en tant que Directrice Client & Développement. Administratrice chevronnée du milieu de l’art, elle apporte avec elle un réseau pancanadien et international ainsi qu’une expérience d’agent de liaison, de gestionnaire de compte, d’événements et de commissariat, de planification stratégique et de direction de production. Elle a travaillé avec des artistes, des photographes, des organisations à but non lucratif, des entreprises culturelles (privées et publiques), des foires d’art, des galeries d’art et des collectionneurs privés sur deux continents. Elle a, entre autre, travaillé pour La Coupe Rogers & Tennis Canada, l’équipe VIP de Frieze Art Fair, la Banque d’art du Conseil des Arts du Canada.

 

Avec plus d’une décennie d’expérience à divers postes dans le secteur culturel, elle comprend le pouvoir des arts et comment en faire reconnaître la valeur ajoutée. Cela fait partie de sa mission personnelle de le rendre plus accessible. Evlyne apprécie être la « connectrice » ; celle qui contribue à créer le lien entre la vision client et celle de l’équipe créative. Sa compréhension approfondie des deux aspects rend ses projets soigneusement planifiés, bien exécutés et précis.

 


 

Toiletpaper Exhibition in Montreal - MASSIVart / Galerie Blanc / Chromatic

 

Les derniers mois ont apporté des changements radicaux dans notre vie quotidienne. Nos maisons ont été transformées en espaces polyvalents ; notre trajet quotidien est parti aux oubliettes. Nous nous sommes promenés davantage, nous avons découvert les territoires inexplorés dans notre quartier. Des statues sont tombées, tandis que des murales ont vu le jour. L’art a été au premier plan des conversations. Beaucoup on trouvé un réconfort à peindre des arcs-en-ciel, embellissant ces espaces anodins qui sont devenus précieux du jour au lendemain.

Oscillations - The Urban Conga / Photo by Eva Blue / PQDS / MASSIVart - Art Public - MontréalL’art, en particulier l’art public, celui que l’on peut voir en plein air, gratuitement, qui est accessible à tous, a pris un nouveau sens. Alors que nous entrons dans les tout premiers jours de la nouvelle normalité, nous mesurons l’importance que les lieux extérieurs ont pris dans notre vie. Ce parc, cette rue que nous empruntons pour aller chercher un café simplement pour sortir de la maison. Nous voulons profiter de notre environnement : il favorise les relations ; il nous fait participer à la vie de nos communautés. Le passé des statues a été scruté, beaucoup ont été retirées de leur piédestal et devront être remplacées. Des murales ont été réalisées pour rendre hommage, pour attirer l’attention, afin que l’on se souvienne, pour refléter notre époque et nos luttes actuelles.

Dans le futur, quel sera l’avenir de l’art public ?

 

L’extérieur joue désormais un rôle central dans notre vie quotidienne, les villes se tournent vers de nouveaux aménagements urbains. L’art public prend de nombreuses formes : murales, sculptures à grande échelle, installations. Il peut être autonome ou faire partie d’un parc de sculptures ou d’un événement ponctuel. Il peut être en l’air, perché dans un arbre, au sol sous nos pieds, debout à côté de nous et même nous inviter à entrer. Il transpire les valeur des artistes qui créent le projet, des personnes qui l’ont soutenu et qui l’ont commandé. Il reflète ce que la ville, l’espace ou l’entreprise veut exprimer sur elle-même ; qu’ils soient un lieu de créativité, qu’ils investissent dans la rétention de leurs forces créatrices, ou qu’ils s’engagent dans leurs communautés. L’art enrichit la vie. On attend généralement de l’art public qu’il soit lié au temps, qu’il reflète notre histoire et qu’il soit accessible à un public large et diversifié.

Depuis une trentaine d’années, l’art public est passé d’un mouvement de base à la culture générale ; on s’attend maintenant à ce que les projets le présentent sous une forme ou une autre. L’art, et en particulier l’art public, est de plus en plus considéré comme un élément à valeur ajoutée. Il active une ville, un lieu. De monuments et sculptures qui étaient passifs, les nouvelles installations deviennent un vecteur. Il s’agit d’une activation et d’un investissement, qui pousse plus loin leur engagement social. Un bon exemple de l’implication du public dans le processus de décision est le projet du 4ème plinthe à Trafalgar Square à Londres, au Royaume-Uni. Bien qu’un comité crée la présélection, le public est invité à voir les propositions, à faire des commentaires et à voter, en bref, à faire un pas de plus pour décider de ce qui trônera au sommet du socle laissé inutilisé pendant plus de 150 ans.

New proposals for Trafalgar Square's Fourth Plinth 2018 & 2020. In order top left to bottom right: Damián Ortega, Huma Bhabha, Michael Rakowitz, Heather Phillipson, and Raqs Media Collective.

L’art public transforme, met en valeur, rend hommage et est une tribune pour notre temps.

 

Il revitalise, valorise, donne une seconde vie et embellit le lieu – pensez à une murale sous un viaduc, elle change instantanément l’atmosphère. Le mobilier urbain surgit du jour au lendemain. Soudain, l’espace est vivant, activé. Ces bancs, cette installation change la perception d’un lieu négligé par lequel nous passons des milliers de fois. Nous y prêtons soudainement attention. Nous voulons en faire l’expérience, nous asseoir dessus et profiter de cet endroit auquel nous ne nous attarderons pas autrement.

En collaboration avec le Partenariat du Quartier des Spectacles, le Palais des Congrès de Montréal, Hullmark de Toronto, ou MIRA au Mexique, MASSIVart s’emploie activement à rendre les destinations vivantes, festives et édifiantes en y insufflant de l’art et du design, en contribuant à améliorer le paysage visuel ainsi que l’atmosphère de l’espace. Il transforme notre façon de faire l’expérience des lieux, change notre façon d’interagir, nous donne un répit et réduit la monotonie. Si son impact quantitatif est plus difficile à mesurer, son impact qualitatif s’avère fiable. L’art public attire l’attention, le regard, vous incite à lever les yeux de votre téléphone, à vous engager et suscite la conversation.

Commander une oeuvre d’art a une mission ; il s’agit d’une plateforme pour susciter l’intérêt, et une direction que les entreprises privées et les villes prendront de plus en plus.

 

Il s’agit d’un dialogue sur le tissu social de nos villes. Les effets gratifiants sont nombreux. Sur le plan humain : une population plus heureuse, des trajets moins stressants, des avantages en matière de santé mentale, un taux de criminalité plus faible. D’un point de vue économique, elle crée des emplois pour les artistes et plus encore – quelqu’un doit concevoir, construire, installer et s’occuper de ces projets. Elle nécessite des matériaux qui sont plus que souvent d’origine locale. Elle favorise également le tourisme – pensons à Prada Marfa à Marfa et à la façon dont Marfa est devenue une destination depuis que Donald Judd a décidé d’y créer de grandes installations permanentes. Elle crée un buzz, rend la ville vivante, favorise son avantage concurrentiel, vit de sa pensée novatrice – ses signes vitaux sont forts.

MARFA

 

À mesure que nous verrons plus de vitrines vacantes, certains verront des espaces vides, tandis que nous voyons des opportunités.

 

C’est une occasion que les propriétaires d’immeubles et les développeurs immobiliers devraient saisir. Cela fait partie de notre mission à MASSIVart de travailler avec les villes, les promoteurs immobiliers et les développeurs pour augmenter la présence de l’art dans leurs projets afin de leur insuffler un facteur différentiel. Leur projets ont un fort impact sur la façon dont nous naviguons dans nos villes. Avec le mouvement actuel pour les achats locaux, il est temps de repenser l’offre et de pousser plus loin le divertissement, l’aspect humain et le bien-être dans les infrastructures dont ces projets font partie. Il s’agit de repousser les limites et pour les entreprises de promouvoir leurs valeurs grâce à la valorisation des espaces publics polyvalents qui ont un impact direct sur les gens qui les fréquentent. MASSIVart met au service de ses partenaires des idées concrètes grâce à ses années d’expérience dans la conception de destinations attrayantes, produisant des espaces stimulants et engageants.

Chromatic Paris - Dominique Pétrin - Public Art

L’art public peut également transformer et réactiver des bâtiments anciens, dissimuler des erreurs de conception et limiter les aspects stériles des rues ou des bâtiments. Une murale peut empêcher les graffitis de se répandre, et le vandalisme de diminuer. Une nouvelle installation contribue à favoriser les conversations, à engager le dialogue avec les locaux tout comme avec les visiteurs.

Cela nous amène à penser à des programmes comme le Federal Art Project qui s’est déroulé de 1935 à 1943 et qui faisait partie de la “Nouvelle Donne” (New Deal) après la Grande Récession. Au cœur de ce projet se trouvent des objectifs concrets : remonter le moral de la population, créer des emplois et réduire la criminalité. À une époque comme la nôtre, où nous avons plus que jamais besoin de passer d’une expérience générique à des expériences uniques qui se démarquent, où des histoires nouvelles sont nécessaires, l’idée de créer un programme ou d’investir des fonds pour inspirer les gens, pour donner un but à certains tout en enrichissant notre vie quotidienne semble être la voie à suivre.

La vision de MASSIVart s’aligne sur cette pensée ; nous croyons fermement à la création d’expériences artistiques mémorables que les communautés voudront vivre, revisiter et partager. Nous sommes fiers de soutenir et d’offrir de nouvelles possibilités aux artistes, ainsi que de travailler avec de multiples communautés et partenaires dans notre objectif commun de favoriser un écosystème culturel local profondément enraciné dans la création d’expériences pertinentes délivrées de manière inattendue.

Nous pouvons nous attendre à voir l’art public prospérer, car les villes se repensent pour des rassemblements plus petits, s’intéressent et s’impliquent auprès de leurs communautés. Il deviendra un moyen d’attirer les visiteurs régionaux et de développer leurs activités en plein air, nous savons que ce virus est là pour rester. Cet été nous révèle le pouvoir de nous unir pour défendre ce en quoi nous croyons et de plaider pour les changements que nous voulons voir dans nos communautés.

Contribuons tous à apporter plus d’art public créé par une diversité d’artistes, avec une vision créative forte, développant une expérience centrée sur l’humain, qui a une âme et une personnalité vibrante à laquelle nous pouvons tous nous identifier. L’avenir de l’art public réside dans sa valeur.

 
 
 

Photo 1 : Exposition Toiletpaper – Galerie Blanc, Montréal par Chromatic, MASSIVart, Le Village / © JF Savaria
Photo 2 : Oscillations, The Urban Conga – à Montréal par le Partenariat du Quartier des Spectacles et MASSIVart / © Eva Blue
Photo 3 : Nouvelles propositions pour le Trafalgar Square Fourth Plinth 2018 & 2020. Dans l’ordre, de haut en bas à gauche : Damián Ortega, Huma Bhabha, Michael Rakowitz, Heather Phillipson, and Raqs Media Collective.
Photo 4 : Gauche – Prada MARFA, et installation par Elmgreen & Dragset en collaboration avec Art Production Fund & Ballroom Marfa, droite – Donald Judd, 15 untitled works in concrete, 1980-1984. Collection permanente, the Chinati Foundation, Marfa, Texas / © Evlyne Laurin
Photo 5 : Dominique Pétrin, Chromatic – Cité de la Mode, Paris par MASSIVart
Photo 6 : Judith Portier, Ça va bien aller ! – à Montréal par le Partenariat du Quartier des Spectacles et MASSIVart / © Eva Blue
À quelle vitesse le secteur du retail pourra-t-il s’adapter aux défis de la nouvelle normalité ? | MASSIVart

À quelle vitesse le secteur du retail pourra-t-il s'adapter aux défis de la nouvelle normalité ?

Par Alejandro Cardoso – Directeur général mondial, MASSIVart

Le secteur du retail a dû s’adapter et évoluer rapidement pour rester à la page. Des analystes, des propriétaires, des exploitants d’espaces commerciaux ainsi que des universitaires du monde entier se réunissent – virtuellement – pour discuter de l’avenir des espaces commerciaux physiques et de la manière de relever les grands défis à venir.

 

Chez MASSIVart, nous avons récemment participé à plusieurs forums et tenu des discussions avec nos clients du secteur de l’immobilier et du retail. Voici quelques réflexions que nous avons et que nous voyons émerger dans l’industrie.

Le COVID-19 a déjà obligé les centres commerciaux et les magasins à mettre en place des mesures sanitaires. Ces derniers resteront avec nous pendant un certain temps, et il vaut mieux s’habituer à porter des masques, à devoir prendre sa température et à désinfecter ses chaussures pour pouvoir entrer dans les magasins.

 

Le défi consiste maintenant à savoir comment rendre l’expérience moins stressante et plus agréable, compte tenu de ce protocole parfois inconfortable.

 

Il est peut-être temps de repenser le fonctionnement des centres commerciaux – comment les réaménager pour les adapter au mode de vie actuel. Par exemple, inclure des espaces verts, des environnements sécurisés, des zones de travail bien équipées, des zones de détente et de restauration, ainsi que tous les magasins. Nous avons aidé certains de nos clients à évoluer dans cette direction et à gagner en visibilité et en attention, ce qui se traduit par de la génération de trafic et crée une grande expérience d’achat, ce qui est le but ultime de nos services.

Lorsque nous faisons référence à l’expérience, nous entendons l’expérience sensorielle et visuelle, pas seulement la décoration ou la promotion.

 

Nous parlons de tous les facteurs qui influencent l’expérience d’achat, ce qui inclut maintenant les mesures sanitaires déjà connues. Les services en ligne, la cueillette de marchandises en magasin ou la livraison à domicile, les services en magasin, le « personal shopper », l’habillage des vitrines, l’aménagement des magasins, les promotions et les programmes culturels, comme moyens d’attirer et de satisfaire les consommateurs. Chaque point de contact, en ligne ou en magasin, compte. Chaque interaction entre le consommateur et le magasin compte, même si elle est de courte durée. Les entreprises doivent viser une expérience SANS DÉFAUT. Cela signifie sans erreur de service, avec des espaces améliorés qui donnent un sentiment de sécurité et de récompense à quiconque se promène dans les allées désormais larges du magasin.

L’expérience d’achat doit rester double : en ligne et hors ligne. Si le COVID-19 a conduit un plus grand nombre d’utilisateurs à utiliser des plateformes de commerce en ligne, l’expérience sur place ne peut être remplacée dans sa totalité. Les acheteurs veulent être servis par des vraies personnes, les voir, et non pas seulement les entendre au téléphone ou discuter en ligne. Les gens aiment aller dans les centres commerciaux parce qu’ils sont – ou devraient être – divertissants. Le processus d’achat dans un commerce physique est plaisant et, malgré les progrès technologiques, avec les testeurs virtuels et les technologies de réalité virtuelle (par exemple : Gucci, Uniqlo, Inditex, Ralph Lauren, pour n’en citer que quelques-uns) l’expérience d’achat ne sera jamais remplacée à 100% par le commerce en ligne.

Avec la tendance mondiale à la réduction de la taille des espaces de vie, les jeunes couples et les familles auront tendance à rechercher des espaces où ils se sentent libres, divertis et en sécurité. C’est là que le CENTRE COMMERCIAL entre en jeu et prend tout son sens.

Alors que dans certaines villes, le comportement des consommateurs consiste à aller au magasin et à rentrer chez eux ; dans de nombreuses autres villes – et cette tendance est à la hausse – aller au centre commercial signifie une journée entière d’activités : manger dans un bon restaurant, aller au cinéma voire dans un parc d’attractions, une virée de magasinage dans différentes boutiques ; le tout dans le même espace. Dans certains pays d’Amérique latine et aux États-Unis, aller au centre commercial est une vraie sortie en famille. Nous pensons que cette tendance pourrait bientôt être adoptée par plusieurs autres pays.

Alors, que faut-il faire lorsque le COVID-19 permettra aux consommateurs de retourner dans les centres commerciaux ? Comment attirer ces consommateurs et leur offrir une meilleure expérience ?

 

Voici quelques idées et principes de marketing à prendre en considération :

    • Si les espaces de travail permanents peuvent également subir des changements de comportement en raison de la COVID-19, la conception d’espaces de travail communs dans les centres commerciaux est un domaine à explorer.

 

    • Imaginer et concevoir de beaux rooftops est une tendance mondiale. Les centres commerciaux ont une occasion unique de réaménager les étages de leurs tours en espaces verts durables et d’attirer ainsi un public plus jeune.

 

    • Les services en ligne doivent être alignés sur l’expérience hors ligne. Aujourd’hui plus que jamais, les détaillants doivent synchroniser les deux mondes. En conséquence, divers changements et ajustements peuvent survenir :
      – Les services d’approvisionnement doivent être prêts à faire face aux stocks et à optimiser les marges.
      – Les services de livraison à domicile ou en magasin doivent être préparés.
      – Les places de parking peuvent être réutilisées et les zones de livraison peuvent également être réaménagées en espaces où les consommateurs passeront plus de temps à attendre leurs marchandises. L’embellissement de ces espaces peut offrir une meilleure expérience aux utilisateurs.
      – Dans les espaces de vente, il peut y avoir des changements structurels. Réduction potentielle du personnel de vente comme mesure de sécurité.

 

    • Par conséquent, certaines technologies pourraient prendre le relais de certaines méthodes. Il y a par exemple les dispositifs de reconnaissance vocale, les testeurs en réalité virtuelle, les écrans tactiles, la vidéo intelligente pour aider les acheteurs à trouver des idées, des promotions ou des suggestions. Alibaba essaie de développer des lentilles de réalité virtuelle pour que les consommateurs aient l’impression de marcher dans les allées du magasin alors qu’ils sont en fait assis. Tout le monde fait des expériences. En bref, la technologie, en particulier l’intelligence artificielle, deviendra un outil de plus en plus utilisé pour analyser et prédire les désirs des acheteurs, et prévoir les nouveaux comportements des consommateurs.

 

    • Créer de nouvelles sources de revenus. Pour devenir le centre d’attention, les espaces commerciaux doivent trouver des moyens innovants et divertissants d’augmenter les ventes de produits et les offres de services au sein de leurs établissements. L’un des moyens pourrait être l’utilisation d’espaces vides pour créer des expériences artistiques immersives qui non seulement attireront les acheteurs mais créeront également de nouvelles opportunités de revenus, en faisant payer l’entrée à ces expositions d’art (art numérique, nouveaux médias, installations immersives et autres).

     

    • Le secteur du retail doit s’engager dans la croisade culturelle pour soutenir les artistes et les intégrer dans leurs activités quotidiennes. Les programmes culturels n’attireront pas seulement les consommateurs et la presse, ils fourniront aussi une orientation à la communauté, créant un précieux cercle vertueux avec des bénéfices culturels et des résultats commerciaux en aidant la scène artistique et en divertissant la société.

     

    Les défis que doit relever le secteur du retail sont énormes, mais grâce à une réflexion stratégique et une créativité exceptionnelle, nous pensons, chez MASSIVart, que la vente hors ligne peut être renforcée et nous sommes là pour aider les commerçants à tirer parti de ces possibilités en s’appuyant sur des expériences améliorées grâce à l’art et à la technologie.

 
 

Photo 1 – Leandro Erlich, Le Nœud Mécanique © Gabriel de la Chapelle
Photo 2 – Chiharu Shiota, Memory of the Ocean © Gabriel de la Chapelle
Photo 4 – CYRCLE, Present Futurism: Space is Everything © Lune Rouge & LNDMRK
Alice : Curatrice le jour, artiste la nuit | MASSIVart

Alice : Curatrice le jour, artiste la nuit

Chaque mois, nous mettons en lumière un membre de notre formidable équipe ! Nous leur donnons la parole pour qu’ils puissent partager leurs passions et leurs talents uniques… Aujourd’hui, c’est le tour d’Alice !

Alice fait partie de l’équipe MASSIVart depuis 2018, d’abord en tant que directrice artistique du festival Chromatic puis maintenant comme consultante artistique et curatrice des projets de l’agence.

Élément précieux de notre équipe créative, elle est aussi une artiste inspirante. Nous avons voulu lui laisser carte blanche pour qu’elle parle de son parcours, de sa démarche artistique et lui permettre de mettre son travail en avant.

 


 

Alice Pouzet - At Home #1

Après l’obtention de ma maîtrise à l’Ecole Supérieure d’Art de Clermont Métropole, en France, j’ai initié avec 10 autres artistes et amis la création du lieu La Cabine. Ce lieu, pensé comme un atelier collectif et un espace d’exposition, m’a permis pendant deux ans d’approfondir ma pratique et d’organiser différentes expositions et événements.

Au cours de l’année 2015, j’ai participé à plusieurs expositions dont Les Enfants du Sabbat 16 au centre d’art du Creux de L’enfer à Thiers, France et S’allonger sur une ombre, à Home Alone à Clermont-Ferrand, France.

En 2018, je décide de m’installer à Montréal où j’endosse le rôle de directrice artistique pour la 10ème édition du Festival Chromatic. En parallèle, je donne ma première exposition européenne : l’exposition collective «Six Memos» qui voyagera entre l’Espagne, l’Angleterre et la Pologne en 2018-2019.

En juillet 2018, j’expose pour Art.Art en compagnie de Roxa Hy, à Montréal. Depuis 2019, je suis consultante artistique et curatrice chez MASSIVart, tout en continuant ma pratique artistique en parallèle.

Alice Pouzet - CanevasMon travail plastique s’articule autour de la notion de quotidien. Il questionne le paysage et les formes géométriques qui s’y trouvent, qu’elles soient naturelles ou produites par l’homme. Je collecte des éléments du réel et j’évide leurs formes pour ne garder que les arêtes. Les formes, une fois épurées et repensées résultent du vide / du plein. Je m’intéresse donc à la forme en elle-même et à ce qu’elle est en tant que telle.

J’aime penser des environnements qui oscillent entre sculpture et dessin et où la frontière entre les deux est mince. Débarrassés de tout attribut, j’aime donner à ces formes une dimension nouvelle.

 

Les installations qui résultent de ces recherches formelles donnent naissance à des univers silencieux où les structures se laissent contempler à la façon d’une balade dans une ville fantôme.

A la manière d’Italo Calvino qui voyage à travers les époques littéraires dans Leçons américaines : six propositions pour le prochain millénaire, je cherche à percevoir le paysage comme un voyage duquel résulte une multiplicité de formes plastiques.

A propos de la « Multiplicité » page 173 : « Gaddafi savait que « savoir, c’est insérer quelque chose dans le réel, donc cela déforme le réel ». C’est exactement ce que je veux montrer à travers mon travail. Comment percevoir le paysage, les changements qui peuvent se produire sur celui-ci, la vitesse à laquelle il évolue. L’idée qu’une image en tant que telle n’est pas « correcte ». Chercher à transcender les images de la vie quotidienne, rechercher le spécial perceptible par tous : la « visibilité ». La cohérence du paysage est donc l’idée interne que l’on s’en fait.

Pour ma part, je vois la sculpture au sens large comme un dessin dans l’espace. Une forme de légèreté qui joue avec les contingences visuelles.

Alice Pouzet - Hauteur
Dans les années 1960, le sculpteur Georges Sugarman en parlant à Fred Sandback disait « Si tu en a marre de toutes ces pièces, pourquoi ne pas tendre juste une ligne avec une pelote de ficelle, c’est tout ? ». C’est avec cet esprit minimaliste affranchi du plein et du socle que je pense la création afin d’orienter mon travail et mes recherches vers l’évidement et l’agencement de formes épurées s’organisant dans l’espace. Prélevés dans le réel, je ne conserve de ces référents formels que leurs arêtes, leurs contours, leurs squelettes.

J’observe la nomenclature du paysage, qu’il soit urbain ou naturel, son architecture et ses bâtiments pour comprendre comment il fonctionne et évolue. À travers mes recherches et mes installations, j’appréhende le paysage comme un décor flexible et décomposable à l’infini.

 

Visiter le site d’Alice.

 

Photos © Alice Pouzet

 

Gentle Monster, maîtres du retail expérientiel | MASSIVart

Gentle Monster, maîtres du retail expérientiel

À l’ère de l’économie de l’expérience, les marques cherchent à proposer plus de valeur ajoutée dans leur offre. « Attirer l’attention » est une stratégie qui revient beaucoup et qui peut être réalisée grâce à l’art du storytelling. Raconter une histoire à travers un design peut encourager les visiteurs à passer plus de temps dans une boutique et entraîner une augmentation des ventes au cours du processus de découverte qu’ils expérimentent.

Chez MASSIVart, notre plus grande inspiration pour appliquer cette approche vient de Gentle Monster. La marque de lunettes est reconnue internationalement pour ses boutiques exceptionnelles, qui sont le symbole même de l’expérience retail.

Brand & Consumer Experience - Experiential Retail - Gentle Monster - MASSIVartLa marque sud-coréenne a explosé dans le monde entier grâce à des designs d’espace expérimentaux et avant-gardistes de la plus haute qualité au sein de magasins qui vous transportent dans une autre dimension. Chacun d’entre eux a son propre thème et son propre concept reflétant la ville où il se trouve.

Et ça marche ! Depuis son lancement en 2011, Gentle Monster ne montre aucun signe de ralentissement. L’entreprise a commencé à faire des bénéfices en 2014, avec un chiffre d’affaires en hausse de près de 40 millions de dollars. En 2016, Gentle Monster a atteint 60 millions de dollars de ventes mondiales annuelles, et en 2018, la marque a atteint 200 millions de dollars.

Bien que la plupart de leurs lunettes soient achetées en ligne, les magasins ciblent spécifiquement les milléniaux en leur offrant une expérience unique, exploratoire et instagrammable grâce à une histoire créative et expérientielle qui mêle retail et art.


 

THE DUBAI MALL, DUBAI

Brand & Consumer Experience - Experiential Retail - Gentle Monster - MASSIVart

 

LONDON, UNITED KINGDOM

Brand & Consumer Experience - Experiential Retail - Gentle Monster - MASSIVart

 

SINSA, SEOUL, SOUTH KOREA

Brand & Consumer Experience - Experiential Retail - Gentle Monster - MASSIVart

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Photos © Gentle Monster
Lumière sur l’artiste : Julieta Gil | MASSIVart

Lumière sur l'artiste : Julieta Gil

Les artistes sont au cœur de la mission de MASSIVart. Nous souhaitons leur offrir encore plus de visibilité en leur donnant la parole d’une manière différente, à travers nos réseaux. Nous commençons avec la présentation d’une exposition virtuelle de l’artiste mexicaine Julieta Gil.

 

Son travail oscille entre l’espace physique et virtuel. L’informatique et les technologies évoluent rapidement au point de devenir omniprésents et influents dans notre vie quotidienne. La réalité ontologique, la réalité virtuelle et la réalité médiatisée cohabitent de manière complexe et multidimensionnelle. Dans son travail, Julieta Gil recherche les possibilités de réalités simultanées qui se forment et interagissent les unes avec les autres, créant des objets et des récits qui reflètent notre passé, notre présent et notre avenir.

 

Julieta Gil Nuestra Victoria 1

Nuestra Victoria (2020)

Projet réalisé à partir du registre des graffitis peints sur l’Ange de l’Indépendance à Mexico, réalisés lors de la marche de protestation féministe #NoMeCuidanMeViolan, en août 2019. La controverse générée par ces tags ouvre une discussion autour de la mémoire et du patrimoine. Sans chercher à les résoudre, le projet sert à susciter des échanges et veut maintenir en vie cet aspect du monument, que la société s’est approprié en le vandalisant. Julieta Gil montre comment l’ « Ange de l’indépendance » prend de nouvelles significations à l’époque actuelle. L’oeuvre permet de garder une trace de ce momentum dans la mémoire collective des citoyens, en communiquant les pulsions et les demandes du peuple. Le monument numérisé peut également servir de témoignage pour de futures recherches, car il documente et préserve les preuves des demandes de justice.

 

Julieta Gil Mapeo Colectivo

Mapeo Colectivo (2019)

est un projet parallèle en collaboration avec les artistes Livia Radwanski et Concepción Huerta. Il s’agit d’un modèle 3D du monument créé par l’assemblage de plusieurs photographies.

 

Julieta Gil - Rigid Bodies

Cuerpos Rígidos / Corps rigides (2018)

La création de cette œuvre se fonde sur l’interprétation archéologique des ornements de la façade du Palais des Beaux-Arts de Mexico. Cette commande pour Satelite, un projet de commissariat en ligne, montre certains des éléments ornementaux néo-indigénistes du palais et, grâce à la technologie de la VR, génère un nouveau dialogue avec les récits, à la fois architecturaux et muraux, que le bâtiment abrite depuis sa construction. La vidéo nous place dans un territoire futur et nous guide pour repenser le sens et la relation que nous avons avec nos monuments.

 

Julieta Gil - fragments

Fragmentos: Los Verdaderos Colores de Bellas Artes (2016)

Grâce à des méthodes de numérisation et de modélisation 3D, les oeuvres reconstituent le récit d’un style architectural. La série interroge les notions d’archéologie, non seulement comme méthode d’analyse des valeurs d’une époque, mais aussi comme moyen de les renouveler.

 

Julieta-Gil---Ornaments

Ornamentos / Ornements (2016)

Ornamentos juxtapose un espace architectonique généré par un ordinateur avec le contexte architectural actuel de Downtown L.A. L’œuvre s’inspire de Frank Lloyd Wright et de ses appropriations des ornements mayas, ainsi que du minimalisme contrasté du mouvement artistique californien appelé « Light and Space ».

 

Julieta Gil - Beach

23-3d-beach-sand-wallpaper (2015)

Représentation d’espaces parallèles qui confrontent et brisent la linéarité du temps et de l’espace, ouvrant une nouvelle dimension. Ces scènes sont des simulations d’espaces intérieurs et extérieurs. La recherche s’est faite par le biais de processus de cartographie de texture sur des programmes de modélisation 3D. Il s’agit d’un processus dans lequel une image bidimensionnelle est projetée sur une surface 3D pour ajouter de la texture à un modèle. Cette technique est utilisée pour donner des détails plus réalistes aux objets virtuels. Dans ce cas, des images 2D de paysages ont été projetées sur des surfaces 3D d’espaces intérieurs de manière récurrente, et l’image obtenue était utilisée comme une nouvelle texture. Grâce à cette récurrence, l’image finale donne lieu à une simulation abstraite.

 

→ En savoir plus sur Julieta Gil

Post-Covid, les marques peuvent-elles encore se rapprocher des consommateurs ? | MASSIVart

Post-Covid, les marques peuvent-elles encore se rapprocher des consommateurs ?

À l’heure où le retour à la nouvelle normalité se met en place, Alejandro Cardoso, PDG de MASSIVart, évoque dans cet article l’avenir du marketing et des marques.

 


Le virus est toujours là. Et il sera parmi nous pendant un certain temps. Nous vivons dans un monde rempli de crises économiques et politiques, de problèmes de santé, de millions de personnes qui immigrent, provoquant d’énormes perturbations même dans les économies solides et bien établies. En découlent racisme, populisme, conflits religieux et même quelques guerres civiles. Il est donc impératif que les entreprises, qu’elles soient petites ou moyennes, développent des plans d’affaires alternatifs et des modèles de développement de marque qui leur permettraient de survivre et, éventuellement, de se développer.

 

Auparavant, les directeur.rices marketing des organisations mondiales disposaient d’une période de temps acceptable pour l’évaluation de leur mandat et de leurs résultats. J’étais l’un d’entre eux. Eh bien, plus maintenant. Au cours des dernières années, les directeur.rices marketing et les PDG ont été remis en question au maximum afin de produire des résultats à court terme qui satisfassent les actionnaires. Cela a poussé les marques à rechercher de nouveaux modèles d’engagement B2C qui pourraient générer des résultats à court terme sans, idéalement, affecter la marque à long terme. Certains cadres supérieurs ont réussi mais beaucoup ont échoué. En conséquence, les agences de communication, les agences de publicité et les agences numériques ont été mises au défi par les annonceurs afin de s’adapter à la nouvelle réalité commerciale et marketing. Certaines agences ont réussi, d’autres ont échoué dans leur tentative d’adaptation à la nouvelle réalité.

Ainsi, alors que COVID 19 a été un enjeu majeur au cours des 6 derniers mois à l’échelle mondiale – où les gouvernements et les autorités sanitaires ont été mis à rude épreuve – la réalité est que pour les spécialistes du marketing et de la communication, la situation constitue un nouveau défi, certes moins important que les défis sanitaires, mais un défi de plus dans le monde du marketing. Alors, comment s’adapter à une nouvelle réalité où les réunions, les rencontres, ou même prendre un café ou manger avec quelqu’un, vous obligent à garder une certaine distance, alors qu’en fait l’un des grands défis des marques est de créer des expériences mémorables, durables et uniques ?

 

Comment les marques, dans ce nouveau contexte, peuvent-elles être en mesure de se rapprocher des consommateurs ?

 

Les mots clés sont : apprendre, écouter, enquêter, se rapprocher de vos consommateurs – même à distance – afin de comprendre leurs préoccupations, leurs souhaits et les différentes manières dont ils interagissent avec les marques. Qu’il s’agisse d’un produit de consommation, d’un commerce ou d’un service, le principe est le même : n’essayez pas de deviner ce qu’ils veulent, quelles sont leurs craintes et leurs attentes. Soyez sûr de vous avant d’improviser.

Pour certaines industries, le changement forcé de leur modèle et leur succès ont été le résultat de la demande des consommateurs pour leurs services. Les marques de produits de santé et de soins personnels ont vendu la quasi-totalité de leur stock. Les supermarchés ont vendu nourriture, bière et vin parce que les gens ne peuvent pas sortir au restaurant. Les services en ligne, qu’ils soient éducatifs ou de divertissement, ont obtenu des résultats exceptionnels. Mais honnêtement, ce succès vient surtout du fait que les consommateurs les forcent à satisfaire leurs besoins, et non parce que les marques font quelque chose de différent en termes de marketing. Même les produits de beauté et certaines marques de luxe se sont vendus davantage – comme il est d’usage chaque fois qu’il y a une crise.

Le monde de l’art est aussi resté actif lorsqu’il s’agissait de diffuser l’art et la culture en direct ou à la demande. Ainsi, si certaines entreprises ou industries comme le tourisme, les restaurants, les bars, les compagnies aériennes, les espaces de co-working, les concessionnaires automobiles, les petites épiceries, entre autres, ont trop souffert, d’autres ont profité de la crise. Cela a toujours été le cas.

L’expérience de marque déterminera l’avenir des marques.

 

Pour l’avenir, nous, les spécialistes du marketing, sommes maintenant obligés de développer des stratégies qui pourraient rapprocher la marque du consommateur d’une manière divertissante, attrayante et pertinente.

Afin d’écouter les publics concernés, les données sont cruciales et la façon dont vous les utilisez peut faire progresser votre entreprise ou, en fait, l’enterrer. Les données fournissent des informations qui orientent la stratégie. La stratégie mène à l’idée et l’idée est ensuite exécutée et mesurée pour recommencer le cycle. Dans ce modèle, l’idée et l’exécution sont essentielles. La manière de créer une expérience de marque qui soit pertinente, significative, unique, mémorable et qui crée le besoin pour les consommateurs de vouloir la revisiter et la partager, est cruciale.

 

Chez MASSIVart, nous pensons et nous avons montré au cours des 11 dernières années que les idées inspirées par l’art peuvent certainement changer l’expérience et l’interaction du consommateur avec la marque, qu’elle soit en ligne ou hors ligne, afin de créer une préférence, une fidélité et un soutien total pour la marque.

 

Une campagne publicitaire – même si elle est très créative – ne fera plus l’affaire. Rendre l’expérience de la marque plus tangible créera le buzz, les ventes et la croissance.

Au fil de ce retour à la nouvelle normalité, que vous vendiez un produit ou que vous soyez dans l’industrie de l’accueil, dans le développement immobilier ou dans les services financiers, les marques devront s’assurer d’être remarquées, d’attirer l’attention des consommateurs et d’être choisies par eux, car le revenu disponible peut être limité dans certains secteurs démographiques pendant un certain temps. Quel que soit l’espace commercial, le point de contact ou la destination où les consommateurs interagissent avec les marques, quelles qu’elles soient, elles doivent toutes être très bien différenciées et attrayantes pour gagner la préférence des consommateurs. Aussi étrange que cela puisse paraître, il est temps de se préparer.

Si la publicité peut influencer la façon dont les consommateurs voient les marques, il est une vérité universelle qu’aujourd’hui, les marques ont besoin de bien plus qu’une belle annonce publicitaire pour avoir un impact et attirer les consommateurs. Ce sont les expériences qui peuvent rendre la promesse de la marque tangible. Au cours de ma carrière de plusieurs années dans le monde de la publicité, j’en suis venu à la conclusion, il y a quelques années, que les marques doivent passer du message à la création d’expériences et je suis sûr que la vie avec COVID et après COVID amènera les marques et les spécialistes du marketing à réaliser qu’il s’agit d’une tendance et non d’une mode, qui peut déterminer l’avenir brillant – ou gris – de certaines marques. Il ne fait aucun doute que dans la nouvelle normalité, les marques devront trouver des moyens de se rapprocher des consommateurs, car ceux-ci seront occupés à d’autres choses.

Les idées créatives imprégnées d’art, exécutées à l’aide de merveilleuses avancées technologiques, sont à notre avis le moyen d’innover et de distinguer une marque du reste, et d’obtenir une part de ce marché de plus en plus fragmenté – peut-être affaibli – et très contesté.

 

A. Cardoso

 

GIF: Oeuvre d’art interactive de Daniel Iregui pour Desjardins
Image 1: Mapping 360 pour Chromatic
Image 2: HARA de Guillaume MARMIN & Frédéric MAROLLEAU pour VQA Ontario
Appel à artistes international | MASSIVart

Appel à artistes international

MIRA et MASSIVart invitent des artistes nationaux et internationaux à élaborer une proposition pour une œuvre d’art publique permanente qui sera située sur la place publique du dernier développement immobilier de MIRA à Mexico : Neuchâtel Cuadrante Polanco.

Un budget total de 6.000.000,00 MXN Pesos sera alloué au projet pour donner aux artistes l’opportunité de créer une installation iconique pour la ville de Mexico tout en embellissant le paysage public urbain.

L’artiste sélectionné aura démontré sa compréhension des attentes de la direction artistique de MIRA et MASSIVart et leur projet sera en cohérence avec la vision de Neuchâtel Cuadrante Polanco, soit le désir de créer une installation artistique iconique et intemporelle qui a le pouvoir d’engager la communauté.

Retrouvez toutes les informations sur ce lien.

Musées et COVID-19 : Accessibilité et Inclusion | MASSIVart

Musées et COVID-19 : Accessibilité et Inclusion

En cette Journée internationale des musées, nous avons voulu donner la parole à Jessica, directrice de production et associée chez MASSIVart, qui est notre précieuse experte dans tout ce qui a trait aux musées. Titulaire d’une maîtrise en patrimoine et musées, d’une autre en culture et développement et d’un diplôme en histoire de l’art et archéologie, Jessica a quelques réflexions intéressantes à vous partager sur la situation particulière que vivent actuellement les musées.


 

Musées et COVID-19 : Accessibilité et Inclusion

Museums and COVID-19 / Photo by cottonbro from Pexels

 

Les musées, cruciaux pour la démocratie culturelle, sont la pointe d’iceberg d’un système culturel et économique complexe. Ils ont un rôle primordial dans le développement économique local et autour d’eux gravitent de nombreux acteurs : des artistes, des publics, des travailleurs indépendants ou non, des compagnies créatives, etc.

Au coeur de leurs missions sociales, éducatives et culturelles et pour faire face aux défis de l’inclusion et de la diversité, les musées ont déjà mis en place de nombreuses initiatives : projets communautaires, expositions itinérantes, activités éducatives pour tous les âges, visites adaptées aux personnes en situation de handicap, etc. Mais malgré l’ambition de vouloir s’adresser à tous, il reste du chemin à faire pour proposer une offre qui puisse parler à toutes les communautés concernées.

Les musées doivent être flexibles face à une société en constante évolution. À qui s’adresse notre offre muséale ? Qui décide de l’intérêt de celle-ci et de la manière de la présenter ? Sur quels critères ces décisions sont-elles prises ? Ce sont autant de questions que soulève le thème de l’accessibilité et de l’inclusion.

Des questions d’autant plus pertinentes dans un contexte de pandémie mondiale sans précédent, où l’on a vu l’ensemble des musées fermer leurs portes. En cette période de confinement, l’offre digitale est maintenant devenue la seule offre des musées, qui ont mis à profit les outils qu’ils avaient pour continuer à rendre accessibles leurs services aux visiteurs. En quelques clics les publics ont accès à : des applications mobiles, sites internet, réseaux sociaux ou encore expositions virtuelles. On a pu voir d’ailleurs une augmentation remarquable de près de 200% de la fréquentation des sites internets des musées depuis le début de l’épidémie, qui ont ainsi garanti avec succès une continuité de leur offre muséale.

Une fois ce constat effectué, post COVID-19, les musées vont sûrement devoir être encore plus créatifs, car la seule offre digitale n’est pas suffisante et les visiteurs ont besoin de différentes manières d’expérimenter et d’être en contact avec les arts et la culture. Si ces dernières années, l’expérience du visiteur était centrée sur la participation, l’interaction ou encore la sollicitation multisensorielle, on peut aisément imaginer que pendant un certain temps, les publics aient des réticences ou peurs à se déplacer au musée : écrans tactiles, foules, casques de réalité virtuelle, casques audios, espaces clos.

Il est donc juste d’imaginer qu’il faudra repenser les services offerts par les musées ainsi que les moyens muséographiques de partage de savoirs et de patrimoines. Une manière différente de plonger les visiteurs au coeur d’une expérience, de susciter leur engagement, tout en s’adaptant à de nouvelles normes comportementales.

Quitte à avoir une réflexion sur les nouvelles stratégies à mener et les moyens créatifs à mettre en place, il m’apparaît pertinent d’inclure dans cette discussion l’ensemble des communautés et acteurs concernés. D’un travail de co-construction et d’écoute pourra peut être naître une nouvelle génération de musées, combinant innovation culturelle, développement économique local et inclusion sociale, qui continueront de supporter, comme ils le font déjà, un écosystème indispensable.

À propos de Jessica Drevet
Jessica dirige le département de production de MASSIVart et pilote chaque année plus de 40 projets de grande envergure. Elle possède plus de 7 années d’expérience dans le management et la production d’événements. Son expérience du milieu événementiel et sa rigueur lui permettent de diriger habilement des projets au niveau logistique et technique, sans jamais négliger la qualité et les aspects esthétiques. Au cours des dernières années, Jessica a pris en charge des projets de haut calibre et de qualité exceptionnelle à travers le monde, en Chine, au Mexique, aux États-Unis et bien sûr au Canada.
Comment les artistes peuvent-ils changer notre façon de bouger ? | MASSIVart

Comment les artistes peuvent-ils changer notre façon de bouger ?

Les municipalités, les commerces, les promoteurs immobiliers, les musées et tous les autres lieux ouverts au public doivent réinventer la façon dont les gens se déplacent dans leurs rues et bâtiments.

Pour cela, ils doivent d’ores et déjà faire preuve d’inventivité pour diffuser leurs messages tout en étant attentifs à ce dont les gens ont le plus besoin en ce moment : retrouver un peu d’émerveillement dans leur vie quotidienne pour se sentir mieux. C’est là que les artistes peuvent intervenir.

Tout en se concentrant sur les mesures de distanciation physique actuelles, la signalisation peut être utile mais aussi belle.

Pour vous inspirer, voici quelques artistes experts en interventions au sol et sur les murs.

Trevor Wheatley Signage DesignTrevor Wheatley & Cosmo Dean (à gauche)
Les artistes Trevor Wheatley & Cosmo Dean, basés à Toronto, travaillent en collaboration pour produire des signalétiques de grande échelle et des installations d’art typographique. Ils ont produit des œuvres pour des entreprises telles que Nike, Stussy, Topshop, Converse et OVO. Le travail et la précision des œuvres de Dean et Wheatley peuvent être facilement vus et admirés. Du concept à l’exécution, il n’est pas surprenant que les deux hommes soient sollicités par des géants du monde des affaires pour des commandes, car leurs créations laissent une empreinte durable dans l’esprit de ceux qui les voient.

RoadsworthSuperkilen / Topotek 1 + BIG Architects + Superflex (en couverture)
Ses peintures au sol, ses peintures murales et ses installations ont été commandées dans toute l’Amérique du Nord, mais aussi en Amérique du Sud, en Europe et en Asie. Il a présenté son travail avec la LAF, le Cirque du Soleil, le Tour de France et le Banksy’s Can’s Festival, pour n’en citer que quelques-uns. Son approche unique, qui allie l’art et le militantisme, se manifeste dans ses collaborations avec des organisations telles que Greenpeace et Amnesty International. Sa marque reconnaissable d’art de rue a été présentée et discutée dans de nombreuses publications de premier plan sur l’art de rue au cours des deux dernières décennies.

 

SUPERFLEX (ci-dessus, à droite)
Fondé en 1993 par Jakob Fenger, Bjørnstjerne Christiansen et Rasmus Nielsen, SUPERFLEX remet en question le rôle de l’artiste dans la société contemporaine et explore la nature de la mondialisation et des systèmes de pouvoir par le biais d’une pratique diverse et complexe. SUPERFLEX décrit ses œuvres comme des outils – suggérant ainsi de multiples domaines d’application et d’utilisation.

 

Gummy Gue - Orbital - Floor artistic intervention

Gummy Gue (ci-dessus)
Gummy Gue (Marco Mangione) est un artiste qui travaille principalement dans l’espace public. Il connaît le milieu du graffiti au début des années 2000, et étudie et expérimente les possibilités expressives qui l’amèneront à l’art urbain contemporain. Son travail est un dialogue ouvert avec l’architecture et l’environnement. Certaines de ses œuvres, comme Playground et Skatepark, ont été reconnues par des magazines et des plateformes dédiés au design et à l’architecture tels que Domus, Designboom, AD Magazine, Architectural Record et bien d’autres.

 

Michael Lin

Michael Lin (ci-dessus)
Lin orchestre des installations de peinture monumentales qui reconceptualisent et reconfigurent les espaces publics. Utilisant des motifs et des dessins empruntés aux textiles traditionnels taïwanais, ses œuvres ont été exposées dans de grandes institutions et lors de biennales internationales dans le monde entier. Ses peintures non conventionnelles invitent les visiteurs à reconsidérer leur perception habituelle de ces espaces, et à devenir une partie intégrante de l’œuvre.

 

Notre équipe d’experts est prête à vous aider à concrétiser ce type de projet pour vos rues ou vos bâtiments. Contactez-nous !

 
 

Le pouvoir de l’art pendant la crise | MASSIVart

Le pouvoir de l'art pendant la crise

Historiquement, les artistes ont toujours été à l’avant-garde des questions culturelles et sociétales, initiant les discussions et repoussant les limites des réflexions. L’art a la capacité de créer une réponse émotionnelle, de communiquer des messages, de provoquer des comportements et de créer un changement sociétal. Il a également le pouvoir d’inspirer les communautés en période d’incertitude, la pandémie actuelle COVID-19 ne fait pas exception à la règle.

Nous sommes confrontés à une période inédite qui exige de nous tous d’être résilients. Pour vous aider dans ce processus, nous n’avons pas pu nous empêcher de vous présenter diverses initiatives de la communauté artistique. Nous avons été inspirés par des artistes du monde entier qui ont relevé le défi d’aider les gens à s’évader ou transmettre des messages engageants et poignants.

Duyi Han - The Saints Wear White - COVID-19 art

L’ONU a appelé les créateurs du monde entier à les aider à arrêter la diffusion de la désinformation et à promouvoir les précautions de santé publique. La bibliothèque de créations artistiques permet d’éduquer tout en inspirant, les fichiers sources sont accessibles à tous pour en faire bon usage et diffuser encore plus largement les messages. Vous pouvez retrouver toutes les créations par ici.

Aussi, l’UNESCO a lancé le mouvement #ResiliArt qui consiste notamment en une série de débats virtuels mondiaux avec des artistes de renom, pour soutenir le monde culturel tout au long de la crise.

Au Canada, vous pouvez également “vous rendre” au Social Distancing Festival lancé par l’artiste torontois Nick Green. Le Social Distancing Festival est une communauté d’artistes en ligne rassemblée pour célébrer et présenter le travail de créateurs du monde entier qui ont été impactés par les mesures prises pour combattre le virus.

Parce que nous n’oublions pas ce que vivent les travailleurs de première ligne, nous souhaitons aussi vous montrer les œuvres de Duyi Han qui célèbrent les travailleurs de la santé par le biais d’une fresque murale dans une chapelle.

Thierry Geoffroy - Social Distancing - COVID-19 art

L’artiste Thierry Geoffroy, lui, utilise des tentes comme médium dans les lieux publics pour s’adresser à ceux qui ne peuvent pas rentrer chez eux en ces temps de confinement, parce qu’ils sont sans abri ou réfugiés.

Enfin, Til Kolare utilise ses compétences en art numérique pour dépeindre la situation actuelle. Il donne un nouveau regard sur des peintures classiques dans lesquelles les personnages prennent leurs distances par rapport aux autres, révélant la réalité de beaucoup de gens aujourd’hui qui subissent solitude et isolement.

Nous aimons voir que la créativité de la communauté artistique n’est pas confinée ! Artistes et créateurs trouveront toujours des moyens de diffuser leurs messages, et nous serons là pour les soutenir et les diffuser.

 

Image de couverture: Heads up – This Isn’t Forever
Image 1: Duyi Han – The Saints Wear White
Image 2: Thierry Geoffroy
Le Palais des congrès de Montréal et MASSIVart consolident leur collaboration | MASSIVart

Le Palais des congrès de Montréal et MASSIVart consolident leur collaboration

Le Palais des congrès de Montréal et MASSIVart conjuguent à nouveau leurs efforts en déployant Les Saisons du Palais, une série d’installations créatives qui invite les Montréalais à redécouvrir leur centre de congrès. Les premières manifestations de cette initiative originale s’inscrivent dans le mois de l’amour et une foule d’idées audacieuses se concrétiseront tout au long de l’année afin de dynamiser ce lieu rassembleur au cœur de la ville.

 

Cette initiative récurrente fait suite aux Printemps du Palais qui ont donné naissance en 2019 à une multitude de créations par des artistes et artisans locaux. Pianos publics, espaces de travail collaboratif, tables de ping-pong et bibliothèques en libre-service ne sont qu’un aperçu des nouveautés qui ont alors transformé le Palais. Afin de soutenir cette effervescence tout au long de l’année, Les Saisons voient maintenant le jour et MASSIVart a élaboré une programmation excitante, dont l’ingéniosité montréalaise sera encore une fois la vedette.

Paysage Divers - En Temps Et Lieu, Palais des congrès de Montréal / MASSIVart

“Chez MASSIVart, nous avons toujours cru au pouvoir de l’art et de la culture comme moteurs de revitalisation des espaces publics. Nous sommes donc très fiers de concrétiser la volonté du Palais des congrès de Montréal d’apporter plus de créativité dans ses murs. Cette institution emblématique est une vitrine parfaite pour les talents créatifs de la métropole, une fenêtre grande ouverte sur la culture montréalaise. En ce lieu où l’avenir de notre société est sans cesse repensé, il est important d’y faire prendre part artistes et créateurs d’ici, afin de ré-imaginer ces lieux publics qui deviennent des lieux de rencontre, d’inattendu et de surprise. Un nouvel exemple de compatibilité entre art, culture et espaces publics et commerciaux !”
– Philippe Demers, directeur créatif de MASSIVart.

Seuils de Michel de Broin au Palais des congrès de Montréal - MASSIVartL’œuvre-phare de cette programmation est sans contredit l’installation Seuils de l’artiste montréalais de renommée internationale Michel de Broin. Composée d’une succession de portes du métro de Montréal, l’œuvre forme une trajectoire que le public est invité à suivre. L’expérience évoque le phénomène de manducation opéré par le tube digestif ; l’appareillage respire et se gonfle au rythme des passages, un contraste entre la machine et le mouvement organique. L’installation requalifie la mécanique interne de dispositifs d’ouverture des anciennes voitures du métro de Montréal, qui fut inauguré pour l’Exposition universelle de 1967. Maintenant obsolètes et remplacées par des équipements plus modernes, les voitures MR-63 ont marqué l’imaginaire collectif à Montréal. Seuils offre donc un clin d’œil historique aux visiteurs du Palais en provenance des quatre coins du monde.

“Après le franc succès de la programmation déployée au printemps dernier, je suis heureux d’offrir Les Saisons du Palais à longueur d’année aux Montréalais et à nos visiteurs. Les effets positifs des œuvres sur l’ambiance qui règne dans nos espaces se sont fait sentir instantanément et cette deuxième phase imaginée par MASSIVart promet d’être tout aussi stimulante.”
– Robert Mercure, président-directeur général du Palais des congrès de Montréal

Photos
1, 3: « Seuils » – Michel de Broin
2: « Paysage divers » – En Temps et Lieu

Visitez la page projet du Palais des congrès pour en savoir plus sur ce que nous avons déjà mis en œuvre !

La sélection d’artistes de nos curators pour AGO | MASSIVart

La sélection d'artistes de nos curators pour le Musée des beaux-arts de l'Ontario

MASSIVart collabore avec le Musée des beaux-arts de l’Ontario en tant que partenaire créatif pour leur événement annuel de collecte de fonds qui aura lieu le jeudi 16 avril à Toronto !

Notre équipe de curators a eu la chance de travailler avec la célèbre galerie pour sélectionner ces 4 artistes de talent : Andrew Thomas Huang, Charline Dally, Rihab Essayh et Eli Schwanz.

 

Andrew Thomas Huang

Andrew Thomas Huang

Avec une formation en beaux-arts, effets visuels et animation, le cinéaste Andrew Thomas Huang, basé à Los Angeles, crée des mondes hybrides ancrés dans le folklore sinofuturiste, le mysticisme et le réalisme spirituel. Parmi ses collaborateurs, on trouve l’artiste islandaise Björk, entre autres Thom Yorke de Radiohead et FKA Twigs pour qui son épopée fantastique « Cellophane » est nominée aux Grammy Awards.

Charline Dally

Charline Dally

Que ce soit avec l’installation, l’art d’impression ou la performance visuelle, Charline questionne les notions d’ambivalence, d’altérité et de porosité. Son travail cherche à rendre les limites ambigües entre absence et présence, réel et virtuel, synthétique et organique.  Son travail a été présenté à Paris, Bruxelles, Toronto et Montréal.

Rihab Essayh

Rihab Essayh

Rihab est une artiste multidisciplinaire qui explore le sujet de la résolution de la détresse émotionnelle interpersonnelle et personnelle à travers une pratique basée sur la recherche. Son processus commence par un besoin de résoudre ou de comprendre un problème survenant dans sa vie personnelle afin d’avancer ou de créer un sentiment de compréhension commune.

Eli Schwanz

Eli se concentre sur l’animation dans des formes et des contextes originaux en explorant notamment les médias alternatifs, notamment l’installation, la lumière, la sculpture et la vidéo. Eli Schwanz a été profilé par Vice et a été en résidence à la CBC. Ses expositions incluent le Festival Chromatic, Gardiner Museum, Animocje Poland, Onsite Gallery, Ignite Gallery, Robert Kananaj Gallery ainsi que des commandes pour The Drake et les hôtels Four Seasons.

 

Les billets Early Bird sont en vente jusqu’au 29 février, profitez-en ici www.agomassive.ca

Nouvelle collaboration avec l’AGO | MASSIVart

Une toute nouvelle collaboration

MASSIVart s’associe au renommé Musée des beaux-arts de l’Ontario en tant que partenaire créatif pour son événement annuel de collecte de fonds AGO Massive, qui aura lieu le jeudi 16 avril à Toronto !

Notre équipe de curators a eu la chance de collaborer avec cette célèbre galerie pour sélectionner 4 artistes qui seront dévoilés très prochainement.

Lors de cette soirée exclusive seront présentées des installations artistiques immersives et des performances passionnantes. Le public pourra aussi profiter de délicieux drinks et plats !

Avec cet événement, la mission de la Art Gallery of Ontario s’aligne parfaitement avec notre leitmotiv qui est de rassembler les gens autour de l’art pour voir, expérimenter et comprendre le monde d’une nouvelle manière.

Les billets Early Birds sont en vente, allez acheter les vôtres sur www.agomassive.ca

Notre fondateur est un « révolutionnaire créatif » | MASSIVart

Notre fondateur est un "révolutionnaire créatif"

Philippe Demers, le fondateur et directeur créatif de MASSIVart, a été reconnu comme un « Révolutionnaire créatif qui a ouvert la voie à un changement positif » par CODAworx cette semaine !

MASSIVart a été inclus dans leur liste des 25 leaders qui ont pris position à travers leurs créations artistiques et les espaces qu’ils transforment.

« Representing a new breed of producers and curators, Philippe Demers, Founding Partner and CEO of MASSIVart, runs an international art consultancy agency in Montreal, Toronto, Mexico City, Shanghai, Paris, Dubai and Los Angeles. Working at the intersection of art and commerce, he collaborates with emerging and established artists, architects, developers, designers and other creatives on architectural design, original works of art, and art-driven cultural programs. His passionate support of innovative art programs have brought MASSIVart a who’s who of high-profile clients. »

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La créativité de Burning Man dans les rues de Shanghai | MASSIVart

La créativité de Burning Man dans les rues de Shanghai

Dans le cadre d’un festival d’art public au centre commercial Ruihong xintiandi Hall of the Moon à Shanghai, nous avons travaillé avec Beijing Modernsky Culture sur un projet d’installation artistique multimédia. Nous avons collaboré avec l’artiste Christopher Schardt et l’agence Building180 pour produire cette installation immersive de grande envergure.

Constellation est une voûte en forme d’étoile de 5 400 modules LED. La structure qui pèse 2000 kg et mesure 26′ de diamètre est exposée du 26 novembre au 5 janvier 2020.

En 1998, la première expérience de Christopher Schardt au Burning Man l’a inspiré à appliquer ses compétences en informatique à l’art, depuis il a participé à l’événement en y a apportant un projet artistique majeur presque chaque année. Maintenant largement connu pour ses sculptures LED, il est également l’auteur de LED Lab, une application utilisée par des milliers d’artistes.

Une entrée remarquée sur la scène artistique japonaise | MASSIVart

Une entrée remarquée sur la scène artistique japonaise

MASSIVart travaille en partenariat avec Chromatic et UltraSuperNew Gallery ainsi que FRAMED et MUTEK.JP pour produire une exposition numérique de vidéos de l’artiste canadienne Sabrina Ratté et de l’artiste japonais Yoshi Sodeoka. L’exposition aura lieu du 1er au 12 décembre 2019 à la galerie UltraSuperNew à Tokyo.

En savoir plus sur l’exposition

Exhibition - Tokyo - by MASSIVart

Artwork: Yoshi Sodeoka – Sprindrifer

Rencontrez le nouveau CEO de MASSIVart! | MASSIVart

Rencontrez le nouveau PDG de MASSIVart!

Alejandro Cardoso, ancien président de Publicis Amérique latine, a été nominé à titre de CEO de l’agence et associé directeur de MASSIVart Amérique latine. Après 25 ans de carrière, Cardoso qui est considéré comme l’une des personnalités les plus influentes de la publicité en Amérique du sud, a quitté son poste en juin dernier pour rejoindre l’équipe de MASSIVart et superviser les opérations mondiales de l’entreprise. Lire le communiqué de presse.


Alejandro, vous avez tenu plusieurs postes de direction au Mexique et dans le monde, incluant : Yahoo, Aeromexico, TBWA, JWT et au cours de la dernière décennie, vous étiez directeur général de Publicis Groupe pour l’Amérique latine. Pouvez-vous nous parler de votre cheminement professionnel ?
Bien sûr. J’ai commencé ma carrière comme acteur. Principalement au théâtre. Pour subvenir à mes besoins, j’ai combiné le théâtre avec un emploi rémunéré. J’ai trouvé une occasion pour travailler dans l’industrie hôtelière, où j’ai pu évoluer de garçon d’hôtel à directeur du marketing. Ce fut un cheminement incroyable. J’ai mis fin à ma carrière d’acteur et j’ai décidé de faire partie du monde de la publicité et du marketing. J’ai quitté mon poste de directeur du marketing et je me suis réorienté vers l’industrie de la publicité, où j’ai travaillé pour TBWA, Leo Burnett et JWT. Je suis ensuite retourné comme un client à titre de vice-président principal des ventes et du marketing pour Aeromexico, ensuite directeur régional du marketing pour Citibank et directeur général pour Yahoo. Récemment, j’étais basé à Paris pour Publicis Groupe, où j’ai tenu divers rôles régionaux, mon dernier étant à titre de directeur général pour Publicis Groupe en Amérique latine, où j’ai dirigé toutes les opérations créatives, numériques, technologiques et médiatiques.

Pourquoi avez-vous décidé de vous joindre à MASSIVart ?
Un travail créatif de classe mondiale, une équipe incroyable, une proposition de valeur différenciée et pertinente et un potentiel commercial énorme à Mexico et partout en Amérique latine. J’adore l’art et le marketing. Ce partenariat rassemble mes deux passions.

Avec votre arrivée, MASSIVart prend un nouveau virage avec l’ouverture d’un nouveau bureau, le premier en Amérique latine. À quoi pouvons-nous nous attendre de MASSIVart Mexico au cours des prochains mois ?
Je vise uniquement à produire du travail spectaculaire. Du travail qui rendra nos concurrents jaloux, qui fera saliver nos clients potentiels, qui satisfera grandement nos clients et qui fera louanger la presse. Ceci entraînera une croissance pour MASSIVart inc. et MASSIVart Mexico. Je crois que Mexico sera la première étape de l’expansion de MASSIVart en Amérique latine. Dans les années à venir, notre ambition est de voir MASSIVart dans les marchés les plus importants de la région, en incorporant et en dirigeant de nouvelles tendances dans les industries de l’immobilier, de l’art public, de la conception de musées et du marketing.

Comment l’offre de MASSIVart s’insère-t-elle dans la scène culturelle et artistique du Mexique et existe-t-il un besoin pour cette offre ?
C’est une union parfaite. Le Mexique est fier de son héritage culturel et artistique. Le Mexique a été et demeure toujours un pays d’influence lorsqu’il est question de l’art et ses nombreuses expressions, que ce soit de l’art contemporain, la littérature, l’architecture, la musique, le cinéma, la gastronomie et même les arts et les artisanats traditionnels de rue. L’art est partout. MASSIVart fusionnera le fort héritage culturel du Mexique avec une proposition de valeur axée sur le marketing qui combine le meilleur du Mexique avec le meilleur de MASSIVart inc. C’est une proposition où tout le monde est gagnant.

Pourquoi avez-vous choisi de travailler dans le domaine de l’art et de la culture ?
C’est dans mon ADN. Comme je l’ai mentionné précédemment, j’ai commencé ma carrière en tant qu’acteur. La culture et l’art ont toujours été autour de moi et ont toujours été mes grandes passions. Mon père a été un acteur pendant un certain temps à ses débuts, pour ensuite devenir une personne d’influence dans le marché de la publicité. Mon épouse est une artiste sublime. La plupart des membres de ma famille, y compris ma fille, ont un parcours dans l’industrie de la création. Cela fait donc partie de mon ADN, j’imagine, et cela occupe une partie importante dans ma vie. Maintenant, grâce à MASSIVart, je peux combiner ma passion pour l’art et la culture avec ma vaste expérience professionnelle.

Quel type d’art vous touche le plus ?
C’est un choix difficile. Je suis ouvert à tout. Je crois que mon esprit est le plus époustouflé par l’art contemporain. Les arts visuels et les sculptures/installations artistiques innovantes captent mon attention. Par contre, j’adore la cinématographie, le théâtre, la danse, la littérature, la photographie et la musique. Je suis un grand admirateur d’architecture osée et innovatrice. Je m’exprime également par la cuisine, que je considère également comme une expression artistique. L’art et la culture sont des moyens « cool » pour rester en vie et connectés.

Nous avons remporté un prix du magazine Applied Arts 🍾 | MASSIVart

Nous avons remporté un prix du magazine Applied Arts 🍾

Depuis 1992, les prix du magazine Applied Arts sont une norme d’excellence créative reconnue à l’échelle internationale. C’est le seul concours canadien qui reconnaît le travail des professionnels et des étudiants dans le domaine des communications visuelles, qu’il s’agisse de créateurs d’images, de publicitaires, de gourous du marketing ou de concepteurs graphiques.

Nous avons remporté un prix avec Iregular, Ædifica & iGotcha Media dans la catégorie Design d’environnement, pour le projet « RIVER ». Cette œuvre d’art a été commandée par Desjardins pour occuper en permanence leur succursale au centre-ville de Montréal. « RIVER » est une sculpture de 11 mètres de lumières LED, l’oeuvre se métamorphose en fonction de la saison, du jour de la semaine, du bruit ambiant et du trafic dans la succursale.

En savoir plus sur le projet

Rencontre avec Maxim, notre nouveau directeur financier ! | MASSIVart

Rencontre avec Maxim, notre nouveau directeur financier !

Nous avons posé quelques questions à Maxim Céré-Marcoux, le nouveau Directeur financier de MASSIVart.

1. Parle-nous un peu de ton parcours et de tes expériences professionnelles
Je suis né à Montréal et j’ai étudié la comptabilité à l’Université Concordia où j’ai obtenu mon titre de CPA avant de partir travailler à San Francisco pour quelques années. Depuis six ans maintenant, je travaille en tant que conseiller en finances et comptabilité pour des entreprises de toutes tailles, opérant dans différents secteurs et présentant des opportunités et des objectifs divers. Lorsque j’étais étudiant, le fait d’avoir travaillé dans une galerie d’art a suscité chez moi un intérêt profond pour le milieu artistique, que peu de personnes avec mon parcours ont la chance d’avoir.

2. Qu’est ce qui t’a attiré chez MASSIVart ?
L’énergie magnétique, le dévouement de ses associés et la capacité de l’agence à positionner de manière unique son offre de services en agissant comme levier pour l’art local et international, ainsi que son désir incessant de croître sans perdre son originalité.

3. Que vas-tu apporter à MASSIVart ?
Je vais apporter un ensemble de compétences dans les domaines financier et comptable en plus d’un fort intérêt et une certaine fascination pour l’art qui, je l’espère, me permettront d’aider MASSIVart à se positionner de manière remarquable pour être en mesure de saisir avec succès les opportunités qui se présentent.

4. Comment l’offre de MASSIVart s’intègre t-elle dans la scène artistique et culturelle mondiale et en quoi est-elle nécessaire ?
MASSIVart, désireux de rester unique et de se différencier, fournit toujours des services qui dépassent sans aucun doute les attentes de ses clients et contribuent à l’intégration de l’art dans notre vie quotidienne. MASSIVart joue également un rôle clé au sein de la communauté artistique en étant assidu et attentif dans la juxtaposition des messages des différents éléments du processus créatif des artistes et ce, dans le but de renforcer leur visibilité.

5. Quel serait ton projet et/ou client rêvé ?
Je suis particulièrement heureux de rejoindre MASSIVart à un moment où tant d’opportunités de croissance et de diversification se présentent et j’espère aider en apportant de nouvelles perspectives ainsi qu’un ensemble de compétences qui, espérons-le, aideront dans l’évaluation des décisions stratégiques à prendre.

6. Pourquoi as-tu choisi de travailler dans les domaines de l’art et la culture ?
Depuis un certain temps déjà, j’avais l’intention de travailler dans les domaines artistique et culturel. Mon intérêt pour ces domaines-là vient peut-être de mon manque personnel d’énergie créatrice artistique. Même en tant que directeur financier, je sens qu’à ma manière je vais contribuer à promouvoir une communauté d’esprits créatifs par d’autres moyens que la création artistique en tant que telle.

7. Quel genre d’art te parle le plus ?
Peu importe la forme qu’il prend, l’art joue un rôle crucial dans la formation de l’opinion publique et dans l’initiation de changements culturels. Là où l’art me parle le plus c’est lorsqu’il touche les gens au moment où ils sont les plus ouverts, c’est là où un problème de société peut être exposé et va attirer l’attention.

8. Qu’attends-tu le plus dans l’avenir de l’art ?
Je pense que l’art est la contribution la plus unique de l’humanité et qu’il s’agira du concept le plus difficile à décrypter et à comprendre pour l’intelligence artificielle. Si elle est capable de copier certaines oeuvres et/ou artistes et peut-être même de comprendre l’art en centralisant les analyses d’experts en la matière, elle ne pourra jamais vraiment innover et créer sans l’ingéniosité de l’esprit humain. Je suis particulièrement excité par le rôle que l’art va jouer sur l’intelligence artificielle.

Des différences, on n’en comptera jamais assez | MASSIVart

Des différences, on n'en comptera jamais assez

MASSIVart est à la recherche d’artistes, de créateur.rice.s et de professionnel.le.s oeuvrant dans le secteur du numérique qui sont issu.e.s de la diversité culturelle. Nous travaillons présentement à développer un répertoire qui serve à soutenir des pratiques organisationnelles plus inclusives. Ce répertoire vise à offrir une visibilité et une plateforme aux professionnel.le.s du secteur du numérique issu.e.s des minorités visibles* afin qu’ils et elles puissent être contacté.e.s pour de potentiels projets et offres d’emploi qui correspondent à leur expertise.

Nous lançons donc un appel dans les communautés et réseaux de la diversité et du numérique afin de recueillir les profils intéressés à se joindre à ce répertoire. Pour ce faire, les personnes intéressées sont invitées à remplir le formulaire en ligne ici.

Secteurs du numérique ciblés : Médias interactifs, Arts numériques, Jeux vidéos, Photographies, Arts visuels, Design, Musique, Baladodiffusion, Enregistrement sonore, Animation, Cinéma, Télévision

 

 

*Les minorités visibles correspondent à la définition que l’on trouve dans la Loi sur l’équité en matière d’emploi. Il s’agit de personnes, autres que les Autochtones, qui ne sont pas de race blanche ou qui n’ont pas la peau blanche. Il s’agit de Chinois, de Sud-Asiatiques, de Noirs, de Philippins, de Latino-Américains, d’Asiatiques du Sud-Est, d’Arabes, d’Asiatiques occidentaux, de Japonais, de Coréens et d’autres minorités visibles et de minorités visibles multiples. (Source: Statistiques Canada)

Bed-In For Peace | MASSIVart

Bed-In For Peace

 

Cette année marque le 50ème anniversaire de l’emblématique “Bed-in for peace” de John Lennon et Yoko Ono organisé pour promouvoir la paix à l’hôtel Le Fairmont Le Reine Elizabeth à Montréal.

MASSIVart a collaboré avec le prestigieux hôtel Le Fairmont Le Reine Elizabeth et Sid Lee Architecture afin de créer un concept expérientiel pour la célèbre Suite 1742 où s’est tenu l’événement en 1969.

Dans cette chambre, le couple est resté au lit pendant une semaine, recevant des invités et des journalistes pour des interviews. La chanson ‘’Give Peace A Chance’’ fut d’ailleurs enregistrée lors de leur dernier jour, alors qu’ils étaient toujours au lit.

Notre équipe a ainsi élaboré et produit une expérience immersive qui ravive le passé et met en valeur son héritage. Ce concept de design d’expérience a été si bien accueilli que l’hôtel vend maintenant la chambre comme une expérience exclusive aux fans / amateurs, à la presse et aux invités spéciaux. En préservant le moment historique dans la chambre, nous avons recherché, sélectionné, conçu et produit divers éléments pour une expérience participative et immersive. Nous avons développé des installations multimédias, un film en réalité virtuelle, trois appareils interactifs, des oeuvres sur-mesure et un cabinet d’archives interactif contenant des photos, des vidéos et d’autres objets de cet héritage historique pour un voyage dans le temps envoûtant.

Nous sommes  ravis d’avoir pu magnifier cet espace historique en utilisant l’art et la culture afin de bonifier le message de paix de Yoko et John qui résonne tout aussi bien aujourd’hui qu’en 1969.

Palais des congrès de Montréal | MASSIVart

Palais des congrès de Montréal

Notre équipe a toujours cru au pouvoir de l’art pour transformer des espaces et cette histoire montre qu’il peut aussi changer des vies.

Kian Nojoumian, un talentueux pianiste de 16 ans ayant immigré au Canada dernièrement sans son piano a trouvé son bonheur avec les pianos publics que nous avons récemment installés au Palais des congrès de Montréal. Il a attiré l’oreille des passants en jouant ses propres compositions dans l’espace public. Maddy Samaddar, une new-yorkaise en visite à Montréal, fut si émue par le talent exceptionnel de Kian qu’elle souhaita connaître son histoire et la partagea sur Facebook. Sa publication a capté l’attention de Jason Howland, compositeur émérite, scénariste, chef d’orchestre, directeur musical et producteur gagnant d’un Grammy Award, qui a offert à Kian un nouveau piano pour qu’il puisse jouer chez lui. Jason lui a demandé de continuer à jouer au Palais s’il le pouvait afin de transmettre de la joie aux visiteurs. 😍😍😍😍

Nous sommes si fiers d’avoir participé à ce projet! Pour en savoir plus sur cette histoire :

https://bit.ly/2EvQaBc

Piano peint par Cyndie Belhumeur

L’expertise MASSIVart sur le comité de sélection du Global Art Grants de Burning Man | MASSIVart

L’expertise montréalaise sur le comité de sélection du Global Art Grants de Burning Man

Philippe Demers, directeur général et cofondateur de MASSIVart, a été nommé pour siéger au comité du Global Art Grants du célèbre festival Burning Man. 

Ce programme de financement vise à encourager les projets artistiques, pendant ou hors festival, qui sont orientés vers le public, qui possèdent un aspect interactif et qui, surtout, mettent de l’avant l’implication de la communauté dans leur développement et dans leur présentation. Le Global Art Grants, qui peut offrir jusqu’à 10 000 $ (US) par projet, a octroyé plus de 750 000 $ en bourse depuis sa création, supportant ainsi plus de 160 projets dans 25 pays différents.

Le comité de sélection, composé de neuf membres, se veut représentatif d’un large éventail de points de vue afin d’arriver aux meilleures décisions collectives possibles. Ainsi, les membres proviennent de divers milieux et possèdent une variété d’expériences. Avoir un acteur culturel montréalais sur le comité de sélection d’un projet de cette envergure est certainement bénéfique au rayonnement de la ville et de l’expertise d’ici.

Actif dans le milieu des arts et de la culture depuis plus de dix ans, Philippe se réjouit à l’idée de contribuer à l’essor de ces projets artistiques de haut calibre. «Je suis très heureux de pouvoir participer à la sélection des artistes qui seront soutenus par ce programme de financement. Encourager les créateurs et les supporter dans leur démarche artistique contribuent à leur rayonnement, au développement du milieu culturel et à l’essor des arts et de leur accessibilité. De plus, ce type de projet permet des échanges internationaux et des rencontres bénéfiques aux différentes personnes impliquées.»

Fortement engagé dans la communauté culturelle montréalaise, il cumule les expériences en gestion et en production culturelle, illustrant son leadership et sa créativité tant à Montréal qu’à l’étranger. En plus de ses fonctions de direction chez MASSIVart, il a fondé le festival Chromatic, organisme à but non lucratif qui promeut l’entrepreneuriat, la créativité et l’innovation dans le milieu des arts à Montréal. Il a également siégé sur plusieurs comités, dont celui du SXSW de 2016 à 2017, en tant que commissaire et consultant en art, ainsi que sur celui de Printemps Numérique de 2013 à 2015 en tant que commissaire.